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Loyers : + 3,23%

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Parmi les augmentations et revalorisations traditionnelles du 1er juillet, n'oublions pas le prix du loyer...

Depuis le 1er janvier, la hausse des loyers ne se calcule plus sur l’indice du coût de la construction (ICC) mais sur l’indice de référence des loyers (IRL), censé être mieux indexé sur le coût de la vie.
Alors que les minima sociaux ont été "revalorisés" de 1,8%, les allocations chômage de 1,95%, le Smic de 2,1% et que les salaires en général augmentent faiblement, les loyers continuent d'afficher une progression remarquable. L’IRL est passé de 105.45 en 2006 à 108.53 à la fin du 1er trimestre 2007 (+ 2,92%), ce qui signifie qu’un loyer de 500 € augmentera de 14,60 € (1). Au 4e trimestre 2006, le taux de l’IRL s'élevait à 3,23% : c'est donc celui qui sera appliqué pour l'augmentation annuelle des loyers hors HLM au 1er juillet.

Se loger est «cher, trop cher», a dit l'ex Premier ministre Dominique de Villepin l'hiver dernier en décidant de revaloriser l'APL de 2,8%, pour "compenser"... Aujourd'hui, les aides au logement représentent 60% des prestations de la CAF, qui distribue ainsi 14 milliards d'euros à 6 millions de ménages… euh, pardon : à leurs propriétaires. Comme on exonère généreusement les employeurs de cotisations sociales au nom de l'emploi, au nom du logement le principe reste le même : c'est finalement de l'argent public qui va garantir aux propriétaires le paiement de leurs exhorbitants loyers face à des locataires de plus en plus en difficulté dans un contexte où se loger, qui est pourtant un besoin élémentaire de l'être humain, reste scandaleusement cher voire inaccessible.

(1) Soit à peu près l'équivalent d'une journée d'allocation de minima sociaux (ASS ou RMI).

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Mis à jour ( Lundi, 09 Juillet 2007 16:56 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2007-07-09 16:04 Malgré le tassement des prix, le niveau du marché a entamé le pouvoir d'achat des moins de trente ans.

Le portefeuille des jeunes ménages français n'est plus assez garni. Pour la première fois depuis quatre ans, les prix du marché immobilier auront eu raison de l'intention d'achat des moins de trente ans. Au premier semestre 2007, ils ne représentaient «que» 20,8% des acquéreurs, leur niveau de 2004. L'an passé, leur proportion avait atteint 23,5% des nouveaux propriétaires. Un chiffre record en France.
La montée en puissance des jeunes parmi les primo-accédants était devenue ces dernières années l'une des constantes du marché. Il y a huit ans, ils ne représentaient encore que 17,2% des nouveaux acquéreurs, selon les statistiques recueillies par le réseau d'agences Century 21. Cette catégorie de la population a profité à plein du niveau historiquement bas des taux d'intérêt et de l'allongement de la durée de crédit.

Toutefois, «le maintien des prix à un niveau élevé ainsi que le renchérissement des taux d'intérêt observé ces derniers mois ont contribué à désolvabiliser les ménages les moins établis», analyse Hervé Bléry, directeur général de Century 21. Du coup, leur volonté d'acquisition en a pâti. Le «coup de frein» constaté au niveau des prix depuis le second semestre 2006 n'a rien pu y faire. Pourtant, le tassement est manifeste. «La hausse des prix sur l'année complète en France devrait être d'environ 4%», prévoit Hervé Bléry, contre 8,4% en 2006 et plus de 12% en 2005.

Employés et ouvriers en force. Paradoxalement, ceux qui semblent le moins sensibles à ces évolutions restent les foyers d'employés et d'ouvriers. Leur force de frappe progresse continuellement depuis une quinzaine d'années. Au premier semestre 2007, ils représentent près de la moitié des acquéreurs. En 1990, ils n'étaient qu'un tiers ! «C'est dans cette catégorie socioprofession nelle que l'on note la volonté la plus forte d'acquisition», ajoute Hervé Bléry. Chez ces foyers, l'attentisme préélectoral n'a pas de prise. Ils apparaissent moins sensibles aux changements politiques que les cadres. En outre, ils ne rechignent pas à s'éloigner du centre-ville ou de leur lieu de travail pour acheter un logement. Car ils associent l'accession à la propriété à un «moyen de mettre leur famille à l'abri».

Si la hausse des taux d'intérêt devait se poursuivre, la déduction des intérêts d'emprunt immobiliers pourrait servir de soupape, en particulier aux nouveaux acheteurs. «Cette mesure permettra de lisser 1,5% de hausse des taux», prédit Century 21 qui constate depuis l'annonce un surcroît de fréquentation de ses agences.

(Source : Le Figaro)
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