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Accueil Social, économie et politique La crise actuelle aurait pu être évitée

La crise actuelle aurait pu être évitée

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Partie des Etats-Unis à cause de leurs subprimes, face à cette première crise, le gouvernement américain aurait pu alors faire le bon choix et éviter le pire au reste du monde.

Mais incompétent, ayant la vision la plus intégriste qui soit du libéralisme économique et fort peu soucieux de l'intérêt général, il ne l'a pas fait...

Nous en avions déjà parlé ici et : la solution de bon sens avait été émise l'été dernier par Olivier Ferrand à l'occasion d'une Thema sur Arte consacrée à la crise financière... Selon le président de Terra Nova et professeur de finances publiques à Sciences Po, au lieu de sauver après-coup les incendiaires (les banques), les pompiers auraient du immédiatement s'occuper des victimes (les petits propriétaires endettés). Mais dans un pays soi-disant «moderne» et «civilisé» qui n'est même pas fichu d'assurer à 50 millions de ses citoyens ne serait-ce qu'une couverture santé, subventionner le bas peuple pour qu'il ne vire pas SDF, c'est impensable !

Aujourd'hui, c'est au tour de l'économiste Frédéric Lordon (CNRS) de dénoncer cette monumentale occasion manquée sur Marianne2 :

=> VISIONNER ICI la première partie
La suite de l'interview : partie 2 et partie 3

Si le gouvernement américain avait renfloué les ménages au lieu de renflouer les banques, non seulement 3 millions de familles américaines ne se seraient pas retrouvées à la rue, mais la crise immobilière puis financière, puis économique, sociale et morale… aurait été évitée à échelle planétaire.

Il y a de quoi être dégoûté, non ?

(Ceci n'est, hélas, pas un poisson d'avril…)

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Mis à jour ( Mercredi, 01 Avril 2009 20:53 )  

Commentaires 

 
+1 # Yves 2009-04-01 20:05 Mais les origines de la crise ne se "résument" pas qu'aux subprimes.

Une crise mondiale dictée par notre instinct de survie

Hommes politiques, grands patrons, experts financiers… personne n’est en mesure de nous dire comment résoudre cette crise mondiale qui ne fait que commencer. Les plans de sauvetage pour relancer la machine par le «dumping financier» se heurtent à notre instinct de survie.

Voilà ce que l’on pouvait entendre il y a quelques jours : «Une croissance infinie dans un monde fini, c’est terminé !», ou encore : «On ne sait pas du tout ce qui va se passer !». Et où donc pouvions-nous entendre ces commentaires désabusés ? Dans un débat altermondialist e, dans un meeting des Verts ou dans l’entourage de Nicolas Hulot ? Pas du tout. Ces mots ont été prononcés à l’Intercontinen tal le Grand, le palace parisien qui accueillait fin octobre le World Air Transport Forum, un des plus grands colloques organisés autour du transport aérien. Et qui a prononcé «On ne sait pas du tout ce qui va se passer !» ? Jean-Cyril Spinetta, Pdg d’Air France. Qui a lancé à la tribune «Une croissance infinie dans un monde fini, c’est terminé !» ? Loïk Le Floch-Prigent, ancien Président d’Elf, plus connue aujourd’hui sous le nom de Total.
Et partout dans les coulisses de cette manifestation qui rassemblait la fine fleur du business de l’aérien (Boeing, Airbus, IATA, les plus grands aéroports, les grandes compagnies aériennes et les motoristes : Air France/KLM, British Airways, Rolls Royce…), même son de cloche, mêmes propos désabusés, même morosité, mêmes inquiétudes.

Le crash du transport aérien

Le transport aérien est une activité vers laquelle convergent quelques-uns des plus importants secteurs industriels : les hautes technologies, comme les matériels informatiques qui équipent avions et systèmes de navigation, l’aéronautique (pour l’assemblage des carlingues), le BTP (pour la construction des gigantesques plateformes aéroportuaires) , l’industrie pétrolière (qui fournit le kérosène)… Mais le transport aérien est aussi le secteur emblématique et énergétivore de la mondialisation accélérée observée ces 20 dernières années. Depuis plus d’un mois, toutes les compagnies aériennes du monde font grise mine et voient les taux de remplissage de leurs avions, en classes affaires mais également en classe économique, chuter (-10 à -15% en moyenne), voire s’effondrer pour certaines… de plus en plus nombreuses.

Un million d’emplois détruits aux USA depuis janvier 2008

De l’autre côté de l’Atlantique, aux USA, on ne compte plus les entreprises qui limitent drastiquement les déplacements internationaux de leurs collaborateurs, y compris celles qui affichent encore des résultats financiers honorables. Seulement voilà, quand les businessmen se déplacent moins, ce sont les contrats qui ne se signent plus ; les flux d’exportations et d’importations se tassent ou fléchissent. Et les signes de ce tassement qui, peu à peu, se transforme en récession, on peut les mesurer : Quelques jours après l’élection placebo de Barack Obama, on apprenait que 240.000 emplois avaient été détruits en octobre aux USA, soit plus d’un million depuis le début de l’année 2008. Et de ce côté-ci de l’Atlantique, en France, 48.000 personnes ont perdu leur job en août et en septembre. Certains pronostiquent, notamment sur le site Actuchomage.org, 400.000 à 500.000 chômeurs de plus d’ici la fin de l’année 2009.

Absurde : Les gouvernements soutiennent les fauteurs de crise

De part et d’autre de l’Atlantique, personne ne contrôle la situation. Les USA et l’Europe n’ont pas d’autres réponses à apporter que d’injecter des centaines de milliards de dollars dans le système financier pour tenter de soutenir l’économie. Ainsi, en réponse aux conséquences du «dumping financier» (notamment le surendettement des ménages modestes), les grands argentiers états-uniens et européens n’ont rien trouvé de mieux que le «dumping économique» ; coûte que coûte, ils soutiennent une économie déjà dopée par des décennies de déficits, en les creusant d'avantage. Plus qu’un aveu d’impuissance, il s’agit-là d’une ERREUR HISTORIQUE, qui consiste à prendre des mesures contraires à ce qu’il faudrait faire. Plutôt que de réformer le système, plutôt que d’investir sur ce que l’on a négligé jusque-là, on confie des centaines de milliards de dollars aux fauteurs de crise. Et on en arrive à la situation absurde où les gouvernements INVESTISSENT MASSIVEMENT DANS LA CRISE. Ils ne l’enrayent pas, ils l’alimentent. En conséquence, la récession va s’accélérer !

Des catastrophes imminentes… et connues depuis longtemps

Car les hommes politiques n’ont décidemment rien compris. Nous ne sommes pas face à une crise conjoncturelle qu’on peut résoudre à coups de milliards de dollars, mais structurelle. Les Paulson, Bush, Sarkozy, Brown, Lagarde, Merkel… n’ont pas su anticiper la Bérézina des marchés financiers alors qu’elle était évoquée depuis plus d’un an et demie (il suffit de relire la presse économique de 2007 pour s’en assurer). Ils n’ont rien vu venir, comme ils se refusent à prendre en considération les rapports alarmistes portant sur les inévitables bouleversements climatiques, rédigés depuis plus de 20 ans par les climatologues.

Nous ne pouvons plus vivre au dessus de nos moyens

«La maison brûle» déclarait il y a quelques années Jacques Chirac. On constate en effet que notre Terre se consume plus rapidement encore que les experts ne le craignaient. Et ce n’est pas l’application du Protocole de Kyoto qui nous permettra d’inverser la tendance pour échapper aux catastrophes écologiques qui s’annoncent dès maintenant. Oui, nous l’affirmons, la crise économique actuelle est la première conséquence mondialisée des désastres qui se profilent à l’horizon !
Nous ne pouvons plus vivre au dessus de nos moyens. Il faudrait 4 planètes Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale (actuellement 6,7 milliards d’habitants) si son niveau de consommation était équivalent à celui des Européens. Il en faudrait 8 si le standard retenu était celui des Américains. C’est SANS ESPOIR !

3 milliards d’humains en 1950. 10 milliards en 2050 !

Dans son «Pacte écologique», Nicolas Hulot rappelait que «si le niveau d’équipement en automobiles des Chinois était celui des Américains, toute la production mondiale de pétrole ne suffirait pas à couvrir la consommation d'essence des voitures chinoises». Tous les enjeux sont résumés dans ce constat. Et c’est sans compter sur une projection plus préoccupante encore : En 2050, nous devrions être autour de 10 milliards d’humains, chacun aspirant LÉGITIMEMENT à vivre selon les critères occidentaux. Rappelons que 3 milliards d’hommes vivaient sur Terre en 1950 !
Oui, la crise économique actuelle est la conséquence directe d’une convergence de problèmes qui se rapprochent rapidement de nous. Aujourd’hui, aucun état, aucun homme politique, aucun économiste, aucun expert, aucun patron, n’est en mesure de nous dire combien de temps elle va durer et nous fournir les recettes pour en sortir. «On ne sait pas du tout ce qui va se passer !». Cette phrase sonne comme un aveu d’impuissance dans la bouche d’un des plus grands patrons français, Jean-Cyril Spinetta, Pdg d’Air France. Cette crise paraît «irrationnelle» parce qu’elle est dictée par autre chose. Les modèles mathématiques des experts ne peuvent l’expliquer. La volonté politique de nos dirigeants ne peut l’enrayer. Cette crise est une manifestation de notre INSTINCT DE SURVIE !
Au fond de nous-mêmes, y compris chez les traders, les banquiers, les businessmen, nous savons «qu’une croissance infinie dans un monde fini, c’est terminé !». Cette phrase sonne comme un avertissement de plus dans la bouche de celui qui fut un des plus grands patrons du secteur pétrolier, Loïk Le Floch-Prigent, l’ancien Pdg d’Elf (aujourd’hui Total).

Chaque jour, le gouffre s’élargit et se creuse un peu plus

Le monde a changé ces dernières semaines. On assiste même à une véritable RÉVOLUTION des consciences. Il y a quelques mois encore, les discours alarmistes étaient tenus par des personnalités éloignées du monde des affaires, comme Nicolas Hulot ou Al Gore (Prix Nobel de la Paix 2007 avec le GIEC, pour leurs travaux menés sur le réchauffement climatique). Aujourd’hui, ce sont les grands patrons qui tirent la sonnette d’alarme. Pourtant, les hommes politiques, notamment Nicolas Sarkozy qui a fait du pouvoir d’achat, donc du pouvoir de consommation, son cheval de bataille électoral, restent camper sur leurs positions : Relancer la croissance, relancer la machine économique par le «dumping financier», relancer la consommation par l’endettement des ménages et des entreprises, relancer l’exploitation à outrance des ressources naturelles, relancer la destruction des écosystèmes et de la biodiversité, accélérer notre course folle vers un gouffre qui, chaque jour, s’élargit et se creuse un peu plus.

Une catastrophe mondiale dans les 20 à 40 prochaines années

Nous DEVONS NOUS IMPOSER un nouveau schéma de développement qui passe par une «réduction» du train de vie des pays riches. Nous devons fournir aux pays «pauvres» les clés d’un développement économique responsable et durable qui ne pourra réussir qu’à la seule condition «d’encadrer» l’explosion démographique et par une juste répartition des richesses. Car nous ne pouvons envisager un instant vivre à 10 milliards d’habitants sur le mode de développement de ces 40 dernières années. Si nous persistons dans cette erreur fatale, nous devons accepter l’échéance qui nous est promise : UNE CATASTROPHE MONDIALE, non pas dans 50 ou 100 ans, mais dans 20 à 40 ans. Sans doute plus tôt. Peut-être même a-t-elle commencé…

Yves Barraud pour Rénovation-démocratique.org - novembre 2008
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0 # superuser 2009-04-01 20:35
Cette crise est bien systémique et de toutes manières, à force de marcher sur la tête, non seulement elle nous pendait au nez mais elle ne fait que précéder des bouleversements plus dramatiques encore.

Mais c'est la preuve que toutes les solutions de bon sens et à destination du peuple, quand elles ne sont pas appliquées, nuisent à l'humanité et à la planète entière.
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0 # tristesir 2009-04-02 10:30 Hier, je lisais dans le journal "La Croix" que la "crise" entrainait la fermeture d'écoles publiques aux USA dans certains états comme la Floride.

Ces gens ont pourtant de l'argent pour faire la guerre, ils dépensent des milliards de dollars pour entretenir leur armée.

Mais si tu es pauvre dans ce pays, la santé et l'éducation c'est à minima ou pas du tout.
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