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Accueil La revue de presse Loi Dalo = loi que Dalle

Loi Dalo = loi que Dalle

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La loi sur le droit au logement opposable est entrée en vigueur mardi. A Paris, des centaines de personnes faisaient la queue mercredi devant la préfecture pour retirer le formulaire, sans toujours y croire.

«Pour l’instant, ça a surtout l’air d’être la galère.» Julien est étudiant à Paris, il vit avec moins de 500 € par mois. Pas question pour lui d’avoir un logement indépendant avec si peu : il vit donc chez des amis, faute de mieux. Mercredi matin, il s’est rendu tôt à la préfecture de Paris pour retirer le dossier lui permettant d’accéder à un logement, selon les termes de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo). «Il y avait un monde fou, pire que la queue pour aller à Beaubourg le dimanche.» Il est rentré chez lui, avant de retenter sa chance en début d’après-midi. Pour lui comme pour les centaines de personnes qui se sont rendues à la préfecture mercredi, la loi Dalo est un espoir, mais «certainement pas une garantie de logement».

Mêmes craintes pour Michel. Ce quinquagénaire va de contrat précaire en contrat précaire depuis une dizaine d’années. Il arbore un autocollant de l’association Droit au logement (DAL), mais n’y croit pas trop. «Le logement opposable, c’est comme le reste : on promet, mais il n’y a pas assez de logements pour tout le monde de toute façon. Ça va pas être la loi Dalo, ça va être la loi que Dalle.» La file avance doucement, Michel regarde des gens sortir avec le dossier. Kamel vient d’avoir le formulaire, il le parcourt avec avidité. «Sans logement, t’es rien. Pas de compte en banque, tu ne peux pas recevoir ta paye autrement que chez les parents… Pour l’autonomie, ça va bien m’aider si ça marche.»

Michel, lui, s’impatiente dans la queue. «Les gens croient que le formulaire fera tout, mais après ce sera encore long.» Il relaie l’avis du DAL. Selon l’association, seuls 60.000 logements seraient disponibles pour 600.000 personnes concernées par la loi entrée en vigueur le 1er janvier : les personnes sans logement ou menacées d’expulsion dans un premier temps. Un couple arrive, semble contrarié de voir tant de monde. Ils discutent deux minutes, et tournent les talons. «On reviendra un autre jour.»

(Source : Libération)

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Mis à jour ( Jeudi, 16 Décembre 2010 09:15 )  

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