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Accueil Social, économie et politique Le G20 enterre la crise. Jusqu’à quand ?

Le G20 enterre la crise. Jusqu’à quand ?

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Un G20 «historique» a mis fin à la crise économique de ces derniers mois. L’heure est à l’optimisme et à l’euphorie planétaire…

Fortiches nos dirigeants… sauf qu’au lendemain du G20, le 3 avril, les Bourses amorçaient déjà une rechute. Ben alors, l’euphorie n’aurait-elle duré qu’une journée ? (1)

=> Lire tout l'article sur Rénovation-démocratique

(1) Avec 663.000 postes de travail supprimés et le chômage qui atteint 8,5% des actifs, mars a été un nouveau mois terrible pour l'emploi aux États-Unis. Prévisions 2009 : + 6 millions de chômeurs ! (hypothèse basse…)
Mis à jour ( Vendredi, 03 Avril 2009 19:15 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2009-04-03 20:17 Il y a quelque chose d’ahurissant dans les événements que nous subissons depuis plusieurs mois. Ceux qui nous ont placés dans la crise prétendent aujourd’hui détenir les solutions pour nous en sortir. Et ceux qui nous alertaient sur les inconséquences de nos dirigeants n’ont même pas la possibilité d’émettre l’ombre d’une proposition.

Nous ne sortirons pas de la crise financière, économique, sociale et écologique par un simple claquement de doigt de ceux qui nous y ont plongés. «Le Gouvernement n’est pas la solution, c’est le problème !», déclarait en son temps l’ultralibéral Ronald Reagan, Président des États-Unis dans les années 80. Mais aujourd’hui, sans les centaines de milliards de dollars débloqués par les gouvernements, tout le système financier et bancaire international serait en faillite (et malgré les plans de soutien consentis, il reste au bord du précipice).

Dans la même veine, notre Président ne déclarait-il pas en mars 2008 : «Le Royaume-Uni est devenu pour nous un modèle de référence». Onze mois plus tard, lors de son intervention télévisée du 5 février 2009, il reniait sa conviction d’un péremptoire : «Franchement, quand on voit la situation aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, on n’a pas envie de leur ressembler…» Voilà un retournement de veste tout simplement stupéfiant !

Et ceux qui nous ont placés dans cette situation de banqueroute généralisée, ces grands analystes qui n’ont rien vu venir, cette ministre de l’Économie et des Finances (Christine Lagarde) qui nous promettait une croissance à 2,5%, à 3% même, ce chantre du libre-échangisme mondialisé (Jacques Attali), ce Jacques Séguéla sénile qui nous administre un : «Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie» continuent à parader sur les plateaux télé et donner la leçon à ceux qui subissent de plein fouet leurs erreurs d’appréciation, d’anticipation… et leur arrogance. C'est INSUPPORTABLE !

Et malgré tout, les médias traditionnels déversent un flot continu d’analyses économiques plus fumeuses les unes que les autres, sans aucun discernement, sans aucun recul. Ainsi, tous les soirs sur Radio Lagardère (le «frère» de notre Président), après le journal de 22h30 d’Europe1, dans l’émission Top à Wall Street, les auditeurs ont droit à leur leçon du jour. Entendu cette semaine, ce commentaire d’un analyste d’une grande banque française dont le nom nous a malheureusement échappé : «L’ondée est passée. Nous envisageons un redémarrage dès le deuxième trimestre 2009». «L’ondée est passée», c’est en ces termes surréalistes que ce grand optimiste qualifie la dégringolade boursière de ces derniers mois, le crack devrions-nous écrire. L’ondée est peut-être passée mais, ce 20 février, le CAC40 a encore dévissé de 4,72% (plus de 8% de perte en une semaine). «Nous envisageons un redémarrage dès le deuxième trimestre 2009», affirme cet «expert» sûr de son fait. Quelle absurdité ! Sur sa lancée, il est plus probable que l’indice CAC40 finisse l’année à 2.500 points, à 2.000 points même (il s’établit aujourd’hui à 2.750 points et était à plus de 3.000 à la fin de l’année 2008) ! Et tous les soirs, OUI TOUS LES SOIRS, on a droit aux mêmes inepties sur l’antenne d’Europe1. Testez, vous serez abasourdis. Et ça fait des mois que ça dure !

Ils n’ont rien vu venir, ils n’ont aucune solution à proposer, mais ils sont toujours là, les mains sur le volant de notre avenir. Hommes politiques, économistes, chefs d’entreprises, analystes financiers, banquiers… tout l’establishment se tient les coudes. Ils nous conduisent à la faillite tout en prétendant nous l’épargner. Et pendant ce temps, ceux qui avaient vu juste, ceux qui réfléchissent depuis des années à des alternatives crédibles ne trouvent pas de tribune pour exposer leurs vues. C’est invraisemblable ! Même ceux qui jouissent d’une forte notoriété, comme Nicolas Hulot, n’intéressent plus personne, surtout pas les médias traditionnels.

Souvenez-vous, c’était il y a moins de 2 ans, moins de 24 mois ! À l’avant-veille des élections présidentielles de 2007, Nicolas Hulot nous dévoilait son «Pacte écologique». Et que pouvions-nous lire dans la «Lettre ouverte» qu’adressait Hulot aux candidates et candidats ? Il y évoquait le péril écologique que court la planète en des termes qui font froid dans le dos.
L’urgence est telle que l’auteur proposait d’entrée de jeu d’abandonner la notion de PIB, tant elle paraît obsolète. Rappelons ici que le Produit intérieur brut correspond à la richesse créée par un pays ; c’est donc le principal indicateur de prospérité économique… et sociale. Pour l’animateur d’Ushuaia, le PIB n’a plus aucun sens dans un monde promis à la pénurie de ses ressources naturelles. Pourtant, c'est à cet indicateur désuet et, plus encore, à son taux de croissance annuelle que s'accrochent désespérément les grands argentiers de la planète.

La suite s’inscrivait dans la même veine. Pour Hulot, tout le système médiatique mondial est bon à mettre à la poubelle, celle réservée aux déchets non recyclables. «La communication planétaire qui devait rapprocher les hommes cristallise les rancœurs qui ont tôt fait de se transformer en haine». Hulot évoquait ici les populations pauvres qui peuvent, par l’intermédiaire de la télévision «constater de visu les écarts et les disparités qui les séparent des populations qui s’en sortent et se "vautrent" dans l’outrance. Les frustrations sont gigantesques». Elles le seront plus encore en cette période de crise !

Toujours dans cette «Lettre ouverte», les mots de Nicolas Hulot en appelait au courage des hommes politiques (dont chacun sait qu’il s’agit-là de leur principale qualité) : «Si, madame ou monsieur le futur président de la République, vous préférez cacher la dimension des enjeux plutôt que de les affronter, ne vous y trompez pas : tous les autres problèmes que connaît notre société, à commencer par les souffrances sociales, se trouveront aggravés et s’avèreront de moins en moins gérables. Comme le disait Sainte Beuve, nous sommes contraints de faire mieux avec moins». Fin de citation. Ici, Hulot invitait les signataires, donc Nicolas Sarkozy, à annoncer aux Françaises et aux Français qu’ils auront «moins»… Et c’est exactement ce qu’ils vivent aujourd’hui : Une érosion progressive de leur qualité de vie, de leur pouvoir d’achat et de leur protection sociale.

Hulot poursuivait dans un registre tout aussi combatif : «Notre démocratie (…) qui se doit d’être à l’écoute de tous, ne permet pas à l’intérêt général de s’imposer facilement face aux intérêts catégoriels». Deux ans plus tard, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, on constate que jamais les lobbies de toutes sortes n’ont autant interféré dans les décisions prises au plus haut sommet de l’État et dans les institutions de la République. Tous les courants de pensée «alternatifs» sont aujourd’hui marginalisés et muselés au seul profit d’un establishment politique et financier qui nous conduit droit dans le mur.

Si nous avons pris Nicolas Hulot pour illustrer la marginalisation des alternatives au système qui s’écroule, c’est qu’il bénéficie d’une visibilité dont ne profitent pas celles et ceux qui développent d’autres thèses tout aussi pertinentes, ou plus. Même Nicolas Hulot, le «chouchou» des Français et jadis des médias, est relégué à la marge !

Dans ces conditions, comment sortir d’une crise quand ceux qui nous y enfoncent sont toujours aux commandes ? En d’autres époques, plus barbares il est vrai, on se débarrassait physiquement de ceux qu’on jugeait responsables d’une situation qui ne pouvait plus durer. Les temps ont changé. Finira-t-on par le regretter ?

Yves Barraud pour Rénovation-démocratique
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0 # Pili 2009-04-03 20:57 C'est complètement vraie ce que tu apportes dans ton hélas lucide article.

Cette euphorie relayée par tous les médias sur un G20 qui n'apporte rien fait froid dans le dos!!!

Cela n'annonce rien de bon, les jours sombres s'annoncent!

Cela me fait penser, et malheureusement , j'aurais aimé penser autrement, que nous entrons dans une période où les guerres pour la quêtes des ressources naturelles guidées par la logique de la croissance à tout prix est déjà programmé par ces grands de ce monde

Non seulement nous allons payer leur crise mais aussi leurs guerres
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0 # Yves 2009-04-03 21:06 Vis-à-vis d'Obama qui, lui aussi, au lieu d'user d'un langage de vérité (sans verser dans "mon" catastrophisme) s'adonne aux boniments.

Comme parler de "poursuite du redressement économique" quand près de 700.000 emplois ont été détruits en mars aux USA.

La méthode sarkozyste du déni fait malheureusement des émules.

C'est bien ce qui est préoccupant !
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0 # Pili 2009-04-03 21:25 Sur Rénovation Démocratique, nous avions déjà émis notre scepticisme à son égard :-)

===>USA : Que pouvons-nous espérer du nouveau président?

===>Obama, effet placebo pour une Amérique malade
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0 # Yves 2009-04-04 00:11 Si Nico a la "banane", Barack a la "frite" (facile !)… quand il parle de son hôte.

Le président des USA s'est déclaré «emballé» par l'«extraordinaire hospitalité» du président français, dont il a vanté l'«énergie» et qu'il a qualifié de «si courageux sur tellement de fronts qu'il est difficile de les énumérer tous…». Ajoutant : «Je souhaite remercier la France pour son leadership extraordinaire en Afghanistan».

J’en connais un qui va faire de doux rêves ce soir…

Pourtant, quand on sait ce qui se passe là-bas, en Afghanistan, on préfèrerait laisser le leadership aux USA ! Et même qu’on n’y serait pas que ça serait vachement mieux…

Quant à l'énergie de Nicolas Sarkozy, il n'y aura bientôt plus qu'Obama pour la louer. Parce que l'énergie de Sarko, c'est comme le courant alternatif : un jour ça va dans un sens, le jour suivant dans l'autre.

Et, à mesure que passent les mois, les Français, eux, ils pètent les plombs (facile !).
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0 # patrice-merignac 2009-04-04 14:43 rien de rien pour les millions de chomeurs, idem pour le pouvoir d'achat des salaries ou des retraites, aucune relance par la consommation pas l'ombre de la moralisation sociale du systeme pour creer de l'emploi, pour creer une dynamique de progres social dans notre pays ou meme ailleurs dans le monde, pour nous donner un avenir ainsi qu'a nos enfants autre que celui que nous subisont depuis la fin des 30 glorieuses, aucun courage politique a remettre en cause une machine comptant 4 millions de chomeurs, plus de 7 millions vivant en dessous du seuil de pauvrete, plusieurs centaines de mille souhaitant vivre dans un logement decent et dont le cout correspondrait a leurs revenus.

ce g20 ca etait 2 pas en avant et 3 en arrière pour les citoyens, un semblant de moralisation mais seulement en superficie demain nous paieront toujours 20 % sur nos credits à la consommation entre 6 à 8 % pour acheter une voiture, ou entre 4 a 6 % pour un logement alors que la BCE prete depuis 3 jours aux banques à 1.25 % une belle marge benficiaire sur notre dos
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0 # 4_Août 2009-04-04 15:38 "S'il est toujours aussi difficile de trouver quelques milliers de dollars pour une campagne de vaccination pour des pays où une grande partie de la population n'a pas accès à l'eau potable, il est beaucoup plus aisé de trouver, non pas des centaines de milliards — le renflouement d'AIG a déjà prouvé que c'était possible —, mais bien des milliers de milliards de dollars. Lors de son discours de clôture prononcé jeudi après-midi, Gordon Brown a annoncé fièrement que les pays réunis à Londres pour le G20 vont injecter au total 5 000 milliards de dollars dans l'économie mondiale d'ici fin 2010. Une telle masse d'argent semble défier l'entendement ; elle correspond à environ un tiers du PIB américain (réparti sur un peu moins de deux ans) ou à trois PIB français — l'Hexagone n'est décidément plus qu'une petite chose à l'échelle des grands enjeux mondiaux. Mais il faut savoir de quoi l'on parle — et déterminer à qui le G20 destine la citerne de punch que viennent de livrer les grands argentiers de la planète sous la pression des "vrais gens", révoltés de payer cash les erreurs et l'avidité des brasseurs d'argent. Quelle partie de cette manne d'argent public — ou garanti en dernier ressort par le contribuable, ce qui revient au même — va retourner effectivement dans la poche de ce public dont l'opinion sur son propre avenir n'avait jamais été aussi sombre depuis la Seconde guerre mondiale ? (…)" la-chronique-agora.com Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # 4_Août 2009-04-04 16:02 Exclusif: le badge qu'il fallait avoir à Londres !

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0 # Pili 2009-04-05 21:59 et ceux qui dénoncent ce consensus se font injurier en public

la nouvelle gouvernance des représentants de l'Etat sarkozyste : Injurier les adversaires!

Quand Pierre Lellouche à court d'argument insulte Jean-Luc Mélenchon

Pierre Lellouche nommé «Monsieur Afghanistan et Pakistan» choisi début mars par Nicolas Sarkozy pour devenir le représentant spécial de la France pour le Pakistan et l'Afghanistan, en direct sur le plateau de Ripostes à propos du G20 et du sommet de l'OTAN, a perdu son sang froid en injuriant un autre représentant du peuple et de l'opposition, Jean-Luc Mélenchon, en le traitant « de pauvre type » et « de sale type » tout en vociférant des menaces de mort « si nous étions à l'époque du duel, je vous aurais provoqué en duel et vous aurais donné la mort. Dommage que cela ne se fait plus » hurle Lellouch à Mélenchon lorsque que ce dernier lui dit que « l'alignement de la France à l'OTAN, c'est s'aligner à la CIA »…

Ces insultes indignes d'un parlementaire et représentant de l'Etat français sont d'autant plus condamnables que cette façon de faire par les représentants de la politique de Sarkozy devient de plus en plus fréquente et se banalise sans même que les journalistes s'en offusquent!

Et comme d'habitude, Moati laisse cette banalité injurieuse s'installer dans le débat où les invités qui viennent faire la propagande de Sarkozy coupent sans scrupule et sans cesse la parole aux autres invités dés que ces derniers critiquent avec des arguments solides le système Sarkozyste!

Difficile pour l'opposition de se faire entendre et de rétablir quelques vérités face au consensus médiatique, où seul le discours dominant propagandiste de l'Etat Sarkozy s'impose dans tous les médias.

L'émission du 5 avril – Rispote – un moment de honte pour le débat télévisuel
==> curseur à partir de la 23e minute pour trente minutes d'impossible riposte
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