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Logement : les plus modestes trinquent

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L'enquête quinquennale de l'INSEE sur les budgets des ménages révèle que les dépenses de logement sont devenues les plus discriminantes entre foyers modestes et aisés, les personnes seules et les familles monoparentales étant particulièrement pénalisées.

Toutes les enquêtes d'opinion réalisées ces dernières années auprès des ménages ont montré qu'il s'agissait de leur préoccupation numéro un. L'INSEE vient de confirmer la justesse de leur impression : le logement représente bel et bien le premier poste de dépense des Français. La dernière livraison de l'enquête «Budget de famille» réalisée tous les cinq ans par l'Institut indique que le logement représente 16% de la consommation des ménages en moyenne. Juste devant les transports, qui représentent environ 15%, suivis par la consommation des produits de biens et services et celle de loisirs.

Cette enquête, réalisée en 2006, éclaire d'un jour particulièrement inquiétant la question du logement, très sensible politiquement. En effet, les 20% des ménages les plus pauvres y consacrent en moyenne 24,8% de leur budget, alors que cette dépense ne représente que 10,8% du budget des 20% les plus riches, soit deux fois moins. «En 1979, le poids du logement était pratiquement identique tout au long de l'échelle du niveau de vie», insiste l'INSEE, précisant qu'à cette époque les ménages y consacraient en moyenne 12% de leurs revenus. Si, pour les Français les plus riches, ce poste n'a donc pas beaucoup évolué au cours des trente dernières années, il a quasiment doublé pour les moins aisés.

Selon l'INSEE, l'ampleur de l'écart actuel «provient en partie de ce que les foyers les plus modestes sont le plus souvent locataires». Or les loyers sociaux ne sont proportionnellement pas bon marché : alors que les 20% les plus pauvres ont un niveau de vie quatre fois moins important que les 20% les plus riches, leurs loyers sont seulement deux fois moins élevés.

La situation est également très inégale selon le type de ménages. Le poids du logement dans le budget général est plus élevé pour les personnes seules (23% de leur consommation) et les familles monoparentales (21%) que pour les couples avec enfants (13%).

Il y a vingt-sept ans, c'était l'alimentation qui faisait office de dépense discriminante entre les Français. Les 20% des ménages les plus pauvres y consacraient alors 35% de leur budget, soit 17 points de plus que les 20% les plus aisés. L'écart est tombé à 4,3 points aujourd'hui, avec une part de 17,2% du budget des plus modestes contre 12,9% pour les plus riches. Idem pour les dépenses de transports qui ont tendance à converger. En revanche, les écarts se sont creusés en matière de dépenses de loisirs et de culture : les 20% les plus riches y consacrent 6 points de plus, pratiquement 15% de leur budget, que les ménages les plus modestes. L'écart s'est aussi creusé, mais dans l'autre sens pour les dépenses de communication qui connaissent, depuis 1979, la croissance la plus vigoureuse. «Les dépenses de téléphone croissent plus vite chez les ménages modestes», relève l'institut statistique pour qui ce type de dépense (Internet, téléphonie mobile) pèse une fois et demie moins chez les plus aisés que chez les moins riches.

Au final «les différences de consommation entre milieux sociaux, niveaux de revenus et types de ménage se sont davantage déplacées que réduites», résume sobrement l'INSEE.

(Source : Le Figaro)

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Mis à jour ( Mercredi, 26 Décembre 2007 11:50 )  

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