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Accueil Social, économie et politique + 40.000 chômeurs en avril : La boule de neige des déficits grossit, grossit, grossit…

+ 40.000 chômeurs en avril : La boule de neige des déficits grossit, grossit, grossit…

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40.000 chômeurs de catégorie A supplémentaires en avril 2013, c’est l’équivalent de la population active d’une ville de 90.000 à 100.000 habitants. La courbe n’est pas prête de s’inverser. Au contraire, l’effet «boule de neige» promet d’être dévastateur.

Chaque mois, ils tombent et sont commentés à la va-vite par les médias. Et on attend les prochains qui seront forcément mauvais, voire catastrophiques comme ceux qui viennent de sortir.

Les chiffres du chômage, il est préférable de les oublier rapidement pour revenir à des sujets autrement plus essentiels, de ceux qui ont fait l’actualité des derniers mois, comme le Mariage ou la Manif pour Tous, alors qu’on attend un Emploi pour Chacun.

Et le 27 ou 28 juin prochain, on nous annoncera 40.000 chômeurs supplémentaires en catégorie A, l’équivalent de la population active d’une ville de près de 100.000 habitants. C’est comme ça presque tous les mois…

Derrière ce chiffre se forme toute une cascade de répercussions extrêmement préoccupantes. Car, 40.000 chômeurs de plus, ce sont 40.000 cotisants en moins pour la Sécu, pour l’assurance-chômage, pour les retraites…

L’augmentation du chômage en 2013 devrait donc se traduire par :

• 3 milliards de recettes en moins pour la Sécu. Ou 3 milliards de déficit en plus. Ce qui revient au même !

• 5 milliards de déficit pour l’Assurance-chômage. Ce qui devrait porter la dette cumulée de l’Unédic à 18,6 milliards.

(Estimations tirées du Canard Enchaîné du 29 mai 2013.)

Mais, 40.000 chômeurs de plus, ce sont aussi 40.000 consommateurs qui voient leur pouvoir d’achat amputé de l’ordre de 30% dans la configuration la plus favorable, c’est-à-dire quand ces demandeurs d’emploi touchent des allocations à taux plein.

Chaque chômeur supplémentaire hypothèque donc tous les plans gouvernementaux visant la réduction des déficits publics et de la dette.

Seulement voilà, ce n’est pas un chômeur de plus qu’on enregistre mais 1.300 par jour, 100.000 sur 4 mois et 300.000 sur un an (dans la seule catégorie A). On comprend alors que toutes les mesures prises aujourd’hui pour redresser les comptes sont d’ores et déjà obsolètes, complètement écrabouillées par l'effet «boule de neige» du chômage.

Le gouvernement court après l'accélération de la dégradation de la conjoncture. Sur tous les fronts : Consommation, Licenciements, Pouvoir d’achat, Production industrielle, Déficits publics, Creusement de la dette…

Alors que gouverner, c’est prévoir pour anticiper, la seule prévision crédible est aujourd'hui :

• Une augmentation de l’ordre de 10% du chômage sur un an en 2013.

• Un accroissement proportionnel des déficits des comptes sociaux.

La logique arithmétique de nos élus et hauts fonctionnaires, à Paris comme à Bruxelles, ne trouvera pas d’autre solution que le renforcement de mesures de rigueur budgétaire dont on a pu constater les effets contreproductifs en Grèce, en Espagne, au Portugal…

Tous ces pays s’enfoncent sans perspective de redressement. On peut dire aujourd’hui que la France a rejoint le peloton.

Yves Barraud - Actuchomage.org

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Mis à jour ( Jeudi, 24 Octobre 2013 20:37 )  

Commentaires 

 
0 # nounourse2 2013-06-09 23:15 Effectivement pas de quoi pavoiser …
Surtout si on regarde en plus ce qui se passe autour de nous , dans toute l'Europe :
Citer:
Il n'y a pas que le chômage qui flambe avec la crise en Europe. Le sous-emploi augmente également : en 2012, 3,8 % des actifs occupaient un emploi à temps partiel et souhaitaient travailler plus, contre 3,1 % en 2008, selon Eurostat. Les hausses les plus fortes ont été enregistrées en Irlande (où le taux de sous-emploi est passé de 0,4 % à 6,9 % en quatre ans) ou en Espagne (augmentation de 3,6 % à 6 %). Les pays les plus durement touchés par ce phénomène sont donc également ceux qui ont le plus subi la violence de la crise économique. En France, ce taux était de 4 % en 2012, contre 3,8 % en 2008.


source
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0 # Kani 2013-06-15 21:34 C'est ainsi. Les chômeurs Espagnols n'ont qu'à se débrouiller pour trouver un emploi. Ils n'ont qu'à persévérer et rester optimistes en espérant qu'un jour quelqu'un leur réponde. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # liboue 2013-06-10 19:38 Tout cela est malheureusement voulu que ce soit la gauche libérale ou la droite. Il s'agit de garantir les marges des "entreprises" (les + grosse bien entendu) afin d' "assurer" les dividendes des actionnaires.

Un des leviers, est le gel ou la baisse des salaires; pour ce faire, il faut un chômage de masse afin de faire pression sur les personnes qui ont de la "chance" d'avoir un travail notamment en CDI. D'où, la destruction du code du travail (ANI) qui permet de licencier "plus facilement", de jouer sur les CDD et encore plus sur l'intérim.

Conclusion: si pas de révolte des opprimés (les travailleurs qui n'ont que leur force de travail à proposer), le capital aura gagner sur le travail!

Dernier point: le capitalisme n'a jamais prétendu à s'occuper du sort des salariés car son seul but est l'accumulation; pendant les soi-disant 30 glorieuses, il n'y a eu qu'un compromis fordiste pour favoriser le retour à la croissance.
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0 # Kani 2013-06-15 21:30 Il n'y aura pas de révolte. Les opprimés n'ont pas le temps pour cela. Ils tentent de survivre et ceux qui ont le privilège d'occuper un emploi se tiennent tranquilles pour ne pas perdre leurs places. Le capitalisme a gagné. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # superuser 2013-06-15 21:44 Votre résignation vous en rend complice. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Paulina1 2013-06-14 15:53 Avec cette augmentation continue des inscriptions, le temps pour retrouver un emploi, même en interim ou cdd, s'allonge. En tant que DETLD c'est très difficile de décrocher un emploi ; il y a trop de concurrence.
Cela a des conséquences sur le déficit de l'UNEDIC, mais aussi de l'URSSAF et des caisses de retraite complémentaire. Alors en ce moment, on cherche à trouver une solution pour le déficit au niveau retraite complémentaire. Y en a marre ! Si on continue à augmenter la durée de cotisations, les actifs partiront plus tard, donc ceux qui veulent entrer sur le marché du travail devront attendre et hop plus de chômage. C'est une spirale infernale qui nous mène vers la faillite.
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0 # Kani 2013-06-15 21:27 Paulina, ces considérations, même si elles sont juste ne sont pas prises en compte. Nous sommes seuls. Chacun doit se débrouiller comme il le pourra : il n'y a qu'une règle et c'est celle de l'individualisme. Au fond, ce qu'on considère comme une problème et qui est en fait une solution pour les capitalistes n'est que le problème des chômeurs tenues de faire ce qu'ils pourront pour trouver un emploi envers et contre tout. Peut importe que tout cela soit logique ou non. Nous sommes dans l'irrationnel. Il faut s'y faire. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Paulina1 2013-06-16 10:45 Non il ne faut pas se laisser faire et dire amen à tout.. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Cassiopée 2013-06-25 10:19 Les acquis ne se sont pas délocalisés à l’étranger, avec la mise en concurrence ses acquis sont vite détruits, par aussi la vitesse importante des délocalisations .

Il suffisait d’ovrir les droits de douanes, de créer des accords de libre-échange avec des pays non industriels comme nous l’étions, et tous les droits et salaires acquis vont disparaître même les nôtres.

De plus, il n’y a pas de consommation intérieure dans ses pays puisque presque-tout repose sur les marchés occidentaux qui sont les clients de masse. Il y a un gaspillage matériel de fabrication très massif.
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