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Chômeurs, précaires, tous dans la rue le mardi 7 Septembre !

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Plus que les salariés en CDI, ce sont les chômeurs, les précaires, les femmes et les jeunes qui seront, par millions, les principales victimes de la réforme des retraites concoctée par ce gouvernement.
Mardi 7 septembre, ne restez pas isolés.
Sortez de chez vous ! Montrez-vous !


Jamais, depuis la création de la Sécurité sociale en 1945, les richesses produites n'ont été aussi énormes, et jamais elles n'ont été aussi mal réparties.
Jamais, depuis la crise de 1929 et la fin de la guerre, nous n'avions eu autant de chômeurs, de précaires et de pauvres. Si l'on englobe l'ensemble des privés d'emploi, en fin de droits ou non, des travailleurs précaires — à temps partiel ou non, sans oublier les stagiaires ou les auto-entrepreneurs… —, on atteint allègrement 25% de la population active !

Dans ces conditions, comment réussir à totaliser le nombre d'annuités requises pour liquider sa retraite ? On rappelle, notamment, que les chômeurs en fin de droits "maléficiaires" du RSA ne valident aucun trimestre...

Comment cotiser suffisamment — sur la base des scélérates "25 meilleures années" (au lieu de 10) instaurées en 1993 par Edouard Balladurpour avoir droit à une pension décente alors que les parcours professionnels sont de plus en plus morcelés, que le chômage de longue durée explose et que les salaires proposés sont de plus en plus bas ? On le voit, avec la crise, la part des CDI dans l'emploi total a amorcé un recul, tandis que 90% des recrutements s'effectuent en CDD ou en intérim !

De même, le calcul effectué sur la base de "25 meilleures années" n'incite pas à retravailler puisque, pour ceux qui ont eu la chance d'avoir une carrière suffisamment longue et assortie d'une progression décente juste avant que le chômage ne la brise, il suffit d'accepter un emploi dégradé (cf le futur dispositif "zéro charges seniors"…) pour réduire drastiquement son salaire moyen de référence.

Nous vous avions expliqué ici comment, du fait du recul de l'âge du taux plein prévu par cette réforme, les plus mal lotis d'entre nous — chômeurs, précaires, femmes et jeunes — devrons travailler jusqu'à 67 ans pour espérer obtenir une pension complète. C'est inadmissible !

Outre cette injustice qui a toutes les allures d'une double peine — vivre pauvre, puis mourir pauvre… —, le recul de l'âge légal (de 60 à 62 ans) et celui du taux plein (de 65 à 67 ans) aura d'autres conséquences à moyen et long terme :

• Le taux de chômage va mécaniquement augmenter puisque les seniors, toujours rejetés et discriminés par les entreprises, resteront plus longtemps sur les listes de Pôle Emploi. C'est donc l'Unedic qui va supporter une partie du coût de cette réforme puisqu'au lieu d'être pris en charge par l'assurance-vieillesse, la plupart des chômeurs âgés (ceux qui n'auront pas encore épuisé leurs droits…) sera toujours indemnisée par l'assurance-chômage.

• Depuis la crise, avec l'explosion du chômage de longue durée, la précarisation massive des emplois — car, ne nous leurrons pas, les centaines de milliers de CDI qui ont été détruits seront durablement remplacés par de l'emploi en miettes — et la smicardisation des salaires, d'ici quelques années, la moitié des actifs atteignant l'âge de la retraite se retrouvera soit au minimum vieillesse (ou ASPA, actuellement 709 €/mois), soit avec une pension inférieure au seuil de pauvreté (actuellement 910 €/mois). C'est une véritable catastrophe annoncée !

Pourtant, des richesses, il y n'en a jamais eu autant. Sauf que, depuis les années 80, le capitalisme s'est financiarisé et la part des salaires (donc, de la protection sociale) dans le produit intérieur brut a reculé de 10 points au bénéfice des profits. Depuis trente ans, le projet global de société s'articule autour d'un enrichissement massif de l'actionnariat, au détriment du salariat que l'on maltraite et appauvrit.


Mardi 7 septembre, le mot d'ordre des manifestations sera « SALAIRE-EMPLOI-RETRAITE ».

Voici quelques-uns des nombreux rendez-vous fixés à l'appel des syndicats.

Ici, la carte des manifestations.

Mardi, les principales associations de chômeurs et de précaires seront dans la rue.
Rejoignez-les dans les cortèges !

A Paris, rendez-vous à partir de 13H devant le 10, place de la République (au niveau du magasin Habitat).
Le départ de la manifestation aura lieu à 14H, direction Nation via Bastille.

En province, les rassemblements seront indiqués au fur et à mesure sur les sites des associations :

Les collectifs d'AC! :
http://www.ac.eu.org/
http://www.ac-chomage.org/

Les comités CGT des Privés d'emploi & Précaires :
Le comité national
Les Chômeurs Rebelles du Morbihan
L'union locale de Marseille
L'union locale d'Alès
L'union locale du Rhône
L'union locale de la Somme
L'union locale du Havre
L'union locale de l'Yonne

Le Mouvement National des Chômeurs & Précaires :
http://www.mncp.fr/
Une mobilisation d'ampleur sera organisée à Bar-le-Duc, en Lorraine. Inscrivez-vous pour y participer.

L'Association Pour l'Emploi, l'Information et la Solidarité (Ile-de-France et Cher)
http://www.apeis.org/

D'autres infos à venir dans la semaine...

Mardi 7 septembre, ne restez pas chez vous !
Soyons nombreux dans la rue pour tenter de faire reculer le gouvernement.

SH


LES REVENDICATIONS DES ASSOCIATIONS
• Il faut revenir au calcul des pensions basé sur les 10 meilleures années au lieu de 25.
• L'assiette des cotisations sociales, actuellement cantonnée aux seuls revenus du travail, doit être élargie à l'ensemble de la valeur ajoutée produite.
• Du chômage à la retraite, il est urgent de relever tous les minima sociaux.
• Il faut individualiser tous les droits, et non les soumettre en fonction des ressources du foyer fiscal.
• Il est urgent que les allocataires du RSA puissent, eux aussi, valider leurs trimestres.
• Pour les jeunes, il est urgent de créer une allocation d'autonomie.


Mis à jour ( Jeudi, 30 Septembre 2010 01:48 )  

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