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Des nouvelles de l'UIMM

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DGS mis en examen. De Virville bientôt à la tête de l'Unedic. Une petite valse libérale…

Denis Gautier-Sauvagnac, l'ancien président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, puissante fédération du Medef dont il était aussi le négociateur en chef, a enfin été mis en examen hier pour «abus de confiance», «recel d'abus de confiance» et «travail dissimulé» dans l'affaire des retraits suspects des caisses de son organisation. Sur les 19 millions d'euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 sur son ordre, 3 millions ont été utilisés en tant que "primes de cabinet" versées au noir à des "collaborateurs" de l'UIMM, tandis que DGS percevait de son côté une "prime annuelle" de 15.000 €. Tout cet argent provient d'une "caisse de secours" mutuel créée en 1972, l'Epim, véritable pactole et trésor de guerre patronal destiné à soutenir les entreprises adhérentes ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux...
De l'utilisation des fonds retirés en liquide, DGS n'a toujours rien dit. Et du fait que, depuis 2004, le ministre de l'Economie et des Finances de l'époque était au courant et n'en a rien dit non plus est également passé sous silence dans les médias.

Afin de remplacer DGS à la tête de la commission des relations du travail du Medef, Laurence Parisot a désigné Michel de Virville, secrétaire général du groupe automobile Renault et issu des rangs… de l'UIMM. C'est aussi M. de Virville que le Medef a proposé pour reprendre la présidence de l'Unedic jusqu'en 2010. Le prochain conseil d'administration de l'assurance chômage, qui doit tenir le 31 janvier pour élire son nouveau président, devrait logiquement entériner la proposition du collège employeur. En savoir plus sur Michel de Virville…

A (re)lire => Patronat, caisse noire et corruption

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Mis à jour ( Mercredi, 16 Janvier 2008 15:21 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-01-16 14:51 L'intéressant témoignage de Patrick CIRON, qui fut chauffeur au sein de l'UIMM de mars 1997 à août 2006, pour Le Parisien du 23/11/07 :

Vous avez été dix ans le chauffeur personnel de Dominique de Calan, délégué général adjoint de l'UIMM. Comment cela s'est-il passé ?

Durant ces dix années, j'étais pratiquement 24 heures sur 24 à la disposition de Dominique de Calan. J'effectuais 140.000 kilomètres dans l'année. Au sein de l'UIMM, c'était un homme influent. Il se présentait comme le négociateur de la mise en place des 35 heures avec les syndicats. A ce titre, j'ai eu à le conduire à de multiples réunions ainsi qu'à d'innombrables déplacements. Occasionnelleme nt, j'ai également amené Dominique Renaud, l'administratrice de l'UIMM pour «faire une banque».

Que voulez-vous dire par «faire une banque» ?

On me demandait de la conduire et de l'attendre au volant de ma voiture devant la banque Martin-Morel, située à 400 mètres du siège de l'UIMM à Paris. Au bout de quelques minutes, Dominique Renaud revenait avec son porte-documents. Nous ne parlions jamais de ces déplacements et de ces courses, même si tout le monde en connaissait les motifs. J'ai toujours été très réticent à rendre ce genre de service. D'une part, cela ne rentrait pas dans mes obligations : ma fonction consistait à conduire Dominique de Calan et non à être un transporteur de fonds. D'ailleurs, concernant ces déplacements à la banque, il me semble qu'il n'y avait aucune trace écrite de ces opérations. Aucun cahier de courses ne les mentionne. Ces déplacements étaient principalement effectués par les huissiers de l'UIMM, qui allaient chercher l'argent sous les instructions de la responsable des services généraux de l'époque.

Ces déplacements étaient-ils fréquents ?

C'est difficile à dire car ce n'était jamais la même personne qui accompagnait Dominique Renaud, pour qui j'avais de la sympathie. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y avait pas de problème d'argent à l'UIMM. Tout le monde savait que les espèces circulaient en grand nombre. A ma connaissance, tous les remboursements de frais étaient réglés en liquide jusqu'en 2005.

Avez-vous rencontré des politiques et des syndicalistes ?

Bien évidemment oui. J'ai vu des syndicalistes de tout bord et des hommes politiques de droite comme de gauche. Dominique de Calan répétait qu'il avait des relations privilégiées avec Force ouvrière et Marc Blondel (ancien secrétaire général de ce syndicat). Dominique de Calan expliquait également qu'il était un interlocuteur incontournable au Conseil régional de Bretagne. De hauts magistrats de la Cour d'appel étaient conviés chaque année par les responsables de l'UIMM pour la journée pour une cérémonie en grande pompe.

Pourquoi décidez-vous de parler aujourd'hui ?

J'ai donné dix ans de ma vie à Dominique de Calan. Durant toute cette période, je me suis levé à l'aube, couché très tard au détriment de ma vie familiale. Dominique de Calan se félicitait d'être le négociateur des 35 heures mais le jour où je lui ai demandé de me régler les heures supplémentaires , il a refusé. J'en ai gardé une profonde amertume.
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0 # superuser 2008-02-14 20:51
Après avoir été placé hier en garde à vue par la brigade financière, le N°2 de l'UIMM, bras droit de DGS, a à son tour été mis en examen pour complicité et recel d'abus de confiance dans l'affaire des retraits suspects en liquide des caisses de son organisation patronale.
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0 # superuser 2008-02-22 04:09
Jusqu'à présent, dans l'affaire des valises de billets de l'UIMM, les regards se concentraient sur les syndicats de salariés. Selon le Journal du Dimanche du 17 février, citant des «sources proches du dossier», lors de leurs gardes à vue respectives, Denis Gautier-Sauvagnac, le délégué général de l'UIMM, et Dominique de Calan, son adjoint, auraient évoqué «parmi d'autres, une aide financière à des instances universitaires» . Il s'agirait, toujours des mêmes sources, «du financement d'un syndicat étudiant de droite, à hauteur de 30.000 € par an». Aucun nom, aucun sigle, aucune raison sociale n'auraient été cités.

(Source : Les Echos)
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0 # superuser 2008-02-22 04:17 Les patrons préfèrent regarder devant eux plutôt que derrière. Vendredi, ils avaient manifestement envie d'enterrer définitivement le scandale de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), la plus importante des branches du Medef, poursuivie en justice pour avoir retiré de ses caisses quelque 19 millions d'euros en liquide sans en expliquer l'usage. Le mot d'ordre de Laurence Parisot pour 2008 est d'ailleurs très clair : le Medef doit imaginer l'entreprise du XXIe siècle, son rôle dans la protection de l'environnement, la construction européenne et les réformes en France. Rien de nouveau donc sur la gouvernance patronale ou sur son financement…

Ces dernières semaines, l'UIMM a discrètement repris sa place dans les instances. Michel de Virville a été nommé à la présidence de la commission sociale du Medef et à celle de l'assurance-chômage (Unedic), Dominique de Calan a été choisi pour reprendre la présidence des retraites complémentaires Agirc. Quant à Denis Gautier-Sauvagnac, il siège toujours dans les réunions préparatoires aux négociations en cours (pénibilité, représentativit é…) et trouve son mot à dire sur la réforme de la formation professionnelle .

Les patrons ont également du mal à regarder autour d'eux. Laurence Parisot les a encore appelés à s'ouvrir et à se moderniser, mais la plupart des sujets de préoccupations actuelles des salariés ont été soigneusement évités. Ainsi, l'expression «pouvoir d'achat» n'a-t-elle pas été prononcée. En revanche, le Medef se déclare très satisfait du résultat de son lobbying. «En à peine plus de deux ans, a souligné sa présidente, nous avons installé la parole des chefs d'entreprise dans tous les débats publics, nous avons remis des mots à la mode, lancé des slogans et forgé des concepts. Tous ont acquis la force de l'évidence.» Et de conclure : «La réconciliation des Français avec l'entreprise est en marche.»

(Source : Les Echos)
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