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Accueil Social, économie et politique Emploi des seniors : vers un quota légal

Emploi des seniors : vers un quota légal

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Inspiré par la loi du 10 juillet 1987 qui oblige les entreprises de plus de 20 salariés à employer au moins 6% de travailleurs handicapés sous peine de sanctions financières, le gouvernement envisage d'instaurer officiellement un quota pour les salariés âgés.

Reprenant l'idée du sénateur centriste Nicolas About qui, en novembre 2007, avait proposé ce principe dans un amendement, Bercy planche sur le sujet et devrait rendre sa copie pour la prochaine concertation avec les partenaires sociaux.

Pour l'instant, le dispositif ne s'appliquerait qu'aux entreprises de plus de 50 salariés. Son taux (le sénateur About demandait 8%), le seuil de présence minimal requis (50, ou 55 ans ?) et le montant des amendes ne sont pas encore fixés. Ce «malus» permettra d'alimenter un fonds pour les entreprises engageant des actions de formation pour les seniors ou une politique de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (le sénateur About souhaitait l'affecter à la CNAV déficitaire).

Malheureusement, il faut bien en convenir, la loi du 10 juillet 1987 n'a jamais réglé le problème d'emploi des actifs handicapés, cantonnés à des postes précaires et dont le taux de chômage est à 19%. Pour les seniors, dont 62% des 55-64 ans ne travaillent plus, il est a craindre que cette nouvelle «discrimination positive» ne soit qu'une annonce sans effet, les politiques d'économies sur la masse salariale drastiquement appliquées par les entreprises et la mentalité des recruteurs étant les causes principales de cette situation.

=> Finalement, Xavier Bertrand ne croit pas aux quotas : lire en commentaire…

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Mis à jour ( Lundi, 14 Avril 2008 06:04 )  

Commentaires 

 
0 # denonceur 2008-04-14 13:53 Je suis a la fois content d'apprendre une telle mesure envers les seniors, et d'autre part je me sens de plus en plus delaissé, comme d'autres de mon age, ceux qui ont la trentaine ou quarantaine.
C'est vrai, on parle toujours des jeunes (moins de 26 ans) et des seniors (plus de 50 ans); mais jamais de ceux qui sont entre les deux??? je suis persudadé que c'est la tranche d'age ou ya le plus de chomeurs.
Et pourtant, a la trentaine ou quarantaine, on est en pleine force de l'age, en pleine possession de ses moyens, et c'est ceux la qui vont se retrouver exclus de tout…
J'ai la trentaine, j'ai connu que des emplois precaires malgré mon bac+2, et maintenant que je souhaite reprendre des etudes, on me fait comprendre que je suis "trop vieux" pour ca, et de surcroit rmiste, ce qui n'arrange rien. Y compris des organismes comme l'APFPA, le GRETA, le CNAM, bref les organismes bateau.
Alors ma question est la suivante? Quand vont t'ils s'attaquer egalement au chomage des 30-50 ans?
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0 # gco 2008-04-14 16:22 On devine que votre situation n'est pas facile, mais assimiler le CNAM à un organisme "bateau" paraît quelque peu excessif.

Pour avoir fréquenté cette vénérable institution de nombreuses années, je ne vous dirai pas que tout y est parfait : la pluralité des enseignants, l'étendue des domaines enseignés et le nombre important de ses établissements en Métropole et en Outre-Mer favorise la diversité des situations et des niveaux de satisfaction qui en découlent chez les auditeurs du CNAM.

Vous pouvez étudier au CNAM à tout âge, que ce soit à des fins personnelles ou professionnelle s. Si vous fréquentez le CNAM à des fins professionnelle s, il est préférable d'être déjà engagé dans le secteur d'activités correspondant aux cours que vous y suivez : c'est une question de cohérence et d'efficacité. Ainsi est-il possible que vous ayez reçu un avis vous déconseillant, compte-tenu de l'urgence de votre situation, de commencer une formation sans avoir au préalable décroché un poste dans un secteur d'activités offrant un lien assez fort avec votre projet de formation. Mais vous pouvez toujours passer outre un tel avis et reprendre vos études si votre motivation est forte. Dans ce cas, toute opportunité professionnelle ultérieure peut déjouer vos plans de formation. Si vous avez la prudence de concevoir un plan de formation assez universel au moins au départ, vous devriez pouvoir bien vous sortir d'affaire, et au final émettre un avis plus appaisé que celui que vous formulez aujourd'hui.

gco

PS : les auditeurs du CNAM reçoivent, s'ils le souhaitent, des conseils d'orientation avant d'opter pour un cursus, puis en cours d'année si besoin des soutiens, s'ils rencontrent des difficultés pédagogiques ou organisationnel les. Les soutiens entre auditeurs demeurent aléatoires mais réalisables selon l'emploi du temps de chacun (les cours du soir laissent toutefois peu d'opportunités), et selon l'orientation pédagogique spécifique à chaque cours.
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0 # denonceur 2008-04-14 16:52 Si tu avais un peu mieux lu gco, tu aurais vu que je n'ai pas assimilé le CNAM a un organisme bateau, mais que ca fait partie des formations bateaux (de base) que l'on nous propose dès lors que l'on veut entamer une formation.
Quand a l'accès des formations, c'est archi faux de dire qu'elles sont accessibles a tout le monde. Peut etre quand tu as passé ton diplome, les conditions d'accès n'etaient pas les meme, ou bien tu disposais a ce moment la d'une experience consequente qui te permettait d'integrer la formation de ton choix.
Pour avoir essayé d'integrer le CNAM pour des formations informatiques essentiellement , je peux t'affirmer que je ne pouvais pas deposer ma candidature si je n'avais pas au minimum 2 ans d'experiences exigées. Au debut, j'etais sceptique, j'y croyais pas trop, jusqu'a ce que je contacte des responsables de formation et la direction du CNAM qui m'ont confirmé cette condition d'accès a leurs formations.
D'ailleurs, c'est ecrit noir sur blanc sur leur site: pour la delivrance du diplome, il faut au minimum 2 ans d'experience exigés dans le domaine de formation envisagé.
Maintenant, tu peux y aller sans experience pour certaines de leurs formations, mais tu risques de te vautrer, ou de reussir mais de pas pouvoir obtenir le diplome, car tu n'as pas les 2 ans d'experiences necessaires a l'obtention du diplome.
Par ailleurs, les cours ne sont dispensés que le soir, de 18H30 a 22H. C'est pour permettre entre autres a ceux qui travaillent deja de pouvoir suivre des cours du soir…Le CNAM le plus proche de chez moi est a une cinquantaine de bornes…
Comme quoi la motivation ne fait pas tout gco. C'est pas aussi simple que ca. Desolé.
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0 # denonceur 2008-04-14 17:02 Je n'ai jamais attaqué le CNAM gco. Tu as l'air de me faire un procès comme si j'avais descendu en fleche le CNAM, hors il n'a jamais été question de ca, bien au contraire.
Je souhaitais fortement integrer le CNAM, tres reputé justement pour son serieux et la qualité de ses cours. Les diplomes du CNAM sont tres reconnus et appreciés sur le marché du travail.
Voila qui est dit.
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0 # superuser 2008-04-23 08:58 Le ministre du Travail "ne croit pas aux quotas" dans les entreprises pour favoriser l'emploi des seniors, et travaille sur d'autres pistes pour "améliorer leur employabilité".

Le Medef a déclaré être opposé à cette mesure, estimant qu'elle serait "une grave erreur".

Xavier Bertrand croit en l'assouplissement du dispositif de "cumul emploi-retraite" (tout aussi aberrant pour les seniors au chômage, mais avantageux pour les retraités qui s'ennuient ou veulent arrondir leurs fins de mois, et encore plus avantageux… pour les employeurs !), avec notamment une révision des plafonds, le développement du temps partiel ou du tutorat.

Il avait aussi précédemment évoqué l'idée de "taxer plus lourdement" les entreprises "qui continueront obstinément à refuser de "jouer le jeu" en matière d'emploi des seniors, son entourage évoquant alors l'étude d'un système de "bonus-malus". Bien sûr décrié par le Medef, qui l'estime "arbitraire et injuste".

Xavier Bertrand doit lever le voile sur ses intentions lundi, après avoir reçu en bilatérales toute la journée les partenaires sociaux.

La ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde a de son côté confirmé l'intention du gouvernement de supprimer la dispense de recherche d'emploi (DRE) pour les chômeurs de 55 ou 57,5 ans : mesure tout aussi arbitraire et injuste…
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