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Allemagne : Plus de 5 millions de chômeurs

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Le ministre allemand de l'Economie et de l'Emploi, Wolfgang Clement, a confirmé mercredi 2 février dans une interview télévisée que le nombre de chômeurs en Allemagne avait dépassé la barre des 5 millions au mois de janvier, un record depuis la fin de la guerre.

D'après le quotidien Die Welt, le nombre de demandeurs d'emplois s'établirait à 5,037 millions en janvier contre 4,464 millions en décembre. Cette "augmentation statistique" du chômage outre-Rhin est principalement liée aux dispositions du plan Hartz IV (lire nos dépêches sur ce sujet dans les "Archives de l'Actu" ou faire une recherche sur le mot "Hartz" en haut à gauche de la page d'accueil).

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Mis à jour ( Mercredi, 02 Février 2005 20:25 )  

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0 # superuser 2005-02-02 19:28 Allemagne : vers un chômage record depuis la guerre
BERLIN (AFP), le 01-02-2005.

Le nombre des chômeurs en Allemagne, qui doit être publié mercredi, devrait pour la première fois dépasser en janvier les 5 millions, un seuil politiquement sensible pour le gouvernement de Gerhard Schroeder qui a fait de la lutte pour l'emploi son cheval de bataille.

Les statistiques du chômage du mois de janvier, et plus globalement du premier semestre s'annoncent "terribles", a reconnu le week-end dernier le ministre de l'Economie et de l'Emploi, Wolfgang Clement. "Au début de l'année, à cause des températures hivernales, les chiffres sur le marché du travail (les chiffres du chômage, ndlr) grimpent malheureusement toujours, la plupart du temps de l'ordre de 350.000", a expliqué le responsable social-démocrate, "ce qui veut dire que nous aurons environ 4,8 millions de chômeurs".
A ce nombre s'ajoutent au moins 200.000 personnes nouvellement comptabilisées avec l'entrée en vigueur le 1er janvier de la loi dite "Hartz IV", dernier pan controversé d'une vaste réforme du marché du travail qui modifie le système d'indemnisation du chômage.

Ainsi, des bénéficiaires de l'aide sociale, le revenu minimum d'insertion en Allemagne, seront désormais assimilés à des sans-emploi et répertoriés comme tels dans les statistiques mensuelles de l'Agence pour l'emploi.
Jamais le chômage n'aura donc été aussi élevé, pas même en janvier 1998 où il avait atteint 4,823 millions. Surtout, pour la première fois dans l'Histoire allemande de l'après-guerre, la barre des cinq millions de chômeurs devrait être franchie.

Wolfgang Clement a tenté de relativiser un chiffre désastreux politiquement, affirmant procéder à une opération transparence. "A l'avenir, il n'y aura plus d'opacité sur le chômage, il n'y aura plus de chômage déguisé et caché", a-t-il promis. Mais le chancelier, qui avait promis de réduire le nombre de chômeurs à 3,5 millions durant son premier mandat (1998-2002), aura du mal à faire passer la pilule.

Déprimés par trois années de marasme économique, les Allemands ont vu se succéder d'impressionnants plans de suppression d'emplois ces derniers mois, comme chez le constructeur automobile Opel ou le leader des grands magasins KarstadtQuelle, ou les projets de délocalisation du fabricant de téléphones portables Siemens.

Après sa réélection de justesse à l'automne 2002, Gerhard Schroeder avait fait de la réduction du chômage son objectif prioritaire. Deux ans et demi plus tard, ils sont près d'un million de plus à pointer tous les mois à l'agence locale de l'emploi.

Le gouvernement social-démocrate/Verts (écologistes) affirme que le chômage commencera à reculer quand sa réforme du marché du travail portera réellement ses fruits. Problème : certains volets sont entrés en vigueur depuis un an maintenant, sans que les effets ne se soient fait réellement sentir. Car la croissance de la première économie de la zone euro reste trop molle pour créer des emplois. Après 1,7% l'an dernier, elle devrait plafonner cette année à 1,6%, pronostique Berlin. Or de l'avis des experts, c'est seulement à partir de 2% qu'une amélioration sur le marché du travail est possible.

La situation du chancelier pourrait d'autant plus se compliquer que se profilent des scrutins régionaux, en particulier le 22 mai dans le bastion social-démocrate de Rhénanie du Nord-Westphalie. "Pour la coalition rouge-verte, l'heure de vérité de la politique du marché du travail sonnera au plus tard à l'automne 2006", à l'occasion des élections législatives, résume ainsi le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).
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0 # superuser 2005-02-02 19:30 PARIS (AFP), le 28-01-2005.

L'emploi dans les pays de l'UE a connu en 2004 des situations très contrastées, du quasi-plein emploi, comme en Autriche ou en Grande-Bretagne, au chômage de masse, notamment en France et en Allemagne, qui s'emploient pourtant à faire évoluer leur marché du travail.

De manière générale, les grands pays (Allemagne, France, Espagne) ont un taux de chômage tournant autour de 10%, plus élevé que la moyenne de la zone euro (8,9% en novembre selon Eurostat) et nettement plus élevé que celui de pays moins peuplés (Autriche, Pays-Bas, Danemark, Suède, Hongrie), où il oscille entre 4 et 7%.
Des pays comme la Finlande, la République tchèque, la Belgique, et l'Italie connaissent une situation intermédiaire, avec un taux de chômage entre 8 et 9%. Et dans le bas du classement, le chômage tourne autour de 18%, comme en Slovaquie et en Pologne.

Malgré ce tableau très contrasté, la situation n'est guère encourageante dans la plupart des pays européens, même chez certains des meilleurs élèves de la classe. Selon un rapport publié jeudi par la Commission européenne, l'emploi est d'ailleurs le "talon d'Achille de l'Europe", et l'Union devra créer 22 millions d'emplois de plus pour respecter l'objectif qu'elle s'était fixé d'atteindre un taux d'emploi de 70% d'ici à 2010.

L'Allemagne a ainsi enregistré en 2004 un nombre record de chômeurs depuis sept ans, avec 4,381 millions de sans-emploi (9,9%). Et le gouvernement s'attend à 4,43 millions cette année, malgré la mise en oeuvre le 1er janvier de la réforme du marché du travail qui s'est traduite par une baisse des allocations et des sanctions accrues pour les chômeurs.
La situation est comparable en France, avec, en décembre, seulement 3.000 chômeurs de moins qu'un an plus tôt, soit toujours quelque 2,4 millions de demandeurs d'emploi recensés. Le dernier taux fourni par Eurostat (novembre) s'élève à 9,6%. Là aussi, la réforme du marché du travail, basée sur un accompagnement renforcé des chômeurs vers l'emploi et une offre accrue de contrats aidés, ne devrait porter ses effets que cette année.

En Belgique, la réforme renforçant le suivi des chômeurs, lancée en juillet, n'a pas empêché le nombre de demandeurs d'emploi de croître légèrement (8,0% en novembre contre 7,9% un an plus tôt selon Eurostat).

La réforme engagée par l'Italie pour rendre plus flexible le marché du travail, entrée en vigueur en 2004, s'est, elle, accompagnée d'une baisse du chômage en 2004 à 8,1% au 3e trimestre. Mais ce recul est engagé depuis plusieurs années et, selon l'Institut italien de la statistique (Istat), la baisse du 3e trimestre est largement due au fait qu'une partie des jeunes et des femmes habitant dans le sud du pays ont renoncé à chercher un emploi.

L'Espagne a vu son chômage baisser grâce à de nombreuses créations d'emplois, mais il touche toujours plus de deux millions de personnes, soit un des taux les plus élevés de l'Union (10,5% en novembre selon Eurostat) et ce malgré un taux de charges sociales très bas (8%), ndlr.

Même parmi les mieux lotis, la tendance est à la hausse du chômage : en Suède, comme aux Pays-Bas, en Hongrie, ou même en Autriche qui a connu le taux le plus élevé depuis 1998 malgré un 4,5% qui ferait pâlir d'envie beaucoup de ses voisins européens.

Restent quand même quelques exemples encourageants, comme le Danemark, qui fait figure de modèle avec un chômage en baisse à 5,3%, et la Grande-Bretagne : 4,7%, soit le niveau le plus bas depuis 30 ans et une pénurie de main d'oeuvre.
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0 # superuser 2005-02-07 12:33 Le coup classique ! Carotte aux entreprises, bâton aux salariés.


BERLIN (AFP), le 07-02-2005.

Le ministre allemand de l'Economie, Wolfgang Clement, s'est prononcé dans deux interviews en faveur d'un relèvement de l'âge de la retraite et d'un abaissement de l'imposition des entreprises.

"Il s'agit d'abord de relever l'âge effectif de départ en retraite à 63 ans, avant de prendre une décision sur un relèvement de l'âge légal de la retraite", a dit le social-démocrate au quotidien Tagesspiegel paru lundi. Interrogé par le journal qui lui demande s'il entend par là une retraite à 67 ans, il a répondu : "Il est clair pour tout le monde que l'âge de la retraite doit être relevé. Il n'y a pas d'autre voie. La question, c'est seulement de savoir si c'est en bloc ou progressivement , selon les années de cotisation".
L'âge légal du départ à la retraite est théoriquement fixé en Allemagne à 65 ans pour les hommes et 63 ans pour les femmes mais dans les faits, beaucoup de salariés partent plus tôt grâce au recours à la retraite anticipée à partir de 60 ans.
Une loi adoptée l'an passé prévoit de repousser d'ici à 2008 à 63 ans l'âge minimal pour la pré-retraite, mais le gouvernement s'est gardé jusqu'ici de toucher au principe de la retraite à 65 ans, que certains économistes recommandent de faire passer à 67 ans.

Dans une autre interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de télévision publique ARD, le ministre juge par ailleurs nécessaire de baisser le niveau d'imposition des entreprises. "Dans l'imposition des entreprises, nous sommes arrivés nominalement trop haut en Allemagne", a-t-il indiqué. "Nous devons faire un pas en matière d'imposition des sociétés pour garder notre site économique compétitif".
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