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Immigration : polémique au gouvernement !

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Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé, lundi 11 juillet à Marseille, la création d'une mission interministérielle d'évaluation des capacités d'accueil et des besoins de la France en immigrés qui rendra ses conclusion en mars 2006.

S'exprimant en préfecture de Région devant des représentants de l'administration consulaire et préfectorale, le ministre a annoncé qu'une "mission interministérielle mènerait dès septembre une réflexion prospective pour évaluer de manière chiffrée et opérationnelle les capacités d'accueil de la France et ses besoins". La mission, a-t-il ajouté, rendra ses "conclusions opérationnelles" en mars 2006.
Souhaitant que s'engage "une vraie réflexion qualitative et quantitative sur les profils de personnes à qui nous souhaitons délivrer des visas", il a préconisé "un système de points permettant d'accueillir ceux que nous souhaitons". Ces points doivent être attribués en fonction notamment de "critères d'âge, de diplômes, de connaissance linguistique et d'expérience professionnelle", a-t-il précisé. L'examen des demandes se fera dans les pays d'origine, en commençant par les étudiants, et le système de points sera éventuellement élargi aux actifs, a précisé le ministre, qui a également répété son intention de "mieux maîtriser l'immigration familiale".

Rappelant, à l'occasion de cette visite consacrée à l'immigration, sa volonté de "profondément transformer la politique d'immigration" de la France, Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il s'agissait "de dépasser une immigration subie où tout le monde est perdant pour une immigration choisie où chacun sera gagnant". (…)

Lire tout l'article sur www.nouvelobs.com

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IMMIGRATION : BORLOO MET EN GARDE

Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a mis en garde mercredi 13 juillet "ceux qui lancent des débats sur une immigration extrêmement large pour subvenir aux besoins de l'économie française".

"Il y a d'abord, dans ce pays, à gérer nos ressources humaines pour qu'elles puissent contribuer au développement économique", a-t-il prévenu sur LCI, en allusion aux propositions du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy sur l'immigration "choisie". Jean-Louis Borloo a rappelé que la France avait "un dispositif qui nous permet d'intégrer au compte goutte". "Attention, nous avons 2,4 millions de chômeurs et d'autres gens, notamment des jeunes, qui ne sont pas dans les chiffres du chômage". Et de lancer : "attention à ce problème d'immigration".

"Le vrai sujet, qui est devant nous, c'est la crise du recrutement. Cela a commencé dans certains secteurs d'activité comme le bâtiment et cela va être sur tous les métiers", a analysé le ministre de l'Emploi.

"On a fait une grosse révolution" en matière d'emploi, a souligné Jean-Louis Borloo, citant "des maisons de l'emploi, le guichet unique, les services à la personne".

Jean-Louis Borloo a été interrogé sur la traditionnelle intervention de Jacques Chirac pour le 14 juillet, alors que Nicolas Sarkozy aurait demandé selon Libération mercredi "pourquoi on perpétue cette tradition, alors qu'il n'y a pas d'actualité et que les Français ont déjà la tête en vacances". "L'actualité justement», c'est "que le chef de l'Etat s'exprime le 14 juillet fête nationale", a répliqué le ministre de l'Emploi. "C'est assez attendu, je crois beaucoup plus cette année encore, parce que c'est le moment où on fixe le cap", a-t-il ajouté.

Le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag, a estimé mercredi sur RMC qu'il n'y avait pas lieu de polémiquer sur les prises de positions du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui prône une "immigration choisie". "Chez moi, dans ma vie personnelle, les gens que j'ai envie d'inviter, je les choisis, je ne laisse pas ma porte ouverte à n'importe qui", a commenté le ministre d'origine algérienne. "Cette polémique, d'où çà sort ?", s'est interrogé Azouz Begag. "On va pas ouvrir nos frontières à tout le reste du monde parce qu'on est habité par un esprit d'altruisme ou je ne sais quoi". Le ministre a estimé que Nicolas Sarkozy allait dans le même sens que l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard lorsque ce dernier avait dit que la France ne pouvait "accueillir toute la misère du monde". Il a jugé qu'il était "important que les pays un peu plus riches participent à l'aide au développement dans le tiers monde et tentent de fixer les populations à domicile".

Lundi à Marseille, Nicolas Sarkozy avait évité d'employer le terme polémique de "quotas" tout en réaffirmant sa volonté de substituer une "immigration choisie", à celle que, selon lui, la France "subit". Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les Peuples) a condamné ses propos en l'accusant de chercher à "instrumentaliser" et "criminaliser" l'immigration.

(Source : www.nouvelobs.com)

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Mis à jour ( Lundi, 11 Juillet 2005 15:29 )  

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