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Accueil Social, économie et politique Grèce : la faillite du libéralisme économique et de l'UE

Grèce : la faillite du libéralisme économique et de l'UE

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Le capitalisme est entré en phase terminale et ça va faire mal car, tel un mastodonte qui s'effondre sur lui-même, il écrase tout sur son passage. À deux pas de chez nous, la Grèce en est le syndrome.

Jusqu'à présent, nous nous étions habitués aux injustices du monde : tant que les miséreux crevaient loin d'ici, on nous laissait entendre que le capitalisme était un bienfait pour l'Humanité et que notre modèle occidental était le meilleur, malgré les quelques poches de chômage et de pauvreté que nous constations chez nous. Mais voici que le tiers-mondisme nous gagne ! Les privilégiés que nous fûmes (car c'est terminé, tout ça : au nom du progrès, nous devons nous aligner… vers le bas) découvrent que notre système économique, tant vanté par-delà les frontières, s'est «emballé», dévoilant ses ignobles fondements, et qu'il est devenu une menace pour nous-mêmes.

Une mutation pathogène

Avant qu'il ne devienne ce monstre dévorant que nous subissons, le capitalisme générait ses profits par la production matérielle, industrielle ou autre. Mais se contenter de prospérer au sein de l'économie réelle tout en étant obligé, hélas, de composer avec sa principale force de production — les hommes — ne lui a pas suffi. À partir des années 80, afin d'engranger toujours plus de profits et anéantir cet empêcheur de tourner en rond qu'était un salariat relativement fort, le capitalisme s'est mondialisé, financiarisé et réfugié dans la spéculation. Dans la foulée, il a réussi à imposer son nouveau mode de fonctionnement — ses «marchés», ses fonds d'investissement, ses traders et ses «agences de notation»… — à l'ensemble des acteurs de la société : entreprises, ménages et États qui, pour accéder à une profusion de «biens» de plus en plus artificiels, s'endettent massivement depuis trente ans. Parallèlement, la virtualité s'est légitimée : les bulles se créent puis explosent les unes après les autres, y compris sur des produits de première nécessité (logement, nourriture, énergie…) car l'instabilité est le moteur, sinon la norme.

Avec la complicité des politiques, le pouvoir actionnarial s'est renforcé au détriment des travailleurs et de l'emploi : ainsi, depuis trente ans, le chômage de masse, la précarisation du travail et la baisse généralisée des salaires se sont banalisés. «Vivre au dessus de ses moyens» est devenu un mode de vie incontournable. Conséquence : le surendettement, à l'origine de la crise des subprimes qui, issue de son parangon les États-Unis, a contaminé l'économie mondiale.

Mais aujourd'hui, tel un boomerang, cette énième crise a asséné un fatal coup de boutoir au bon vieux dogme de l'instabilité chronique, faisant vaciller tout l'édifice. Le déclin virtuel est devenu réel : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse et l'économie connaît une situation de déflation véritable. On peut se réjouir d'assister enfin aux prémisses de cette agonie. Ce système, qui s'est sans cesse nourri de crises et de catastrophes, tranformant le monde entier en un vaste casino afin de permettre à une minorité de rapaces d'accumuler les richesses par la dépossession d'une majorité, sombre enfin dans son propre chaos, et c'est heureux.

Mais ceux qui en tirent les rênes, qu'ils soient instigateurs ou prescripteurs, ne sont pas prêts de renoncer. Avant de mourir ce grand malade, plus tyrannique que jamais, ira jusqu'au bout dans la malfaisance et sacrifiera d'innombrables victimes innocentes. Selon certains, il faudra attendre une trentaine d'années avant qu'un nouveau modèle de société ne lui succède. D'ici là, les dégâts seront considérables. Les Grecs en sont aujourd'hui témoins. Mais demain ? N'oublions pas que la seule solution qui nous a permis de sortir de la crise de 1929 fut… la Seconde Guerre mondiale.

Une Europe bancale et asservie

Dans sa frénésie à se construire et grossir au nom de la paix en Europe, faisant miroiter à ses nouveaux membres l'opportunité de s'enrichir, l'UE a admis dans son sérail bon nombre de pays fragiles (Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Roumanie…) auxquels elle a imposé ses règles draconniennes sans même prévoir les mesures les plus élémentaires d'harmonisation économique, fiscale et sociale afin de réduire ces évidentes disparités qui, à moyen terme, s'avèrent de plus en plus intenables, ont généré du dumping et nivelé par le bas le quotidien des populations. De plus, en ce qui concerne la Grèce, victime depuis trente ans de népotisme (la république des Karamanlis-Papandréou) et de la corruption de ses élites, Bruxelles l'a laissée entrer dans l'Union en fermant les yeux sur un dossier truqué.

Outre ces aberrations, cette alliance purement douanière et monétaire n'a jamais entraîné d'union politique et populaire. Au lieu de s'imposer en tant que puissance politique capable de peser sur les enjeux mondiaux, d'insuffler une nouvelle donne, cette Europe de technocrates — les Barroso et autres Trichet — s'est contentée de s'édifier en tant que puissance économique assujettie au modèle anglo-saxon et placée sous la tutelle du sacro-saint marché, à l'encontre de l'intérêt de ses peuples qui paient de plus en plus cher sa frilosité, sa lâcheté et ses incompétences. La souveraineté des États n'existe plus : seuls les marchés — irrationnels (pour ne pas dire hystériques) et sans scrupules, mais qu'il ne faut «pas décevoir», sinon «rassurer»… — y font régner leur loi.

Les Grecs, parfaits boucs émissaires

Quand les États-Unis nous ont exporté leur crise financière, il a fallu «sauver les banques». Pour «sauver» les banques européennes, la BCE a été capable d'injecter quelque 900 milliards d'€ au taux de 1% alors que pour «sauver» la Grèce, les états européens doivent se tourner vers des investisseurs internationaux et leur emprunter 110 milliards d’€ à un taux de 3,5%, que la Grèce devra rembourser avec 5% d'intérêts. Non seulement c'est immoral, mais c'est une grave erreur.

Que fait la Banque centrale européenne, à part lutter obsessionnellement contre l'inflation (dont le maintien d'un taux de chômage constant est l'une des armes favorites depuis 25 ans) au nom de la stabilité monétaire et d'un euro fort ? Pour quel résultat ? On voit bien que cette politique, rigide et absurde, freine la croissance de la zone euro depuis des années.

Parlons maintenant de «la dette» qui, depuis l'automne 2008, explose à cause de la crise de la finance privée. Car, plutôt que de placer l'intégralité d'un secteur failli sous contrôle public, les gouvernements ont accepté de le renflouer sans contreparties. Ils se sont endettés hors de proportion afin de sauver les banques et relancer l'économie. Mais, suite à vingt années de baisse continue de la fiscalité, ceci faisant partie du dogme libéral, les recettes n'ont pas suivi. D'où le gonflement des dettes publiques.

En réalité, ceux que l'on appelle «PIGS» — pour Portugal, Ireland, Greece, Spain — ou «cochons», ces États dont les finances publiques sont actuellement contestées sur les marchés financiers et que l'on pointe d'un doigt insultant, n'ont pas des taux d'endettement aussi dramatiques que d'autres pays à qui l'on continue de dérouler le tapis rouge => LIRE ICI...
Cependant, curieusement, on n'a pas entendu les États-Unis ni le Royaume-Uni se faire traiter de «porcs», constate l'économiste Frédéric Lordon qui rappelle qu'en matière de dette, le Japon est recordman du monde (204% du PIB). Sauf que la dette japonaise est détenue à plus de 95% par les épargnants nationaux alors que celle de la Grèce (et de nombreux autres pays à la merci des marchés financiers) est détenue à 70% par des investisseurs étrangers.

Pour Frédéric Lordon, ce matraquage sur «la dette» n'a pour but que de nous conditionner à un programme sans précédent de démantèlement des États, dont la Grèce est la première à en faire ouvertement et violemment les frais. L'enchaînement rapide des événements face à cette «crise grecque» lui donne malheureusement raison...

Un sacrifice inutile

On vient de voir que l'anathème lancé sur quelques pays de l'UE au sujet de leur endettement est aussi sélectif que disproportionné. Pour escamoter cette imposture et, surtout, éviter d'accuser le principal responsable (notre système économique et financier), ses chantres nous disent que les Grecs sont des tricheurs qui «vivent au dessus de leurs moyens» (alors que c'est ce qu'on demande à tout le monde de faire depuis trois décennies !)... Lisez ce témoignage d'un Français qui vit depuis plus de cinq ans à Thessalonique : il raconte qui triche et qui profite vraiment.

On a même dit que ces fainéants de Grecs partaient à la retraite à 53 ans ! Rares sont ceux qui ont réagi à ce mensonge éhonté.

Même chose pour les 13e et 14e mois de salaire des fonctionnaires : ils ne touchent au mieux que 900 € par mois, et la plupart d'entre eux est obligé de faire un petit travail au noir pour s'en sortir, dixit le très sarkozyste Nikos Aliagas sur le plateau de Ce soit ou jamais hier sur France 3 !

Le plus tragique est que cette cure d'austérité, violente et drastique, que l'Europe libérale veut imposer au peuple grec, aura un effet contre-productif : au lieu de sortir leur pays du marasme, elle provoquera un choc récessif qui va l'enfoncer. Les Grecs doivent donc se sacrifier… pour rien. Et comme le précise Eric Heyer (OFCE) dans cette vidéo, notre système financier, qui a été sauvé par de l'argent public, est maintenant en train de s'attaquer aux États. Ce qui est non seulement inique mais totalement suicidaire. Et on peut dire que nos chefs d'États, qui ont accepté de sauver le système financier sans exigences ni garde-fous visant à les prémunir, ont tendu la main pour se faire mordre. Ils sont donc entièrement responsables de la souffrance de leurs peuples.

L'imposture est contagieuse. En France, bien que le volume de notre dette publique soit honorable par rapport à la plupart de nos voisins, l'UMP devance l'appel et annonce son propre plan de rigueur pour les trois ans à venir… afin de «ne pas finir comme la Grèce». Un comble !

Cette histoire est immonde. Il faut en finir avec le capitalisme car il est impossible à «moraliser» (comme disait Nicolas Sarkozy), ni à «domestiquer» (comme dit Arnaud Montebourg). Il faut le dépasser.

Cruel destin que celui de la Grèce, berceau culturel de l'Europe. Sa colère sera-t-elle le berceau mondial de ce nouveau modèle, plus égalitaire et redistributif, que tous les peuples appellent de leurs vœux ?
En attendant, les amis, hauts les cœurs... hauts les cœurs.

SH

Un excellent résumé en images :


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Mis à jour ( Jeudi, 30 Décembre 2010 22:51 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2010-05-06 23:24 A lire également ce dossier très complet du Monde Diplomatique :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-04-30-Crise-financiere
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0 # Yves 2010-05-07 01:41 Et pour que la Grèce retrouve son "rang" et son "honneur" dans l'économie de marché, pour qu’elle renoue avec les dogmes du libéralisme, il faut augmenter les impôts et les taxes, réduire le pouvoir d'achat de ses concitoyens… bref, tout le contraire de ce que l'on préconise ailleurs.

Cherchez l'erreur !

Ceci démontre bien l'aberration d'un système qui se dévore de l'intérieur, et dont notre brillantissime Président se voulait le chancre… pardon, le chantre.

• "Les Français ne sont pas assez endettés", déplorait-il lors de sa campagne électorale. Sous-entendu, ça bloque leur niveau de consommation, donc la croissance.

• "Nos taux d'imposition sont insupportables". Sous-entendu, il faut les réduire… et augmenter d'autant les déficits, donc l'endettement.

Ainsi de suite…

Bref, tous les prémices d’une "dégradation à la grecque" de la situation.

Et exactement le contraire du remède de cheval qu'on impose à la Grèce, qu'on imposera à l'Espagne, le Portugal, l'Irlande… et, sous peu, à la France.

Eh oui, chers ami-E-s : Pour sauver le capitalisme de 2010, il faut augmenter les impôts !

Ça, c’est une révolution.
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0 # superuser 2010-05-07 13:12 Quand la crise grecque profite aux « hedge funds »

Le peuple grec, trahi par ses dirigeants, est aussi la victime collatérale d’un pari boursier qui pourrait rapporter énormément d’argent à certains. Selon le Wall Street Journal, les dirigeants de plusieurs « hedge funds », lors d’un dîner au début du mois de février, ont fait le pari que l’euro chuterait jusqu’à atteindre la parité de un pour un face au dollar. Parmi les fonds représentés se trouvaient SAC Capital Advisors, Greenlight Capital et Soros Fund Management. Le patron de ce dernier, George Soros, a notamment mis en garde contre un « éclatement de l’euro » si l’Europe ne mettait pas ses finances en ordre. « C’est une opportunité… pour faire beaucoup d’argent », explique Hans Hufschmid, un haut dirigeant de GlobeOp Financial Services SA, un administrateur de fonds spéculatifs à Londres et à New York.

Selon le Wall Street Journal, cette spéculation sur l’euro peut se révéler très lucrative : les fonds spéculatifs bénéficient d’un effet de levier leur permettant d’investir jusqu’à 20 fois leur mise. Ce qui signifie qu’une évolution de la situation de 5% en faveur du pari financier (ici la parité euro/dollar) permet de doubler la mise de l’investisseur. Vu la chute de l’euro depuis février, les investisseurs concernés ont déjà quadruplé leur mise.

Le coupable laisser-faire de l’Europe

Les dirigeants européens ont fait le choix de laisser leurs peuples aux mains des spéculateurs. Comme l’indiquait Martine Billard (Parti de Gauche) à l’Assemblée Nationale le 4 mai, « si la BCE [Banque Centrale Européenne] avait prêté tout de suite à 1% à la Grèce, nous n’en serions pas là. L’article 123 du traité de Lisbonne permet d’intervenir en cas de circonstances qui échappent au contrôle du pays concerné. L’Eurogroupe a décidé que l’on n’était pas dans cette situation et donc que l’on ne pouvait pas utiliser cet article. Or il aurait très bien pu décider le contraire ». L’article 66 du traité de Lisbonne va également dans ce sens, évoquant des mesures de sauvegarde possibles lorsque des mouvements de capitaux « causent ou menacent de causer des difficultés graves pour le fonctionnement de l’Union économique et monétaire ».

Les membres de l’Eurogroupe, c’est-à-dire les gouvernants des pays de la zone euro, peuvent bloquer cette spéculation. Mais ils laissent faire. Ils laissent l’Espagne et le Portugal se faire chahuter. Peut-être font-ils le pari que ce chantage financier aura raison de la mobilisation sociale grecque et européenne ? Car la violence du plan d’austérité qui vise la Grèce se veut aussi un signal adressé aux autres populations européennes. Seule la population grecque, médiatiquement méprisée, semble aujourd’hui refuser de devenir de la chair à spéculation.

http://www.bastamag.net/article1025.html
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0 # superuser 2010-05-07 14:03 Grèce : l'insubmersible budget de la défense

Les milliers de manifestants de gauche qui ont parcouru les rues du centre de la capitale grecque, hier, défendaient leur salaire et leur retraite. Mais aucun slogan du style «Nos salaires, pas des militaires !» Pourtant, les mesures d’austérité - visant à économiser 30 milliards d’euros sur trois ans afin de ramener le déficit budgétaire de 14% à 3% d’ici 2014 - ont curieusement omis de tailler massivement dans l’un des plus importants budgets militaires de la planète (rapporté à la richesse du pays, bien sûr). Car, en Grèce, il est quasiment intouchable. «On ne s’en rend pas compte en Europe de l’Ouest, mais nous vivons sous la menace permanente de la Turquie», explique Filios Stangos, journaliste pour la télévision publique.

De fait, interroger les citoyens grecs sur l’armée vous vaudra, sauf au sein de la gauche radicale, des regards étonnés. Si beaucoup conviennent que la Grèce a un vrai problème avec sa pléthorique fonction publique (800.000 fonctionnaires pour 11 millions d’habitants), rares sont ceux qui sont prêts à remettre en cause la course aux armements avec la Turquie : «Tous les jours, on a droit à une provocation d’Ankara, soupire Maria, qui dirige une PME de cosmétiques. Un jour c’est un avion qui viole notre espace aérien, le lendemain c’est un bateau turc qui s’égare dans nos eaux territoriales. On ne sait pas ce que l’armée turque est capable de faire».

Rançon de cette inquiétude diffuse à l’égard de l’ancien occupant, les dépenses militaires de la Grèce (6 milliards d’euros), rapportées au PIB, restent les plus élevées de l’UE et au deuxième rang de l’Otan, après les Etats-Unis : 2,8% du PIB aujourd’hui, contre 1,7% en moyenne dans les autres pays européens de l’Alliance atlantique, même si on est désormais loin des années 80 où elles dépassaient les 5%. L’armée grecque, c’est 100.000 hommes et femmes pour l’armée de terre, 18.800 pour la marine et 26.800 pour l’armée de l’air, soit 2,9% de la population active contre 1,1% dans les autres pays de l’Otan.

Cependant, le gouvernement Papandréou a reconnu qu’une rationalisation n’était peut-être pas une mauvaise idée. Ainsi, le budget de la défense pour 2010 prévoit tout de même une diminution de 10,8% des dépenses de fonctionnement, ce qui a déjà entraîné des «mouvements sociaux» : la semaine dernière, les pilotes de l’armée de l’air, faute d’avoir le droit de grève, se sont tous déclarés malades pendant 24 heures pour protester contre les coupes dans leur salaire. Les dépenses d’armement ont, elles aussi, été revues à la baisse : - 9% en 2010. «La Grèce a différé de nombreux achats mais si elle veut rester au niveau de la Turquie, elle va devoir investir davantage dans les prochaines années», souligne un diplomate européen.

Le plus cocasse, c’est que faute d’industrie nationale, Athènes doit importer massivement (c’est même le 5e importateur mondial en matière de défense) à la plus grande joie, notamment, de la France et de… l’Allemagne. Cette dernière, si prompte à lui donner des leçons de bonne gestion, n’a pas hésité à lui vendre, en 2009, six U-Boot 124, des sous-marins dont Athènes n’est d’ailleurs pas satisfait, pour la modique somme de 2 milliards d’euros. La France est aussi sur les rangs pour placer des frégates FREMM, produites avec l’Italie, et, bien sûr, son Rafale.

Autant dire que Paris et Berlin préfèrent voir le budget de la fonction publique fondre plutôt que mettre en péril les exportations de leur industrie militaire. On comprend aussi pourquoi la Grèce est l’une des militantes les plus actives d’une défense européenne : «Le jour où on aura la certitude que les soldats allemands et français viendront mourir pour défendre nos îles face aux Turcs, alors, ce jour-là, on diminuera notre budget militaire», ironise le journaliste Filios Stangos.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/05/gr%C3%A8ce-linsubmersible-budget-de-la-d%C3%A9fense.html
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0 # Denis21 2010-05-07 17:36 Malheureusement , le capitalisme financier n'est pas encore en phase terminale.
L'ogre a dévoré les ménages américains qui s'étaient endettés, et maintenant il a encore faim et il attaque les petits états imprudents. Je ne pense pas que les spéculateurs du paradis de la finance internationale se rendront sans combattre. Cet après-midi, à l'assemblée un député parlait de punition de la Grèce par les marchés. Devons nous attendre que ces inconscients provoquent un conflit mondial, pour changer réellement ce système ?
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0 # superuser 2010-05-08 00:55 Comme rappelé dans mon article, c'est la Seconde guerre mondiale qui a mis fin à la crise de 1929.

Le nouvel ennemi de l'Occident n'est plus à l'Est, mais dans le monde Arabe. Tous les prétextes seront bons.

Ceci dit, il y a des experts qui pensent que le capitalisme est en phase terminale… depuis trente ans :
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/11/le-capitalisme-touche-a-sa-fin_1105714_1101386.html

Quant à savoir quel modèle va lui succéder… c'est une autre paire de manches.

Mais je pense, au vu des événements actuels, que son "chant du cygne" a commencé et que son agonie fera beaucoup, beaucoup de dégâts. C'est ce qu'on appelle "finir en beauté" (pardon pour mon cynisme) !
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0 # Denis21 2010-05-09 14:03 Multi-citer superuser:
(pardon pour mon cynisme) !

Cynique mais optimiste ! Car si le capitalisme n'est pas mourant, il fera plus de dégât et on n'a pas fini d'en baver ! J'aurai préféré voire maigrir
le mastodonte avant qu'il soit aussi dangereux.
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0 # Orwell 2010 2010-05-10 00:53 Mon espoir pour ceux qui subissent injustice et chômage en France: que le peuple grec se révoltera ouvertement et que cette révolte gagne tout le continent européen. La classe politique essaye en ce moment de sauver, de conserver le système actuel. Par conséquent, la pression sur les citoyens qui ne peuvent plus participer au marathon économique va s'accroitre. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # superuser 2010-05-10 17:25 L’Allemagne est la Chine de l’Europe

A lire cette démystification magistrale de la "vertu" allemande et de ses excédents :
Il n'y a pas de modèle allemand

A (re)lire => Ce n’est pas la Grèce qu’il faut exclure, c’est l’Allemagne !
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