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Accueil Social, économie et politique Inflation en zone euro : + 2,6% sur un an

Inflation en zone euro : + 2,6% sur un an

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Les prix à la consommation dans la zone euro, selon l'estimation définitive de l'office européen des statistiques Eurostat, ont augmenté de 2,6% en septembre et sur un an. Un taux qui se situe donc au-dessus de l'objectif de 2% que s'était fixé la Banque centrale européenne...

Les hausses annuelles les plus faibles ont été observées en Suède et en Finlande (+1,1%). Le Luxembourg (+4,7%), l'Espagne et la Grèce (+3,8%) ainsi que la Lettonie (+7,4%) et l'Estonie (+4,9%) - bienvenue en Europe ! - enregistrent les taux les plus élevés. L'Allemagne (+2,6% sur un an) et la France (+2,4%) dépassent pour la première fois depuis plusieurs mois les clous de la Banque Centrale Européenne, alors que l'Italie reste, comme en août, à 2,2%.

Par secteur, ce sont évidemment les prix de l'énergie (+15,2%) qui ont eu l'impact le plus important sur la hausse de l'inflation, aussi bien sur le mois que sur l'année, alors que les cours du pétrole n'ont cessé d'augmenter. Les prix des transports, qui en subissent le contrecoup direct, ont eux aussi fortement grimpé (+6,4% sur un an).
Les prix du logement continuent d'augmenter fortement dans la plupart des pays européens (+5,5% sur un an), tout comme les boissons alcoolisées et le tabac (+5,6%). Seules les communications sont en baisse (-2,5%).

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Mis à jour ( Mardi, 18 Octobre 2005 22:39 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-10-19 20:29 2005-10-19 08:58:40
PARIS (AFP)
Le débat sur la possibilité d'une relance de la croissance par une hausse des salaires et du pouvoir d'achat a rebondi mardi avec des déclarations de la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui a qualifié cette idée de "vue de l'esprit".

"C'est comme si vous me demandiez d'acheter quelque chose en prenant dans un porte-monnaie dans lequel il n'y a pas d'argent. C'est quelque chose qui ne fonctionne pas, c'est une vision simpliste de l'économie", a tranché la responsable patronale qui a succédé à Ernest-Antoine Seillière en juillet.
Pour Mme Parisot, l'équation est simple : on ne peut pas donner ce qu'on n'a pas. "Nous ne pouvons pas aller au-delà de ce que la croissance nous donne aujourd'hui", a-t-elle estimé lors d'une conférence de presse. "La question c'est de savoir comment on peut donner plus de croissance à notre pays", alors que celle-ci ne devrait pas dépasser 1,5% en 2005 selon l'Insee.

L'argument est vivement contesté par les syndicats, qui ont placé le thème de la revalorisation du pouvoir d'achat au coeur des revendications de la journée d'action du 4 octobre et qui soutiennent le raisonnement inverse.
"Il faut au contraire soutenir la consommation en augmentant les salaires, ce qui permettra de créer plus de croissance, donc plus d'emploi", a rétorqué Jean-Louis Walter, secrétaire général de la CFE-CGC.
Maryse Dumas, de la CGT, récuse elle aussi le point de vue selon lequel il faudrait "se contenter de la croissance pour dégager des marges". Et de dénoncer un "raisonnement fermé : quand il n'y a pas de croissance on nous dit qu'il faut attendre et lorsqu'il y a de la croissance, on entend qu'il faut privilégier l'investissement".

"Ce n'est pas comme cela que le problème se pose", juge Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes. "Que la consommation soit un élément clé de l'évolution du produit intérieur brut, c'est évident", estime-t-il, mais le "vrai sujet" est de relancer la "capacité de consommation" des ménages, ajoute-t-il. Or cette "capacité" est constituée de plusieurs composantes : des salaires bien sûr mais aussi de l'épargne ou de l'endettement. Pour M. Lorenzi, c'est sur ce dernier levier que l'on devrait jouer en priorité. Il faut que "les gens puissent utiliser l'augmentation de la valeur de leur bien immobilier pour pouvoir emprunter", et "autoriser les jeunes à pouvoir emprunter" même s'ils sont embauchés en contrat à durée déterminée ou précaire. Le taux d'endettement des ménages français reste très bas, tournant autour de 60% des revenus contre 140% aux Etats-Unis.

Pour Xavier Timbeau, économiste de l'OFCE, "même si les grandes entreprises affichent beaucoup de profits", le problème "n'est pas tellement le partage du revenu entre les entreprises et les salariés mais plus un manque de croissance en France et en Europe". "Le +gâteau+ européen n'est pas assez grand et ce n'est pas un partage que ce soit en faveur des salariés ou des entreprises qui résoudra la taille du +gâteau+", juge cet économiste, pour qui la relance de l'activité doit se faire au niveau européen. M. Timbeau souligne aussi les "limites" de la stratégie du gouvernement français "de peser sur les prix à la consommation de façon à pouvoir distribuer du pouvoir d'achat". Cette stratégie finit "par peser sur les prix des producteurs", au risque de faire pression sur les salaires ou d'augmenter les risques de délocalisations , souligne-t-il.
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0 # superuser 2005-10-20 00:31 Qui de la poule fait l'œuf ?

Les ultralibéraux ne jurent que par la croissance : pour eux, il faut d'abord de la croissance (et pas des bénéfices ?) pour augmenter les salaires.

Les sociaux, au contraire, estiment que le pouvoir d'achat relance la croissance. S'il y a des bénéfices, pourquoi ne pas augmenter les salaires ?

Pour les économistes, c'est encore autre chose… Le premier estime qu'il faut donner la possibilité aux consommateurs de s'endetter davantage !!! Incroyable… Le second se défile et met ça sur le dos de l'Europe qui, dans l'état actuel des choses, vise plutôt à faire baisser le coût du travail, généraliser le chômage et l'inflation avec.
… On est mal barrés !
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