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Fusion ANPE-Unedic : entre 4.500 et 5.000 postes qui pourraient être «libérés»

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Selon la direction générale de l'ANPE, le rapprochement des deux organismes permettrait de «libérer» entre 4.500 et 5.000 postes. Les services du ministère de l'Emploi confirment attendre des économies d'échelle «importantes».

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, ne cesse de le répéter : la fusion entre l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) et le régime d'assurance-chômage (Unedic) ne vise pas à «réaliser des économies». Bien au contraire, le projet doit permettre de «redéployer des moyens supplémentaires au service des demandeurs d'emploi», a-t-elle affirmé dans une interview aux Echos le 2 octobre.

A défaut de chiffrage précis, l'hypothèse de suppressions d'emplois reste pourtant l'une des principales sources d'inquiétude des syndicats de l'ANPE. Et pour cause : la possibilité de rationaliser les effectifs semble incontestable.

Dans une note transmise à Bercy cet été, Christian Charpy, directeur général de l'ANPE, évalue le nombre de postes pouvant être «libérés» par le rapprochement entre l'ANPE et l'Unedic. Le passage de 1.500 à 1.000 points d'implantation, qui constitue une hypothèse assez radicale, permettrait d'économiser entre 1.500 et 2.000 emplois en équivalent temps plein (ETP). La mutualisation des plates-formes téléphoniques permettrait de libérer 200 postes. La rationalisation des structures d'appui (au niveau national et régional), 250 postes. Les gains de productivité des fonctions supports (facturation, suivi des prestataires), 500 postes. Enfin, le transfert de la collecte des cotisations aux URSSAF, qui pourrait intervenir à plus long terme, générerait une économie de 2.000 emplois en équivalent temps plein.

Vers des réaffectations

Au total, ce sont ainsi «entre 4.500 et 5.000 emplois» qui pourraient être «libérés», Christian Charpy se gardant bien d'évoquer la moindre suppression d'emploi. Les salariés concernés pourraient être réaffectés au service des demandeurs d'emploi, suggère-t-il en guise d'alternative. A elle seule, la mise en place du suivi mensuel dès le premier mois de chômage (au lieu du quatrième aujourd'hui) nécessiterait 4.500 emplois supplémentaires.

Rattachée à Bercy, la Direction générale de l'emploi et de la formation professionnelle (DGEFP) confirme que la réforme est «potentiellement coûteuse» à court terme [1], mais qu'elle devrait se traduire par «des économies d'échelle importantes à plus long terme». Selon elle, l'alignement des salaires des agents de l'ANPE vers ceux de l'Unedic sera au moins partiellement compensé par «les économies que l'on peut attendre de la fusion des réseaux». La DGEFP évoque, elle aussi, la «rationalisation et la diminution du nombre des implantations» ainsi que la «réduction des surcapacités de l'actuel réseau Assedic». Mais les exemples étrangers n'ont pas de quoi rassurer : au Royaume-Uni, la fusion des services de l'emploi avait généré pas moins de 13.000 suppressions de postes.

(Source : Les Echos)

[1] 400 millions d'euros, selon Bercy.

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Mis à jour ( Mardi, 09 Octobre 2007 14:08 )  

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