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Comptes rémunérés : bientôt autorisés, et déjà critiqués

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La rémunération des comptes bancaires courants devrait être autorisée en France début mars suite à la décision de la justice européenne, mais elle est d'ores et déjà critiquée par des banques et même des associations qui craignent qu'elle ne s'accompagne d'une hausse des tarifs.

Le ministre de l'économie Hervé Gaymard s'était engagé le 8 février dernier à abroger l'interdiction des comptes rémunérés "le plus rapidement possible, dès le début du mois de mars", prenant acte du fait que la Cour européenne de justice (CEJ) avait condamné cette mesure le 5 octobre 2004. Selon des sources bancaires, un arrêté ministériel supprimant l'interdiction a été approuvé vendredi par une instance baptisée Comité Consultatif de la Législation et de la Réglementation Financières, ultime étape avant sa publication au Journal officiel et son entrée en vigueur.

En vertu du jugement européen, Caixa Bank France, filiale d'un groupe espagnol condamnée en 2002 pour avoir voulu rémunérer ses comptes, a obtenu gain de cause mercredi auprès du Conseil d'Etat et sa sanction infligée à l'époque a été annulée. Mais si la Caixa Bank n'attend plus que la publication de l'arrêté pour proposer des comptes rémunérés - un bon argument pour élargir sa clientèle dans un marché très disputé - la plupart des grands réseaux se montrent très réservés, à l'instar de la Société Générale, qui préfère camper sur le "ni-ni" : ni rémunération des comptes, ni facturation des chèques. De son côté, la banque CIC dit étudier la possibilité de proposer des comptes rémunérés aux clients qui seraient volontaires, tout en prévenant que, sans toucher à la non-facturation des chèques, cela s'accompagnerait de "modifications" de tarifs sur certains services.

Du côté des associations de consommateurs la mesure est également loin de remporter l'enthousiasme, certains y voyant une sorte de miroir aux alouettes, avec des rémunérations infimes qui seraient loin de compenser des frais bancaires qu'elles jugent souvent excessifs.
"Nous prenons acte de cette mesure, mais la rémunération sera de toute façon extrêmement faible et les consommateurs ne seront pas dupes, au regard des tarifs élevés qu'ils payent déjà", explique ainsi Nicole Perez, présidente de la commission finances de l'association de consommateurs UFC. "Il faudrait laisser 1.000 euros en moyenne sur son compte pour obtenir, avec un taux de rémunération de 0,5%, environ 5 euros par an, qui seront en plus imposés", souligne-t-elle.
"Les consommateurs doivent être vigilants", prévient de son côté Reine-Claude Mader, présidente de l'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), qui craint que cela ne "creuse un peu plus le fossé entre les clients capables de négocier avec leurs banquiers, et ceux qui ont des bas revenus", face à la multiplication des offres qui pourrait en résulter.

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Mis à jour ( Lundi, 28 Février 2005 18:55 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-02-28 18:03 STRASBOURG (AFP), le 27-02-2005.
La Poste, dont les guichetiers sont touchés de plein fouet par le phénomène croissant des incivilités, a expérimenté à Strasbourg la formule du "débat-citoyen" pour trouver une réponse à ces comportements agressifs qui détériorent son image et fragilisent ses agents.

Avec 3,5 millions de clients chaque jour dans ses 17.000 points de contact avec le public, les postiers sont en première ligne pour essuyer les attitudes agressives, dégradations de matériel, insultes, menaces de mort, coups ou autres crachats.
Ces comportements agressifs ou irrespectueux, qui provoquent au minimum une sensation de malaise mais ne sont pas réprimés par la loi, touchent aujourd'hui, selon La Poste, "tous les types de bureaux et tous les milieux sociaux".

"Nous ne disposons pas de statistiques mais selon les médecins leurs conséquences peuvent être graves pour la santé" des guichetiers qui y sont exposés, explique Gilbert Gozlan, responsable des relations humaines à La Poste du Bas-Rhin. "Problèmes respiratoires ou d'ordre digestif, maux de ventre, lombalgies, angoisses, dépressions, irruptions cutanées, accès de colère ou crises de nerfs", sont des conséquences répandues des incivilités affectant leur vie professionnelle et privée, selon lui.

Elles peuvent également faire naître une "démotivation et une perte d'efficacité", voire une situation de "déni" de la part de la victime qui, affaiblie, ressent un sentiment de culpabilité et n'en devient alors que davantage la cible d'incivilités, selon M. Gozlan.

C'est pour tenter de briser ce cercle vicieux que La Poste a voulu "libérer la parole" de ses guichetiers en organisant une consultation avec un panel de 34 clients, choisis par un institut de sondage.
Samedi, au terme d'un travail de plusieurs semaines ponctué d'échanges avec des postiers et d'un débat public - avec des représentants de la police, de la justice, des médecins, des experts - les "clients" ont formulé devant Jean-Paul Bailly, le président du groupe La Poste, des pistes d'action présentées dans un "avis citoyen". "On n'arrivera jamais à l'incivilité zéro" mais "La Poste doit agir sur tous les fronts qu'elle maîtrise", ont-ils affirmé en insistant notamment sur la réduction des files d'attente, principal élément déclencheur de mécontentement.
Les "clients-citoyens" ont aussi souhaité des automates "en état de marche", des bureaux de poste conviviaux, suggérant même un espace "sieste", l'abolition des vitres anti-franchissement ressenties comme "un obstacle à la communication" et la formation d'agents "plus autonomes", qui sauraient faire preuve de souplesse face à des règlements trop stricts.

"Tout cela ce sont des pistes sur lesquelles nous allons travailler", leur a promis M. Bailly, s'engageant à rendre compte "d'ici un an" de la manière "dont les choses ont progressé dans l'entreprise".
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