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Accueil Social, économie et politique Exclusif : Des enfants de chômeurs privés de cantine

Exclusif : Des enfants de chômeurs privés de cantine

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Jusqu'à présent la commune de Vaires-sur-Marne (77) disposait d'un budget confortable, généré par la taxe professionnelle que lui versait une Centrale de production thermique EDF dont, hélas, l'arrêt de production est planifié pour mars 2005. L'heure est déjà aux restrictions : la Mairie (PS) a fait ses choix, et l'un d'entre eux concerne l'accès aux cantines municipales.

C'est par un premier courrier du 25 novembre 2004 que les parents ont pris connaissance des nouvelles dispositions de la Municipalité : demandant de justifier la présence de leur progéniture à la cantine, il fallait rapidement fournir des certificats de travail.

Ensuite, fin décembre, un second courrier confirmait "qu'à compter du 1er janvier 2005, l'accès aux services municipaux tels que les restaurants scolaires des écoles maternelles et primaires, les centres d'accueil pré et post-scolaires et les centres de loisir pour les mercredis et les vacances, en ce qui concerne les 3 à 11 ans, seront strictement limités aux enfants dont les deux parents travaillent." Pour ceux qui, "en cas de besoin", souhaiteraient exceptionnellement laisser leur(s) enfant(s) à la cantine, il faudra faire une "demande préalable" en vue d'une "dérogation" qui donnera l'accès au restaurant scolaire uniquement, et à raison d'une fois par semaine !!!

Donc pas de garderie et pas de cantine, ce qui nous donne les horaires suivants : 8h30-11h20 / 13h30-16h20. Quand on cherche du boulot, on fait comment ? Et s'il n'y a pas de centre de loisirs pour les vacances scolaires, comment fait-on quand on a un rendez-vous, ou si l'on vous propose une mission d'intérim ?

Voilà comment on considère les chômeurs & précaires à la Mairie socialiste de Vaires-sur-Marne ! Non content de vous supprimer des droits fondamentaux relevant du service public, on vous montre aussi du doigt en tant que sans emploi, et on exclut votre enfant en le privant par la même occasion d'activités qui contribuent à son apprentissage de la vie en collectivité.

Par contre, bonne nouvelle : le Conservatoire municipal ne sera pas fermé, et continuera à percevoir des subventions... Bel exemple de socialisme à la française !

(Information exclusive Actuchomage)

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Mis à jour ( Samedi, 14 Mars 2015 21:59 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2005-01-05 23:44 J'ai également adressé par e-mail le présent article aux rédactions du Parisien, du Canard Enchaîné, de Libération, de Politis, de L'Humanité et du Monde puisque l'info n'a paru nulle part, et que c'est un chômeur et père de famille de Vaires sur Marne qui m'a signalé ce scandale.

Vous aussi, n'hésitez pas à nous communiquer vos infos locales concrètes : nous pouvons les publier et même les faire suivre !

Sophie, webmestre du site
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0 # sylvie 2005-01-07 19:24 ça vaudrait peut être aussi la peine d'alerter France 3 région IDF, vous avez les témoins, on a les contacts et le sujet est crucial, …d'autant plus que récurrent…évidemme nt faut ajouter à cela que certains chômeurs ne peuvent même pas inscrire leurs enfants à la cantine ou au centre de loisirs car les barêmes sont encore beaucoup trop élevés !
récurrent aussi quand on souhaite une place en crêche municipale parisienne (et ailleurs, allez Paris n'est pas un cas isolé !) et entendre la réponse suivante : "désolée la priorité est aux enfants dont les parents travaillent"…
combien de femmes sont freinées dans leur recherche d'emploi car elles n'ont pas moyen de garde pour leurs bambins ?
Forcément les plus précaires, celles qui ne peuvent compter sur leur conjoint "il boit j'ai pas confiance" me disait la semaine dernière Mme M. d'un sourire gêné ; celles qui sont seules ; celles là combien sont elles ???
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0 # ylenorm 2005-01-05 23:52 Je ne connais pas la situation financière de la commune de Vaires sur Marne, mais les communes socialistes n'ont rien à envier aux communes UMP sur ce genre de comportement que l'on peut qualifier d'inadmissibles : il n'y a qu'à se rappeler de l'interdiction de mendier en centre ville il y a quelques années par des maires, il y avait quelques maires socialistes parmi eux. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Pataquès 2005-01-06 00:09 Cette information révèle une DISCRIMINATION INACCEPTABLE !

Car outre les tracasseries "matérielles" que cette décision prise par un maire PS induit, c'est une CATASTROPHE sur le plan humain, sur le plan de la "considération" qu'un enfant peut avoir de ses parents : " Ben non mon/ma chéri(e), tu n'as plus le droit d'aller à la cantine ou au centre de loisirs parce que Papa ou Maman est au chômage ".

Ou encore :

" Ben non mon/ma chéri(e), tu n'as plus le droit d'aller à la cantine ou au centre de loisirs parce que Maman ou Papa a choisi d'être mère ou père au foyer ! ".

Mais qu'est-ce que c'est que cette DÉRIVE DÉLIRANTE, là.

Je me demande si légalement un maire a autorité à demander à ses administrés leurs certificats de travail !!!!! Et pourquoi pas un test du SIDA pendant qu'on y est !!!!!

Un VRAI SCANDALE !!!!

Sophie, je t'encourage aussi à alerter les associations de "libération des femmes" sur cette DISCRIMINATION… FRANCHEMENT NÉGATIVE.

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0 # Yves 2005-01-06 14:20 Commentaire tiré d'AC-Forum :

La mairie de noisy le sec fait de l’humour noir

En occupant la mairie de noisy pour exiger le relogement d’une camarade du collectif nous sommes tombés sur un dépliant destiné selon la municipalité à lutter contre le saturnisme.

Il s’agit de conseils qui pourraient prêter à franche rigolade si la maladie en question n’était pas sources de dommages irréversibles pour les momes et si le département de la seine saint denis n’était le premier en nombre de cas en France.

Petit florilège :

• « mettez des meubles devant les peintures dangereuses »

• « sortez souvent vos enfants en promenade, à l’école ou en garderie « : c’est bien connu le plomb lui part se balader la nuit

• « aérez souvent » : et contribuez au bénéfice d’edf en hiver ; de plus tout le monde sait que la plupart des taudis possèdent de grandes baies vitrées »

• « lavez les mains de votre enfant régulièrement » :ah ces gueux répugnants à qui l’on n’a jamais fini d’apprendre l’hygiène…

• « choisissez de la nourriture riche qui peut contrecarrer les effets du plomb » : voilà donc pourquoi on trouve plus de malades du plomb aux restos du cœur qu’au Ritz .

Suit une page de conseil pour les travaux de décontamination …en présence des occupants, dont la mairie dit juste qu’il est mieux qu’ils ne soient pas présents surtout les jeunes enfants : bref, une autorisation d’empoisonner pour les propriétaires puisque ces travaux dégagent d’énormes quantités de plomb d’un seul coup (voir l’histoire de la rue du du rhin ou celle plus récente de la rue néllets dans le 19ème )

La mairie de noisy conseille notamment aux occupants de l’immeuble de ne pas circuler dans les parties communes pendant les travaux : au choix ou tu dors dehors quinze jours ou tu restes enfermé dans ton taudis.

En dehors de ce petit dépliant, on nous a bien sûr indiqué qu’il n’y avait pas de logements décents diponibles à noisy le sec

Collectif mal-logés en colère - 23, bis rue mathis, 75019 Paris

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0 # superuser 2005-01-06 20:09 Voici une info que nous communique Florian Mons du MCNP, qui était parue en octobre 2003 dans le N°14 de leur excellente publication Solidarités Chômages

Nicole Goueta, maire UMP de Colombes, avait adopté des dispositions discriminatoire s à la rentrée 2003 pour faire face à "un engorgement continu des cantines", affirmant que "la cantine n'est pas un service public", et s'attirant ainsi les foudres de la FCPE.
À lire l'ARTICLE de Solidarités Chômages <= cliquez

PS ou UMP, même constat : mais il est tellement navrant de constater que ces politiques sont conduites par des femmes !!!
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0 # Yves 2005-01-20 12:19 Devant l'afflux de demandes, plusieurs communes privent de cantine les enfants de chômeurs
LE MONDE | 19.01.05

A Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), la mairie exige "une attestation de chaque employeur des parents". La justice a déjà sanctionné de telles "atteintes au principe d'égalité".

La cantine et les centres de loisirs de Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne) ne sont plus ouverts à tous les enfants, et notamment à ceux dont les parents ne travaillent pas. Depuis la rentrée des vacances de Noël, "l'accès aux services municipaux tels que les restaurants scolaires des écoles maternelles et primaires, les centres d'accueil pré et post-scolaires et les centres de loisirs pour les mercredis et les vacances scolaires (pour les 3-11 ans) est strictement limité aux enfants dont les deux parents travaillent". Tel est le contenu de la lettre que la maire (PS) Danièle Querci a adressée aux parents, le 25 novembre 2004. En lettres majuscules et en gras, elle leur réclamait, dans de brefs délais, "une attestation d'activité professionnelle de chaque employeur des parents du foyer".

La commune, dont les recettes fiscales vont diminuer avec la fermeture d'une centrale EDF en mars 2005, entend ainsi faire des économies. Devant l'impopularité de sa décision, elle se veut aujourd'hui plus conciliante que ne le laissait imaginer le ton de sa lettre. "Le courrier envoyé aux parents était maladroit. Il n'est pas question de refuser des enfants de chômeurs. Mais de ne pas accepter les inscriptions de confort", y indique-t-on.

Le cas de Vaires-sur-Marne n'est pas isolé. En Ile-de-France et, dans une moindre mesure, en province, de nombreuses communes mettent en place des critères d'admission des enfants du premier degré à la cantine ou dans les centres de loisirs. Le plus souvent, elles opèrent leur sélection selon le travail des parents. Mais pas toujours. Ainsi, à Villeurbanne (Rhône), les enfants dont les parents gagnent plus d'un certain revenu sont interdits de cantine.

Toutes ces villes invoquent des contraintes budgétaires et la poussée démographique à laquelle sont confrontées les écoles primaires, après le baby-boom de l'an 2000. "Il y a vingt ans, la moitié des élèves restaient à la cantine. Aujourd'hui, ce taux peut monter à 80 %. Les écoles n'ont pas été conçues pour ça", explique-t-on également à la mairie de Créteil (Val-de-Marne), où les enfants dont les deux parents travaillent sont prioritaires en matière de restauration scolaire. "On ne l'applique que quand on a un vrai problème de place", précise-t-on dans l'entourage de Laurent Catala, le maire PS.

"PRIVÉS D'UN REPAS"

"Une majorité des villes des Hauts-de-Seine" fonctionne sur ce modèle, note, de son côté, la section départementale de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves). C'est le cas de Colombes, depuis septembre 2003. "En 2003, on a ouvert treize classes en primaire. On ne pouvait plus assurer une restauration scolaire dans de bonnes conditions. Dans certains établissements, il fallait offrir trois services, alors que le temps affecté au repas de midi est de une heure et demie", explique-t-on au cabinet de la maire UMP, Nicole Gouetta. Face aux critiques, la commune a finalement aménagé sa formule : les enfants dont un des deux parents ne travaille pas peuvent demander une dérogation et avoir accès à la cantine deux jours par semaine. A Clichy, le règlement est le même depuis plus de trois ans. "Pour un repas, la collectivité perçoit en moyenne 1,80 euro alors qu'elle dépense entre 6 et 8 euros. Et 75 % des enfants vont à la cantine… Cela revient cher", explique-t-on dans l'entourage de Gilles Catoire, le maire socialiste de Clichy.

"Ces restrictions sont inadmissibles. Elles pénalisent les enfants qui ont le plus besoin de la cantine, et qui se trouvent ainsi privés d'un repas équilibré qu'ils n'auront pas forcément chez eux. Quand les deux parents ne travaillent pas, c'est généralement qu'ils sont en situation très difficile", juge Gilles Moindrot, porte parole du SNUipp, syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré. "C'est contraire au principe d'accès égal et à tous au service public", constate, pour sa part, Georges Dupon-Lahitte, président de la FCPE.

La jurisprudence va clairement dans ce sens. Plusieurs tribunaux administratifs, appelés à se prononcer sur ces limitations, les ont jugées illégales. Parmi eux, le 13 juin 2002, celui de Grenoble (Isère) a annulé les dispositions du règlement du service de restauration scolaire de la
commune de La Verpillière, qui limitait l'accès à la cantine aux enfants dont les deux parents travaillent, et condamné la ville à verser 750 euros aux requérants.

Dans une affaire comparable concernant Marignane (Bouches-du-Rhône), le tribunal administratif de Marseille avait pris un jugement similaire, en novembre 1996, arguant qu'il y avait "atteinte au principe d'égalité des usagers devant le service public".

Virginie Malingre
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