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Accueil Social, économie et politique Logement : 6 millions de personnes en grande difficulté

Logement : 6 millions de personnes en grande difficulté

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Qu'ils soient SDF, occupants de centres d'insertion sociale ou d'habitations de fortune, hébergés par des tiers, vivant en situation de surpopulation, d'insalubrité ou encore en instance d'expulsion pour impayés de loyer, leur nombre ne cesse de croître. La Fondation Abbé Pierre recense 3,3 millions de "mal-logés" et près de 6 millions de personnes en "situation de réelle fragilité".

Voici les principaux chiffres de son 13e Rapport annuel sur le mal-logement. Accablant.

• Sans-abri : 100.000 (chiffre réactualisé par la Fondation depuis l'enquête INSEE de 2001 qui recensait 86.500 SDF)

• Personnes vivant dans des logements "provisoires" : 100.000 en camping à l'année, 50.000 à l'hôtel, 41.000 dans des cabanes

• Personnes vivant sans confort de base (habitat indigne, absence de sanitaires, etc…) : 1.150.000

• Personnes vivant en situation de surpeuplement plus ou moins accentuée : 4.544.000

• Personnes hébergées chez des tiers faute de logement : 823.000

• Logements dégradés nécessitant l'intervention publique : 750.000

• Personnes en impayés de loyer depuis plus de deux mois : 722.500

• Personnes occupant un logement sans droit ni titre suite à une décision de justice prononçant leur expulsion : 145.500 (chiffres du ministère de l'Intérieur)

Il manque aujourd’hui en France plus de 800.000 logements sociaux, ce qui rend la loi DALO inapplicable en l’état. Et le plan pluri-annuel annoncé par François Fillon, avec sa dérisoire enveloppe de 250 millions d’euros, ne sera jamais à la hauteur.

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Mis à jour ( Jeudi, 16 Décembre 2010 09:22 )  

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0 # superuser 2008-02-01 11:02 La Fondation Abbé Pierre, dans son rapport 2008 sur le mal-logement publié vendredi, met en lumière les difficultés grandissantes d'accès au logement des ménages aux ressources modestes ou moyennes alors même que se loger dans le parc HLM devient plus difficile.

87% des ménages français ont le sentiment qu’il est aujourd’hui difficile de trouver un logement. Se loger, c’est une vraie galère, constate la Fondation Abbé Pierre. Et pas seulement pour les ménages pauvres ou les couches populaires, mais aussi pour les classes moyennes.

Sur les 3,2 millions de ménages qui cherchent chaque année à louer un logement (dont plus d’1,2 million de demandeurs de logements sociaux), seuls 430.000 ont eu accès au parc social en 2006 contre 500.000 en 1999, a fait valoir Christophe Robert en présentant le rapport annuel de sa Fondation. "Le logement social devient une porte de plus en plus difficile à ouvrir", souligne-t-il, alors que le parc locatif privé devient de plus en plus cher et que l'écart se creuse entre les loyers du secteur privé et du secteur social : un rapport de 1,5 dans les petites agglomérations jusqu'à 2,4 en région parisienne.

A Lyon, a ainsi fait remarquer la Fondation Abbé Pierre, en 1990, 50% du parc privé avait des loyers comparables au parc social mais en 2006, ce taux était tombé à 9%. Même phénomène dans la production de logements neufs : sur les 430.000 logements neufs produits en 2006, 24% correspondent aux niveaux de revenus des deux-tiers des ménages, a souligné Christophe Robert qui, comme les années précédentes, a plaidé pour davantage de logement social et très social.

Dans le privé, les loyers, au moment de la relocation, ont progressé au cours des dernières années de 6 à 7% par an, "la mobilité aggravant la fracture". Avec des "taux d'effort" - rapport du loyer au revenu - qui peuvent atteindre 50% (par exemple pour un ménage avec enfants touchant 1,5 fois le Smic et logé dans le parc privé), de nombreuses familles ont recours à des formes d'habitat indigne (campings, hébergement chez des tiers etc…).

Soulignant que "le parc social est le seul produit qui permet à des ménages modestes d'avoir un logement décent" et que ce type de logement "est incontournable pour 70% des Français", la Fondation Abbé Pierre dénonce "les attaques croisées contre le logement social", et notamment contre son financement à travers le livret A.

A propos de l'hébergement d'urgence, Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation, craint que, "conçu comme un sas - entre la rue et l'accès à un logement normal - il ne devienne une nasse pour les travailleurs pauvres". "L'hébergement, a-t-il insisté, doit être un tremplin et non un palliatif au logement".

Enfin, à propos du droit au logement opposable (Dalo) inscrit dans la loi depuis mars 2007, le rapport souligne que sa mise en œuvre, qui a démarré au 1er janvier, implique d'abord de relancer une production de logements qui corresponde à la demande sociale", soit 500.000 logements par an comprenant un nombre significatif de véritables logements sociaux. Il conviendrait aussi de mobiliser le parc privé pour diversifier l'offre, plaide la Fondation, faute de quoi le Dalo pourrait bien provoquer une aggravation de la ségrégation des territoires et accentuer la ghettoïsation de certaines banlieues.
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