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Réforme des retraites : ce que l'Unedic va payer

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Le relèvement de l'âge de la retraite à taux plein de 65 à 67 ans maintiendra plus de 18.000 personnes par an dans le chômage, selon Pôle Emploi. Le coût annuel de cette mesure pour l'Unedic est estimé à 265 millions d'euros minimum.

Outre le report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, le projet de loi de réforme des retraites du gouvernement, qui sera examiné à l'Assemblée nationale le 7 septembre prochain, prévoit également le report de l'âge à partir duquel la retraite est versée à taux plein (sans décote). Soit de 65 à 67 ans.

Si cette règle était entrée en vigueur cette année, 9.500 chômeurs fêtant leur 65e anniversaire n'auraient pas pu basculer dans le régime de l'assurance vieillesse, et seraient donc restés encore pendant deux ans indemnisés par l'assurance chômage. Ce chiffre est extrait d'une note technique réalisée par Pôle Emploi en novembre 2009, jamais rendue publique et révélée par Les Echos dans leur édition du mercredi 28 juillet.

Actuellement, tout demandeur d'emploi âgé de 61 ans peut, sous certaines conditions, demander le maintien de son allocation chômage jusqu'à ses 65 ans s'il n'a pas atteint le nombre requis de trimestres de cotisation vieillesse, selon l'article 11 de la convention d'assurance chômage. En 2023, année à partir de laquelle il faudra avoir 67 ans pour obtenir la retraite à taux plein, les effectifs concernés seraient doublés, à 18.100, entre ceux fêtant leur 65e anniversaire et ceux fêtant leur 66e anniversaire. Le coût en année pleine est évalué à 265 millions d'euros pour l'assurance chômage, selon le quotidien.

Un coût sous-évalué

Les dépenses supplémentaires induites pour l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) et le RSA ne sont pas intégrées dans ce calcul. Ce coût est d'ailleurs sous-évalué. Tout d'abord parce que l'évaluation de Pôle Emploi se base sur l'exigence de 40 ans de cotisations pour bénéficier d'une retraite à taux plein : or, le nombre d'annuités pour liquider sa retraite est aujourd'hui de 40,5 ans et passera à 41 ans en 2012. Ensuite et surtout parce que l'évaluation ne prend pas en compte les conséquences du relèvement de l'âge minimal légal de départ en retraite de 60 ans à 62 ans.

"L'impact pour l'Unedic sera sans doute encore plus important, au vu de la part élevée de chômeurs parmi les 55-60 ans", écrivent Les Echos, précisant que les plus de 60 ans représentent 3,8% des chômeurs indemnisés.

Invité sur RMC à commenter cette étude, Laurent Wauquiez a minimisé ce possible surcoût. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi a dit qu'elle avait été faite sur une base "statique". Or, selon lui, "on va revenir sur trente ans de mentalités qui ont consisté à sacrifier l'emploi des plus de 50 ans". "Le taux de chômage des seniors est bien inférieur à la moyenne", a-t-il également argumenté. Les conséquences de la réforme des retraites et la question de l'emploi des seniors sera au coeur des discussions sur fond de remontée du chômage dans cette tranche d'âge.

Au premier trimestre, le taux de chômage des plus de 49 ans a atteint 6,6% en métropole (491.000 personnes) et 6,8% avec les DOM (+1 point sur un an et +1,9 point en deux ans), contre 9,5% en moyenne en métropole et 9,9% DOM inclus.

(Source : L'Expansion)

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Mis à jour ( Mercredi, 01 Septembre 2010 13:47 )  

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