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Chômage : les «droits et devoirs» du gouvernement

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Pour leur imposer davantage de «devoirs», le gouvernement a promis aux demandeurs d'emploi de leur offrir, en contrepartie, un meilleur service et un meilleur accompagnement. Or, sur ces points, le compte n'y est pas.

D'abord, on le sait, le projet de loi de Finances 2009 signe la rigueur : il diminue encore le budget du ministère du Travail alloué à l'emploi et à la lutte contre le chômage (- 5,2% l'année prochaine, puis - 9,1% en 2010). Mission qui inclut, notamment, l'accompagnement et la formation des chômeurs.

Quant au budget de la fusion ANPE-Assedic (qu'il a commanditée), «il est alimenté à hauteur de près de 3 milliards d'euros par l'Unedic, 1 milliard par l'ANPE et, quand on regarde l'Etat, l'effort est substantiel : il y a une dotation… de 50 millions d'euros», a ironisé le président de la CFE-CGC Bernard van Craeynest à l'issue de la «réunion de crise» d'hier, rappelant qu’«il faut aussi avoir les moyens de ses ambitions».

Toujours plus de «devoirs» contre un tel désengagement financier ? Voilà qui n'est pas très équilibré, pour ne pas dire franchement inéquitable.

Si la «crise» a bon dos pour justifier la réduction drastique des budgets bien que le chômage remonte dangereusement, alors il serait honnête et juste de réduire tout aussi drastiquement les exigences requises à l'égard des chômeurs, qui font déjà les frais de la dégradation économique.

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Mis à jour ( Mercredi, 01 Octobre 2008 04:41 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-10-09 13:57 Christine Lagarde et Eric Woerth, qui déversent des milliards pour alléger la peine des banquiers, multiplient, depuis quelques semaines, les razzias sur l’argent des chômeurs et autres assistés.

Leur prochain casse aura pour cadre la création de "France-Emploi", le service public qui doit naître en janvier prochain de la fusion de l’ANPE et de l’Assedic. Bercy a trouvé une combine pour siphonner l’argent de l’assurance-chômage. L’Unedic devait en principe débourser 8% de son budget pour contribuer aux frais de gestion de ce nouvel organisme. Le ministère de l’Economie a, d’autorité, porté cette quote-part à 10%. Résultat : c’est un surplus de 400 millions d’euros qui va passer sans bruit de l’Unedic, c'est-à-dire des poches des chômeurs, à "France-Emploi", structure d’Etat.

Charrette prévue à l’Unedic

Les Assedic (fédérées par l’Unedic) auraient pourtant grand besoin de cet argent pour payer les heureux bénéficiaires de leur propre plan social. Car la réforme prévoit de confier aux URSSAF la tâche de prélever les cotisations chômage. Travail assuré aujourd’hui par 1.200 agents de l’Unedic. Autant d’emplois qui risquent de disparaître. Une bonne partie des dirigeants des Assedic ont déjà leur place réservée sur la charrette, notamment ceux qui sont soupçonnés d’avoir des sympathies syndicales. Or, la convention collective des agents de l’assurance chômage est l’une des plus généreuse du pays.

«Hold-up» de 50 millions

Avant de fondre sur l’Unedic, Bercy avait déjà ponctionné deux organismes sociaux. Et d’un l’Agefiph, qui accorde des aides pour l’insertion professionnelle des handicapés et qui vient de subir un «hold-up» -la formule est de la CGT – de 50 millions d’euros. Et de deux, le Fonds unique de péréquation, qui récupère l’argent non utilisé par les organismes de formation professionnelle pour l’affecter aux demandeurs de congé individuel de formation. Cette fameuse «deuxième chance» voulue naguère par un dangereux gauchiste nommé Chaban-Delmas. Ce fonds va être soulagé de 118 millions.

On est évidemment loin des milliards injectés dans le système bancaire, mais à l’échelle de ces organismes sociaux, c’est un énorme manque à gagner. L’avantage, quand on tape les pauvres, c’est qu’ils ne risquent pas de partir à l’étranger.

Alain GuédéLe Canard Enchaîné du 08/10/08
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