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Accueil Social, économie et politique Gérard Filoche, ou comment résister aux traîtres et aux usurpateurs ?

Gérard Filoche, ou comment résister aux traîtres et aux usurpateurs ?

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Pourquoi le bouillonnant Gérard Filoche reste-t-il au PS ? Son engagement sincère et tenace a-t-il encore quelque chose de commun avec la ligne «sociale très libérale» du parti de gouvernement ?

La position de Gérard Filoche au sein d'un Parti socialiste, sorte d'UMP-bis qui n'est que l'ombre de lui-même, paraît intenable au regard de son engagement et de la pertinence des luttes qu'il mène.

Peut-être croit-il naïvement y trouver les moyens logistiques propres aux grands partis à même de permettre la mise en œuvre de réformes qui rééquilibreraient la situation sociale et économique du pays. Pourtant, force est de reconnaître que, depuis des années, son «influence» en ce sens relève de la chimère et révèle — encore — ce gouffre séparant la base des élites.

Mais Gérard Filoche a-t-il le choix et pourquoi s'en irait-il de ce parti dont il est, avec d'autres, un authentique représentant, c'est-à-dire le tenant d'une politique faite de progressisme, d'équité et de partage ? Car, historiquement, si les grandes avancées sociales sont le fruit des luttes populaires et de l'action militante, c'est aussi par le truchement de ce parti que nombre de revendications se sont concrétisées en droits.

Malgré toute cette pourriture qui s'y répand, malgré la prolifération de ces intrigants carriéristes issus, presque toujours, des milieux les plus favorisés, malgré l'infiltration profonde de l'idéologie ultra-libérale, n'est-il pas de son devoir de rester au PS ? Ne rappelle-t-il pas ainsi qu'il y a un vrai et un faux Parti Socialiste ?

Cerné avec d'autres irréductibles par des traîtres, Gérard Filoche n'est-il pas un vrai patriote, un résistant, en tenant sa position, en refusant de leur «laisser les clés» de cette maison PS qui n'est pas celle des laquais du grand patronat et de la finance ?

Les exclus, considérés comme des citoyens de seconde catégorie, sur qui s'est faite l'expérimentation du recul social, et maintenant la classe moyenne qui commence à son tour à y goûter, ne sont-ils pas dans la même position que Gérard Filoche en ce sens qu'on nous pousse tout autant à abandonner le peu de terrain dont on dispose (cette capacité de nous saisir intellectuellement des questions publiques dans un environnement vicié), à abdiquer notre responsabilité en affirmant que ce pays nous a trahi et qu'à ce titre il n'est plus le nôtre ?

Chacun déserte ainsi l'espace politique pour ne plus chercher à comprendre, se réfugiant dans des automatismes de pensée entretenus par les médias de marché et s'accrochant aux espoirs d'alternative (partis politiques, modes de vie alternatifs…). Pourtant, il n'existe aucune raison à cette résignation ou ce repli sur soi, à ce que l'on se mette de notre plein gré à l'écart et ainsi laisser le champ libre aux usurpateurs. Car ce terrain que l'on nous pousse à abandonner, il est, sur le modèle du système d'expropriation orchestrée par les grands propriétaires, les industriels et les spéculateurs, immédiatement occupé et mis à profit pour qu'on en lâche toujours plus et renforcer la cash machine. Mais cette terre et ce pays sont notre héritage et il convient d'y revendiquer nos droits face à ceux qui veulent s'en accaparer les fruits pour eux seuls.

Qu'en retenir si ce n'est que la course actuelle des affaires de l'Etat n'a rien de normal, que le fonctionnement dévoyé des institutions n'a rien de légitime, que les individus n'ont pas à être en proie à ce doute permanent sur les décisions et les directions à prendre dont ils laissent finalement la souveraineté entre les mains de leurs bourreaux, qu'ils doivent exhumer eux-mêmes, en les revendiquant, les grands principes fondamentaux, affirmer la nécessité de bonnes institutions, c'est-à-dire des structures au service du peuple, au service de tous.

Perdu au milieu d'un parti gangrené et derrière un certain aveuglement, Gérard Filoche a pourtant raison : cet Etat, c'est le nôtre; il nous appartient de nous y enraciner plus profondément et de nous le réapproprier.

MacG

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Mis à jour ( Lundi, 20 Octobre 2014 23:24 )  

Commentaires 

 
+2 # superuser 2013-04-08 16:54 Sauf le respect que j'ai pour cet homme — avec qui, d'ailleurs, je me suis fritée hier sur Twitter : il n'a pas aimé que je lui demande pourquoi il ne quittait pas le PS pour aller au FdG, vrai parti de gauche où ses idées sont représentées; et pour son malheur un autre twitteur a abondé dans mon sens… —, il est hélas, lui et ses semblables, ultra-minoritaire au PS, lui servant juste de "caution sociale".

Sur Twitter, il m'a reproché de "semer la division à gauche" et de "discréditer ses luttes". Trop facile !

Filoche est un alibi, de surcroît consentant. Sans le vouloir, il nuit aux idées de gauche en restant dans un parti qui ne l'est pas. Un peu comme Montebourg — autre homme d'appareil — qu'on croyait si sincère à une époque. Sans le vouloir peut-être, Filoche contribue à brouiller le message, tenant des propos très à gauche (exactement les mêmes que le FdG) alors que son parti mène une politique de centre-droit. De quoi discréditer la gauche en général, favoriser l'abstention voire le vote FN.

Rester au PS pour l'empêcher de trop virer à droite serait sa justification ? C'est comme curer la peau d'un éléphant avec une brosse à dents. Mélenchon l'a bien compris, lui qui a fini par y renoncer au bout de 30 ans de pratique pour porter les idées de la vraie gauche via un autre écrin bien identifiable, et unitaire dans sa diversité. C'est pourquoi le PS crache avec autant de virulence sur celui qui les a démasqués.

Faut être lucide : le PS n'a jamais été un parti de gauche et ne le sera jamais (il utilise la pensée de Jaurès pour accéder au pouvoir et faire lui aussi des affaires, c'est tout). Et je partage l'avis de ce commentateur suite à un autre article : Multi-citer bheurk:
L'aile gauche du PS est un leurre fait pour essayer de crédibiliser ce parti qui n'a d'autre politique que l'économie, c'est à dire la politique du capital.
Voilà pourquoi l'émoi de Filoche ne m'a pas émue, au contraire. Voilà pourquoi je lui en veux. Filoche, s'il voulait être crédible et en accord avec lui-même, ne devrait pas rester dans ce repaire de bourgeois, d'imposteurs et de sociaux-traîtres. En y restant, Filoche se trompe, et il nous trompe aussi.
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0 # Yves 2013-04-08 18:03 Sauf que le Front de Gauche disposera du pouvoir à la Saint Glin-Glin (probablement jamais). Il faut tenir compte de cet aspect dans ton analyse.

Et quand on n'est pas au pouvoir, on est impuissant sur toute la ligne, comme Mélenchon en ce moment qui ne peut qu'éructer, menacer et parler de "purification" quand il s'agit de faire le ménage dans la classe politique (suite à l'affaire Cahuzac). Des dérapages qui nous rappellent ceux de la droite extrême.

Car, en définitive, le FdG est aussi impuissant que le FN… depuis des décennies.

Pas (encore complètement) le PS !

On peut donc admettre (à défaut de comprendre et d'accepter) que des mecs comme Filoche ou Montebourg restent au PS. C'est le seul parti où ils peuvent espérer agir… un peu dans le sens de leurs convictions.

Certainement pas chez Mélenchon qui, lui-même, fut et reste cantonné à moins de 15% de l'électorat (voire même à moins de 12%).

Et on ne dirige pas un pays avec 12 ou 15% des suffrages. C'est le problème !
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+1 # superuser 2013-04-08 19:14 Pour moi, le problème n°1, c'est l'imposture. Quand on serine aux gens que "la gauche" = le PS, alors ils le croient et votent PS.

J'avais lu en mai 2012 un papier qui disait qu'au premier tour des présidentielles , un tiers de ceux qui ont voté Hollande voulaient voter Mélenchon mais qu'effrayés à la perspective d'un nouveau "21 avril 2002", ils ont renoncé. Estomaquée par cette information, j'avais sorti ma calculette : Hollande a fait 28,6%, Sarko 27,2%, Le Pen 17,9%, et Mélenchon 11,1%. Si ce tiers des électeurs PS avait écouté leur cœur et voté Front de gauche comme ils le souhaitaient vraiment, Hollande serait arrivé à 19% et Mélenchon aurait dépassé 20%, grillant aussi Le Pen. Et on aurait eu au final un réjouissant match Sarko/Méluche.

Ensuite, le problème n°2, c'est que la France s'est droitisée : on ne peut le nier. Face à Méluche, Sarko l'aurait-il emporté ? Peut-être…

Clair qu'avec des "si" on mettrait Paris en bouteille, mais la vraie gauche existe et le PS, qui ose dans l'indignité la plus totale la comparer au FN pour mieux sauver les intérêts du grand Kapital, fait tout pour l'écraser. Et ça marche : regarde comment toi tu reprends leurs termes en disant de Mélenchon qu'il "éructe" alors que tu ne dis pas de Filoche qu'il "couine". Comme quoi, le bourrage de crâne a de beaux jours devant lui !
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0 # Yves 2013-04-08 19:46 Disons que Mélenchon n'éructe pas alors… ;-)

Mais lui et ses partisans n'ont aucun poids dans la conduite du pays… tout comme le FN qui représente, depuis des décennies maintenant, une part non négligeable de l'électorat.

Après, dire qu'un tiers des électeurs de Hollande auraient souhaité voter Mélenchon, c'est comme dire qu'un tiers des électeurs de Sarkozy auraient finalement bien voté Le Pen.

Comme tu dis, avec des "si" Mélenchon ou Le Pen gagnait en 2012 ! ;-) Mais ce n'est pas le cas.

Moi, ce que je peux te dire, c'est que la gouaille du tribun Mélenchon est aussi séduisante qu'horripilante. Son côté grande gueule donneur de leçon le sert autant qu'il le dessert.

Jean-Luc Mélenchon est le principal handicap de Mélenchon Jean-Luc.

D'autant que rien ne dit que, dans son entourage, il n'y a pas quelques titulaires de comptes en Suisse… Je déconne ! Quoique… 

Bref, quand on est en politique, il y a deux voies principales : l'Action ou le Commentaire.

Je crains que Mélenchon reste encore (très) longtemps dans le camp des commentateurs. Filoche et Montebourg espèrent eux, peut-être, avoir encore les moyens d'agir.

Là où je te rejoins, c'est qu'ils ont tort !
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0 # superuser 2013-04-08 20:06 Ils n'ont aucun poids parce qu'on n'ose pas leur en donner. Le programme du Front de gauche est ambitieux, solide, structuré, logique, c'est un tout. A côté, celui du PS, c'est une totale merdouille ! Et Mélenchon, avec sa grande gueule, ne se serait jamais aplati devant Merkel.

Multi-citer Yves:
Moi, ce que je peux te dire, c'est que la gouaille du tribun Mélenchon est aussi séduisante qu'horripilante
Celle, horripilante, de Sarkozy avait séduit une majorité de Français en 2007.

Multi-citer Yves:
Comme tu dis, avec des "si" Mélenchon ou Le Pen gagnait en 2012 ! ;-)
Non : j'ai dit Mélenchon contre Sarko. La Le Pen, elle serait arrivée 4e.
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0 # Yves 2013-04-08 20:17 Mais non, mais non… un paquet d'électeurs de Sarko auraient bien (aussi) voté Le Pen.

Il n'y a pas QUE un tiers des électeurs de Hollande qui auraient voulu voter Mélenchon, s'ils n'avaient craint un nouveau 21 avril 2002 !

Allons… Je sais que la pilule a été (très) dure à avaler avec Le Pen largement devant Mélenchon, mais il ne faut pas réécrire l'histoire avec des "si".

Mélenchon ne s'est jamais écrasé parce qu'il n'a jamais eu le pouvoir (enfin, pour de bon). Mais, lui aussi a bien mangé à la cantine du Sénat et sous les dorures des ministères. Je ne suis pas inquiet pour lui et sa retraite ! ;-)

Par ailleurs, on ne peut pas dire que Mélenchon n'a pas la parole. Peut-être d'ailleurs l'a-t-il un peu trop… Disons qu'il effraie les classes moyennes et les frileux.

Comme en France les frileux sont majoritaires, Mélenchon sera toujours dans l'opposition.
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0 # superuser 2013-04-08 20:21 Multi-citer Yves:
Disons qu'il effraie les classes moyennes et les frileux. Et comme en France, les frileux sont majoritaires, Mélenchon sera toujours dans l'opposition.
C'est le problème n°3, qui inclut le fait qu'ils ont aussi une mémoire de poisson rouge…

Alors c'est bien vrai, There is no alternative ? J'ai plus qu'à devenir alcoolique pour noyer mon désespoir.
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0 # Yves 2013-04-08 20:28 Mais non ! Pas plus… Pour être alcoolique de nos jours, il faut être riche !

On ne trouve même plus de "gros rouge qui tache" à quelques centimes la bouteille, comme dans mon enfance.

Pour sombrer dans l'alcool il faut des sous. La vie est trop injuste !
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0 # superuser 2013-04-08 20:36 C'est vrai… Je vais compter mes sous et boire de l'eau. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
-1 # Pili 2013-04-08 21:24 Tiens à propos de Lepen et de Mélenchon vu par les "invisibles"
Un petit micro trottoir fait lors de la campagne présidentielle de 2012, dans un quartier populaire du 14éme arrondissament de Paris au lendemain du débat Lepen et Mélenchon ! ;-)

Très instructif !

www.dailymotion.com/video/xpem8u_le-fn-vu-par-les-invisibles_news

@plus

Pili
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-1 # Yves 2013-04-08 21:46 Passionnant cette vidéo sur le Front National réalisée par le Front de Gauche. T'aurais pas une vidéo sur le Front de Gauche réalisée par le FN ? ;-)

De toutes façons, une fois encore, le débat ne porte pas sur le FdG ou le FN qui représentent à eux deux moins de 30% de l'électorat (les bonnes années). L'un comme l'autre n'ont pas le pouvoir… et ne sont pas prêts de l'avoir.

D'ailleurs, les fachos ne l'ont jamais eu, sauf sous l'Occupation allemande.

Et les "Rouges" n'ont fait que cohabiter (par courtes périodes) avec le PS ou de Gaulle.

Donc… 
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0 # superuser 2013-04-08 23:04 Tiens, regarde comme il "éructe" bien, not’ Méluche :

www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html#pid3349-c-le-grand-journal.html?&_suid=136544967825007190184447145173 (parties 1 et 2)
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-5 # Yves 2013-04-09 00:08 En effet, quand on envoie quelqu'un en enfer, même Thatcher, on éructe ! ;-) Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # superuser 2013-04-09 00:23 Et Royal, quand elle parlait aussi d'un "coup de balai" en 2011, elle éructait ? Répondre | Répondre avec citation |
 
 
-5 # Yves 2013-04-09 01:14 Je ne vois pas le rapport entre "coup de balai" et "envoyer en enfer" quelqu'un qui vient de décéder. L'une veut faire le ménage, l'autre éructe. ;-)

Perso, je n'ai jamais apprécié Madame Thatcher. Mais je dois confesser que, quand elle était au pouvoir, je ne m'intéressais pas bcp à l'actualité politique et sociale de la Grande-Bretagne.

Reste que Mélenchon s'est fait remettre à sa place par les Britanniques présents sur le plateau : "Nous n'étiez pas en Angleterre dans les années 70/80, Monsieur Mélenchon". Et qu'un journaliste a eu la perfidie de rappeler que Thatcher n'a jamais perdu une élection, elle !

On peut donc contester sa façon de diriger (non sans raison) mais certainement pas sa légitimité électorale.

Le problème de Mélenchon, c'est qu'il éructe contre les politiques qui gagnent des élections… Forcément, lui les perd ou obtient des scores décevants. Ça agace !

Franchement, j'ai trouvé sa prestation sur Canal sans grand intérêt, décevante, même sur la VIe République (une idée que je défends depuis au moins 10 ans). Par ailleurs, démonstration a été faite, une fois encore, concernant les analogies dialectiques entre FN et FdG, sur les élites, les médias, les journalistes… 

Même si, sur le fond, je ne chercherai JAMAIS à "rapprocher" ces deux formations qui se situent à l'opposé l'une de l'autre.

Bref, je ne vois pas pourquoi Mélenchon se donne en spectacle sur le plateau de Denisot qui anime avant tout une émission de divertissement.

Mais ça, c'est ma conception ringarde de la communication politique. ;-)
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+1 # Ishtar 2013-04-09 12:19 j'ai toujours trouvé hypocrite cette tradition qui veut qu'on ne dise surtout pas du mal d'un mort, même si c'était une ordure patentée. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
-1 # Yves 2013-04-09 12:48 Sauf que Thatcher - dont je ne cherche pas à défendre le bilan que je connais mal (comme la plupart des gens qui viennent s'exprimer ici, je suppose) n'était pas un dictateur.

Sa politique économique et sociale fut très controversée, c'est un fait. Mais, à son arrivée au pouvoir, la Grande Bretagne était au bord du gouffre économique et financier.

Après, on peut discourir des heures sur le bilan de Thatcher, sur son autoritarisme, sur la casse sociale, son ultra-libéralisme… (enfin quand on connait vraiment le sujet. C'est mieux pour débattre). Mais on ne peut contester sa légitimité électorale et attribuer à son autorité (légendaire) un "certain" redressement de l'économie britannique.

Après, j'en connais qui diront : "Hitler aussi avait une légitimité électorale lors de son accession au pouvoir".

Nous admettrons donc ici que Thatcher était une "ordure patentée" qui mérite de brûler en enfer ! ;-)
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+1 # Ishtar 2013-04-09 13:23 dans son livre Une étrange dictature, Viviane Forrester, qui a aussi écrit L'horreur économique, expliquait pourquoi l'ultralibéralism e si cher à Mme Thatcher est "une dictature sans dictateur", coulée "dans un climat, un décor et des structures démocratiques". je vous le recommande. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
-1 # Yves 2013-04-09 14:00 Je l'ai lu. Merci. Vous avez de bonnes références. ;-)

Vous pensez bien qu'en qualité de "Président" d'Actuchomage, je ne me sens pas l'âme à soutenir un dictateur, pas plus qu'à soutenir la politique de Thatcher… que je n'ai pas subie.

J'estime cependant que les excès de langage de J-L Mélenchon effarouchent les "frileux'" (majoritaires dans notre pays). Comme je l'écrivais plus haut, Mélenchon Jean-Luc est le principal handicap de Jean-Luc Mélenchon. Sans doute est-il victime de sa sincérité.

Et, à l'entendre parfois, on peut s'interroger sur ce que donnerait son accession au pouvoir. Une cure de jouvence pour notre pays ou le chaos ? Je n'ai pas la réponse.

J'ai du respect pour un homme et ses idées qui restent très minoritaires dans notre pays et, surtout, qui ne gagnent pas beaucoup de terrain dans l'opinion, alors qu'on ne peut pas dire qu'on ne voit et qu'on entend jamais Mélenchon dans les médias (qu'il dénonce pourtant).

À la tête de son fonds de commerce, de sa petite entreprise (qui ne connaît pas trop la crise), Mélenchon plafonne.

Et j'en reviens à l'entame de nos échanges. Certains, comme Filoche ou Lienemann (et pas mal d'autres au PS) préfèrent agir dans un parti qui a le pouvoir que dans une formation qui peut rester des décennies dans l'opposition, comme FO ou le NPA…

Tel était le sens de cette discussion.
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+1 # bheurk 2013-04-12 09:37 Multi-citer Yves:
Vous pensez bien qu'en qualité de "Président" d'Actuchomage, je ne me sens pas l'âme à soutenir un dictateur, pas plus qu'à soutenir la politique de Thatcher… que je n'ai pas subie.

Dire que nous n'avons pas subi Reagan et Thatcher ici est faux. Contrairement aux "de gauche" qui nous racontent que "cet état est notre état" bien que les états soient les organisateurs de la concurrence de tous contre tous (Mélenchon ministre était responsable du fait que les apprentis puisent être payé 17% du SMIC), Thatcher savait elle que l'état est à eux. Elle a formulé clairement en quoi cela pouvait influer sur la vie de tous, déclarant sans fausse honte (contrairement à Cahuzac qui faisait du fric avec des anciens du GUD en plus d'avoir, au gvt Rocard, palpé un max de thunes des labos pharmaceutiques ) : « L’économie est le moyen, l’objectif est de changer les âmes. », (voir www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6558).
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0 # MacG 2013-04-12 20:27 Jolie manœuvre. Vous restreignez mon propos en choisissant l'acception restrictive du mot "Etat" qui vous sied et la plaquez sur le sens plus large – que vous évacuez – que je lui donne dans mon billet (Etat comme structure en effet, mais surtout Etat comme bien commun, la res publica [la chose publique]), cela afin de servir votre propos (qui reste juste sur le fond, notamment la citation de Thatcher à la fin). Pourquoi enfermer votre point de vue dans une analyse purement descriptive et limitée du réel, de ce qui est historiquement, de fait, imposé aux individus, en prenant à partie les autres ?

Bizarre pour quelqu'un qui vient du CIP-IDF, site qui propose des textes ouverts, qui ne se limitent justement pas à l'apparent. J'ai bien compris que vous vouliez cassez cet "Etat" aux ordres (style vous êtes le seul) mais il y a des moyens plus polis de faire la promo de "votre" site.
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0 # bheurk 2013-04-13 14:40 Vous assimilez chose publique à état. Je ne partage pas ce point de vue, tout à fait dominant. Il est préférable de considérer l'état comme une structure historique, c'est à dire mortelle et transitoire, afin d'en analyser la fonction réelle qui est de jouer le rôle d'un capitaliste collectif, organisant les conditions de la concurrence pour le compte de tous les capitalistes individuels, incapables de le faire. Il n'y a d'autre "intérêt général" que celui de la domination (…"l'universalité n'étant somme toute qu'une forme illusoire de la collectivité…" K. Marx).

Vous assimilez le fait de faire circuler un texte à un rapport marchand (de la "promo"), je ne partage pas plus ce point de vue. Ni la pensée ni l'existence n'ont de propriétaires. C'est d'autant plus important de s'en souvenir que toute notre société "individualiste" -et pas seulement Thatcher- s'évertue à nous faire ressentir et penser l'inverse (voir des proprios et des vendeurs partout).
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0 # MacG 2013-04-13 20:12 Je ne réponds par sur le fond, je voulais juste vérifier une chose. Ça ne m'étonne pas que l'esprit de ma remarque vous ait échappé ou que vous l'ayez balayé (m'est égal). Dans vos intentions, vous lui ressemblez beaucoup à Thatcher.

Vous semblez ignorer sciemment que chacun procède par étape. Cela vaut pour moi et pour beaucoup de ceux qui cherchent à comprendre, productions comprises. Vous avez personnellement poussé votre analyse plus loin, dans une certaine direction, sur un certain plan, ce qui ne vous épargne pas de subir des biais, comme tout le monde. Partant, vous prenez chaque remarque comme un manifeste avec force exégèse déplacée et orientée (sérieusement, votre 2nd paragraphe, vous me faites une blague ?), savamment diluée dans ce qui relève d'une opinion.

N'en faites pas une montagne, voulez-vous ? Laissez donc les gens tâtonner, discuter, trouver par eux-mêmes. Les mots sont importants, mais il n'y a pas que ça qui compte. Le cœur doit y être.
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0 # Pili 2013-04-09 22:04 Passionnant ! Non, faut pas exagérer, juste intéressant !

Intéressant car il montre le bon sens des français "non visibles" ;-)

Pour info, les personnes interrogées sont des personnes non politisées prises comme cela où moment de leurs occupations (un après midi vers 16h30/17h00 )
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0 # MacG 2013-04-08 23:26 Pas forcément besoin d'avoir le pouvoir. Il suffit d'avoir une influence suffisante pour infléchir la position des partis de pouvoir. Et c'est progressif, cela donne du courage aux indécis qui viennent gonfler graduellement les rangs des électeurs. Et il ne faut pas oublier que la situation est inédite donc les frileux vont peut-être s'échauffer.

Ça ne m'étonnerait pas que le verrouillage institutionnel et la tendance autoritaire en cours du régime (via UE bidon notamment) qui rejette le multipartisme soient liés à cette menace de la vraie gauche. Une sorte de course de vitesse pour griller les peuples et rendre inopérant leur ralliement aux partis socialistes (les vrais), pour les mettre devant le fait accompli.

Tout est fait pour qu'on n'y croit plus. Sauf que quand je vois les mecs d'en face transpirer à grosses gouttes comme ça, c'est que tout est possible et ça me galvanise.
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0 # MacG 2013-04-08 23:40 J'avais entendu dire que Filoche restait mutique et chatouilleux sur son appartenance au PS blairiste. Je ne cherche pas à justifier son choix/non-choix. Je me doute qu'il est un homme d'appareil. Mais au-delà de l'aberration que ce fait constitue et même si cela ne relève pas de sa volonté, il y a dans cette anomalie, je trouve, un rappel compréhensible par tout le monde mais que beaucoup se refusent à voir : cette gauche caviar arrogante et aux ordres doit être dégagée.

Il y a un moment où, pour tenter de se donner le courage d'agir, il faut prendre la réalité à rebrousse-poil, s'extraire des évidences de la corruption toute puissante. Alors évidemment, on ne réinvestira peut-être pas le PS, c'est pas le but, mais ça peut permettre de créer une volonté de refondation démocratique chez les gens qui justement s'accrochent au PS truqué, d'abord en leur rappelant qu'ils sont dans une inertie suicidaire. Pas évident de prendre conscience d'une illusion installée depuis des décennies.
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0 # ribouldingue77 2013-04-17 16:25 Tu dis qu'il devrait rejoindre le Fdg, mais Mélénchon lui-même est un traitre ! Je ne lui pardonne pas de m'avoir abusé au 1er tour de la Présidentielle et ses raliant immédiatement à Hollande, sans exiger, même, aucune contrepartie ! Il était en position de force, il fallait exiger beaucoup du Capitaine de pédalo !

Maintenant, je ne fais plus confiance qu'à L'UPR de François Asselineau, car c'est le seul à dénoncer l'imposture de toute la classe politique française, y compris celle de mon ancien parti, le NPA, qui nous enbobine avec la fable de "l'autre europe possible" !

Le préalable pour toute sortie de crise, c'est de quitter l'UE ! Tous nos malheurs viennent de cette europe américaine, car les pères de l'europe ont été des taupes des américains.

Regardes par exemple cette conférence :
www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/qui-gouverne-la-france

Elle est un peu longue, mais elle en vaut vraiment le coup !
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0 # CramSi 2013-04-29 15:08 Désolé de ne pas être en accord avec vos propos sur la traitrise de Mélenchon. Il n'a pris personne par surprise et avait annoncé clairement sa stratégie, soit aucune compromission avec le PS, contrairement aux verts.

La priorité était de dégager le président sortant. Après chaque électeur pouvait suivre ou non son appel à voter.
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0 # nanard 2013-04-08 17:48 Citer:
… il n'a pas aimé que je lui demande pourquoi il ne quittait pas le PS …

Pour le même motif, je me suis fait censurer sur son blog, il y a quelques années.
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-1 # Yves 2013-04-08 20:07 Alors on dira que Filoche est un "imposteur" ! ;-)

Et MartineG ? Ah, non, pardon, c'est un pseudo… ;-)
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0 # MartineG 2013-04-08 20:32 Pardon mais je voulais élargir la réflexion à l'imposture en général, pointer le fait qu'elle est devenue un système en soi pour "réussir", et non cibler Gérard Filoche en particulier. Et oui, j'ai un pseudo, comme beaucoup d'autres ici. Ça vous embête ? Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2013-04-08 20:43 Non vous avez le droit de vous exprimer sous pseudo. Aucun souci.

Mais votre intervention laisse entendre que Filoche est un imposteur (par les sources et articles que vous citez). Ni plus ni moins.

Donc, moi, j'ai fait de l'humour (un peu cynique, c'est vrai) en m'interrogeant sur vos intentions réelles. Et vous les avez explicitées plus haut.

@plus
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+1 # MacG 2013-04-09 17:44 Je vous rassure MartineG, personnellement , j'ai compris votre post et vos liens dans ce sens d'un élargissement. Je connaissais l'article de Marianne.

En allant à la manif' aujourd'hui, je suis passé devant un lycée plutôt huppé et les ados aux attitudes maniérées (ces filles de 16-18 ans qui singent la working girl fashion !) et attifés à la dernière mode (avec ce souci effrayant du détail) qui se trouvaient devant, m'a fait penser à ça, à ces gens qui ne pensent qu'à se vendre, tout le temps, jusqu'à annihiler la personnalité. Un véritable clonage social qui commence très tôt.
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0 # Pili 2013-04-09 21:58 Euh Heu ?!!! J'ai toujours cru que MacG et MartineG ne faisait qu'un (e) !?

;-)
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0 # MartineG 2013-04-10 01:05 Non, rien à voir. Je suis une femme, et il me semble que MacG est un homme. C'est un pur hasard si nos pseudos se ressemblent. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2013-04-10 01:32 Je confirme, MacG est un homme. Quant à MartineG, on imaginait bien qu'il s'agissait d'une femme. Même que son prénom pourrait bien être Martine… Mais peut-être pas !

Et, chose amusante, MacG est l'abréviation de MacGénération (pour génération Macintosh) le site Internet "historique" de notre hébergeur.

www.macgeneration.com qui s'est transformé depuis en www.macg.co suite à un gros conflit à propos du nom de domaine. Mais je m'égare ! ;-)
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0 # MacG 2013-04-10 12:42 Je suis vraiment neuneu : je ne me suis jamais rendu compte de la ressemblance de nos pseudo. Comme quoi, des choses évidentes peuvent facilement nous échapper. J'espère que ça ne porte pas préjudice à MartineG (j'aurais dû choisir un pseudo plus distinct). Rappelons que MartineG me précède sur ce site.

Sinon, je précise aussi que je n'ai rien à voir (et mon pseudo non plus) avec le site du même nom, ni avec la compagnie aux bénef' de malade qui exploite des pommes dans le monde entier. Jamais touché à une de leurs bécanes et systèmes d'ailleurs. C'est après avoir validé mon pseudo à consonance écossaise que je me suis rendu compte de la proximité. Pas très fute-fute de ma part, mais bon.

"Quant à MartineG, on imaginait bien qu'il s'agissait d'une femme. Même que son prénom pourrait bien être Martine… Mais peut-être pas !" Hahahahaha ! J'adore.
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0 # superuser 2013-04-09 18:51 Baaaaah… Je me suis moi aussi rendue à la (maigre, trop maigre) manif parisienne contre l'ANI et j'ai croisé… notre bon Gérard Filoche ! Je suis allée à sa rencontre, me suis présentée (Actuchomage, Twitter…) et j'ai bavardé un instant avec lui. Tout le monde lui pose cette question et il la prend comme une insulte, voire du harcèlement. Je lui ai dit qu'on aimerait simplement qu'il y ait une majorité de gens comme lui au PS. Je l'ai remercié pour son combat, et je lui ai dit qu'on l'aimait quand même ! Au final, on s'est fait la bise. Voilà. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2013-04-09 19:08 Filoche a été interviewé par Daniel Mermet à l'entame de l'émission "Là-bas si j'y suis" (sur France Inter) de ce jour (9 avril).

À écouter ici => www.la-bas.org/article.php3?id_article=2736
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0 # MartineG 2013-04-10 02:37 C'est bien qu'il ait fait un lien avec Cahuzac en rappelant que Peter Hartz, l'homme du plan anti-chômeurs du même nom pondu sous le règne du chancelier "socialiste" Schroeder, a lui aussi été condamné pour corruption :
www.actuchomage.org/200701222447/Social-economie-et-politique/lallemagne-indulgente-envers-ses-corrompus.html
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0 # MacG 2013-04-09 21:33 Ouais, pareil en province. J'étais, avec quelques autres, un peu noyé au milieu des purs syndiqués et ça faisait pas beaucoup tout ça. Je me suis dit : mais p… où sont les gens ?!

J'ai écouté l'intro de l'émission de Mermet (que tu signales Yves) et c'est flagrant qu'il est dans une sorte de déni Filoche (il dit souvent « mon parti »). Un pan entier de la réalité lui échappe (la farce des partis politiques majoritaires et de l'alternance). C'est un peu comme s'il était enfermé dans sa spécialisation et son expérience du droit du travail (« le nez dans le guidon » comme on dit).

C'est vachement sympa ce que t'as fait en tout cas, Sophie. Le travail technique qu'il fait reste utile et pédagogique. Pour le reste, c'est à nous de jouer. D'ailleurs merci pour tous ces liens que vous postez, sur l'ANI et cette saloperie de projet de loi sur l'insécurisation de l'emploi, qui permettent de vraiment bien comprendre : ).
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0 # Yves 2013-04-09 21:51 Où veux-tu que Filoche milite ? Au Front de Gauche, au Parti communiste, au NPA, chez LO ?

Ça ne présente aucun intérêt. Ils (les gens du FdG ou du PC) sont 100% d'accord avec lui.

Pour ma part, je pense qu'un mec comme Filoche a plus sa place au PS. Au moins, il manifeste à l'intérieur son "opposition" aux orientations qu'il combat.

Je trouve cette posture plus courageuse que celle qui consiste à militer chez des gens déjà acquis.
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0 # superuser 2013-04-09 22:57 C'est plus compliqué que ça, on en a discuté plus haut.

A mon avis, cette posture n'est pas courageuse mais, je dirais… masochiste. Militer dans un parti où les écarts d'orientation politique sont si flagrants et, de surcroît, où l'on se trouve minoritaire, c'est intenable ! Complètement schizophrène !

Pourquoi milite-t-on dans un parti sinon pour côtoyer des gens qui ont les mêmes idées et se battent ensemble pour les défendre ? Un parti politique doit être un minimum idéologiquement homogène. C'est une coquille, un écrin qui doit être rempli de militants sur la même longueur d'ondes. Une "famille".

Or, un parti où se côtoient bon an mal an des chantres du libéralisme économique et leur contraire est une aberration ! Ce n'est plus un parti mais une coquille qui chavire, une famille qui se déchire, une baudruche qui va se dégonflant (c'est le cas de le dire !). A mes yeux, du fait de cette kolossale dichotomie, le PS ne va pas tarder à imploser…

Il faudra un jour que vérité se fasse et que le PS se repositionne : ou il est vraiment socialiste (c-à-d 100% à gauche), ou social-libéral (centriste). Actuellement, il y a usurpation de l'adjectif "socialiste" (mais on n'est plus à ça près puisqu'on a une droite "populaire" et même une droite "sociale" MDR). Mais au nom de la vérité, que ceux qui, minoritaires, sont — et souffrent ! — dans cette coquille mensongère quittent la galère pour être enfin eux-mêmes et voguer, lutter avec des militants qui partagent les mêmes valeurs sur le même navire. Et on y verra plus clair.

Sincèrement, je pense que c'est ça qui pousse l'électorat populaire à l'abstention ou au vote FN : le PS est une imposture qui les déboussole et discrédite la gauche. Faut tomber le masque : les libéraux d'un côté, les vrais gens de gauche de l'autre, et chacun y retrouvera ses petits.
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0 # superuser 2013-04-10 00:23 Quand je disais que le PS est en train d'imploser…

«Le PS n'est plus !» dixit Gaëtan Gorce :

www.leparisien.fr/politique/le-senateur-socialiste-gaetan-gorce-denonce-la-derive-clanique-du-ps-09-04-2013-2711229.php
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+1 # MacG 2013-04-09 23:29 Ah ! vous êtes durs tous les deux. Vos positions se tiennent selon l'angle de toute manière.

Je suis d'accord avec ton raisonnement Sophie : peut-être que c'est intenable et je sais que ça brouille les pistes. C'est cartésien et tout, mais c'est pas sur ce plan que personnellement je me situais. Je fais peut-être trop dans l'ésotérique. C'est pas bien grave.

Yves, concrètement, s'il y a une chose que j'aurais trouvé souhaitable, c'est que Filoche adopte au moins une posture assumée concernant sa position au sein de ce PS et à l'intérieur duquel, effectivement, il s'opposerait à la logique libérale, genre : « oui, c'est devenu un parti trusté par des cons, mais c'est pas moi qui partirai et je vais bien les faire chier ». Là, il se vexe et la logique libéral du parti lui est comme invisible. Faut avouer que ça laisse un peu perplexe. Mais c'est peut-être ça qui le fait tenir après tout.
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0 # superuser 2013-04-09 22:20 On l'a toujours bien aimé, not’ Filoche. Quand je l'ai vu, je n'ai pas hésité à aller le voir pour discuter. C'est un affectif et j'imagine que ça doit mouliner grave dans sa caboche. Il doit être difficile de quitter un parti dans lequel on milite ardemment depuis 1994 (…seulement ! Mélenchon, lui, est entré au PS en 1977 : il lui a donc fallu 31 ans pour couper le cordon).
Donnons à Filoche le temps de la réflexion…

Quant à cette journée de mobilisation, elle était révélatrice de l'état d'esprit du moment. Les gens s'en foutent — ils ne savent même pas ce qu'il se passe, et ne s'imaginent pas une seconde ce qui les attend ! — tandis que les lucides à qui on ne la raconte pas sont de moins en moins nombreux.

J'ai discuté avec un salarié de chez Viveo, qui était tout seul avec son drapeau CGT-Viveo-Temenos. Il m'en a dit de bonnes sur les véritables motifs de sa direction (en réalité, le Suisse Temenos a racheté Viveo pour appâter ses banquiers et faire croire à sa bonne santé; un peu comme ces entreprises qui publient des offres d'emplois bidons pour redorer leur image et faire croire qu'elles prospèrent alors qu'à la clé il n'y a rien). Il m'a avoué que c'est leur avocat Philippe Brun qui a donné de l'ampleur à leur cas emblématique de licenciements boursiers (et de pure esbroufe !) mais que, par derrière, les principaux concernés ne suivaient pas : inertie totale de ses collègues, pire que des agneaux à l'abattoir.

Dégoûté, il m'a dit qu'il aurait peut-être mieux valu que Sarko gagne : les gens se bougeraient peut-être enfin sous ses attaques, alors que le PS nous a toujours endormis. C'est terrible d'en arriver là !

Sinon, j'ai "fait de la lèche" aux députés Front de gauche qui étaient là aussi avec leurs écharpes tricolores : je suis allée les saluer, et les remercier d'avoir bataillé comme ils ont pu dans cet Hémicycle de bourgeois pourris par le libéralisme économique.
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0 # MacG 2013-04-09 23:38 Meh, c'est pas juste, vous à Paris vous avez toujours des super tuyaux. Sans déconner, c'est juste terrifiant que des mecs se laissent défoncer alors qu'ils sont directement concernés. Comment croire qu'ils puissent défendre l'intérêt commun. Ça veut juste rien dire pour eux. On est pas dans la merde.
J'arrête pas de chercher comment on pourrait intéresser les gens à leur propre sort (ça fait bizarre de dire ça ^ ^) parce que c'est vrai qu'on reste qu'une poignée.

D'accord sur le P"S" qui endort. Certains blogueurs "tendance", très virulents contre talonnettes man lors de son règne, sont devenus, paraît-il, bien conciliants avec le P"S" qui mène pourtant le même genre (si ce n'est pire et en plus fourbe) de politique (Seb Musset s'en attristait il y a quelques semaines). C'est bizarre de se laisser enfumer comme ça par de simples étiquettes alors que c'est qu'un jeu de chaises musicales. C'est pour ça que je me méfie de la logique partisane (cette inertie qu'elle induit).
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0 # MartineG 2013-04-10 02:38 Il a pas fini d'avoir les boules, M. Filoche, avec la réforme de l'inspection du travail que prépare son pote Sapin… Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # kaisy 2013-04-10 11:56 @ superuser

Mélenchon est un rentier de la République.

Devenu sénateur en 1986, à l'âge de 35 ans (quelle ambition, il s'est dit qu'il allait dynamiter le pays de l'intérieur dans le sanctuaire même de la droite), il s'est payé une permanence avec notre argent puis l'a revendue ! je pense qu'il a gardé les sous.

Manquerait plus qu'il nous dise qu'il fait partie de la classe moyenne maintenant…

Je crois que Filoche ne croit pas au communisme, lachez-le !
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0 # superuser 2013-04-10 13:59 Multi-citer kaisy:
Mélenchon est un rentier de la République.
C'est vrai. Mais il n'est pas le seul, et surtout pas le pire !

Multi-citer kaisy:
Je crois que Filoche ne croit pas au communisme, lachez-le !
Pourtant, les propositions de Filoche sur des tas de sujets (rémunérations, fiscalité…) ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles du FdG.
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0 # Yves 2013-04-10 16:50 Mélenchon n'a effectivement pas le cursus du grand révolutionnaire . Plutôt un parcours (politique) bien pépère. Et, comme je disais, une confortable retraite en perspective.

Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des convictions. Pour autant, je suis persuadé que le jour où Méluch' a de vraies responsabilités , on lui trouvera quelques casseroles assez bruyantes. Pas de souci pour ça !

Je fais partie de ceux qui estiment que la plupart des politiques ont, à un moment ou un autre de leur parcours, mis les doigts dans la confiture.

En fait, je ne connais personne qui n'a jamais mis les doigts dans le pot… À commencer par moi quand j'en avais l'occasion (c'était il y a longtemps malheureusement , du temps où j'étais encore "riche". Car chacun sait que, plus t'es riche, plus tu mets tes doigts dans la confiot'. Et réciproquement) .
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+1 # hervé85 2013-04-10 11:57 Gérard Filoche a plusieurs mérites : l'honnêteté, le franc parler, la compétence. Je l'ai vu à une conférence il y a 3 ans à peu près. Il sait de quoi il parle, et c'est tout à son honneur; Mais qu'il prenne soin de lui : car il s'expose à des problèmes cardiaques tant il prend les choses à coeur. Il est tellement passionné et entier qu'il en oublie de respirer à plein poumons.
Ecouter l'interwiew de Mermet avec lui. Nous avons envie de dire à Gérard Filoche : ralentis ton débit, prend du recul et détend-toi , ça ne nuira pas à ton discours !
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0 # Yves 2013-04-10 16:38 Très juste. Filoche est comme nous… en APNÉE (le nom de notre association). ;-)

Je vous rejoins, Hervé, sur cet engagement qui lui tient tellement à cœur qu'il pourrait user prématurément… ce cœur.

Filoche, on a besoin de toi (surtout au PS). Ménage ta monture !
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0 # hervé85 2013-04-11 11:54 Yves, Gérard Filoche est au PS : (parti pour souffler)

Rares sont les intervenants de sa qualité dans les différents médias. Je tiens à le signaler ! Il parle du terrain , cela change des galaxies du pouvoir à 100 milles lieues des préoccupations des Français !
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0 # ribouldingue77 2013-04-17 16:40 Ouais…sauf que 23 ans après avoir quitté le pouvoir, les rosebeafs sont encore plus dans la merde ! Tatcher a liquidé toute l'industrie british, ils ont tout misé sur la city, ce repaire du grand-banditisme international, et ils s'en mordent les doigts aujourd'hui ! La GB est le pays le plus endetté au monde derrière les USA Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2013-04-20 01:17 Peut-être, probablement, assurément… !?! Qui sait ?

En fait, on ne sait pas… Tout simplement parce que quand Thatcher a écrabouillé les classes populaires, à commencer par les mineurs, l'industrie britannique était déjà à l'agonie.

Pour quelles raisons ? Par la faute du patronat ? Par la faute du capitalisme ? Sans doute, mais en partie seulement.

La première cause était… était… ? L'épuisement des ressources naturelles tout simplement, à commencer par le charbon. Comme en France.

Pourquoi croyez-vous qu'on ferme des mines ? Parce qu'elles sont rentables ? Parce qu'il y a plein de charbon sous nos pieds ? Non, parce que les filons sont quasiment épuisés.

Et en Lorraine (je suis Lorrain, je connais bien le sujet), pourquoi on ferme les hauts-fourneaux ? Parce qu'il n'y a plus de minerai de fer dans le sol pardi ! Et que pour faire fonctionner Florange, il faut importer du minerai d'Afrique (ou d'ailleurs) par trains entiers, après un passage par Dunkerque. Super écologique. Super logique !

C'est la raison pour laquelle les derniers hauts-fourneaux français (gérés par Mittal qui emploie encore 20.000 personnes chez nous) fonctionnent près des grands ports de commerce.

Thatcher était - sans doute - une enfoirée mais elle n'aurait jamais pu s'opposer à la fermeture des mines de charbon britanniques qui fonctionnaient depuis le XIXe siècle pour certaines. Les 200.000 mineurs étaient "condamnés".

La France a connu une "condamnation" équivalente sauf que chez nous, les mineurs ont bénéficié d'un "accompagnement social".

En Grande-Bretagne, ils ont été écrabouillés par Thatcher pour des raisons idéologiques. Là se situe sans doute son principal forfait. Mais les mineurs n'auraient pas "survécu" !

Par ailleurs, il faut savoir que la part de l'industrie dans l'économie britannique est équivalente, voire supérieure, à la part de l'industrie dans l'économie française.

Nous n'avons donc pas de leçon à donner… 
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0 # MartineG 2013-04-20 10:51 Pardon, mais Tchatcher a fermé des mines encore pleines de charbon (exemple de la Tower Colliery ci-dessous) et désindustrialis é son pays rien que pour atomiser la dangereuse classe ouvrière et ses puissants syndicats. C'était purement idéologique (et pas géologique) :
www.la-bas.org/article.php3?id_article=2742
www.la-bas.org/article.php3?id_article=2743
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0 # Yves 2013-04-23 13:56 Sans doute subsistait-il des mines "pleines de charbon" comme vous l'écrivez. Mais, globalement, après un siècle d'exploitation intensive des filons, il ne restait plus bcp de charbon dans les sous-sols de la Grande-Bretagne, tout comme en France.

Et Thatcher était une ultra-libérale, n'est-ce pas ? Jamais elle ne se serait opposée aux patrons s'ils lui avaient dit : "Nos mines regorgent de charbon. Elles sont hyper rentables. Il n'y a aucune raison de les fermer".

Toutes les couches "géologiques" grandes pourvoyeuses d'énergie fossile lors de la Révolution industrielle de la fin du XIXe siècle (en France, Belgique, Pays de Galle, Angleterre, Allemagne…) sont aujourd'hui épuisées.

Il en est de même des zones "géologiques" exploitées lors de la Révolution "Or Noir" des décennies 1910/1940 : Texas, Californie ou encore Azerbaïdjan, autour de la Mer Caspienne… 

Les stocks en énergie fossile ne sont pas éternels… pas plus en Grande Bretagne qu'ailleurs. Même si, certainement, des mines ont été fermées prématurément pour des raisons idéologiques (et aussi de rentabilité)… plus que géologiques. ;-)
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0 # Yves 2013-04-23 14:11 Certes, voilà un exemple pertinent. Mais Mermet précise aussi que la mine est épuisée depuis 2008 (comme les autres).

Et combien de mineurs faisait-elle vivre sur la fin ?
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0 # MartineG 2013-04-25 01:18 A Tower Colliery l'activité de la mine, condamnée en 1995, a tout de même été prolongée de 13 ans. Une paille ? Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2013-04-25 01:44 Non, bien sûr ! Mais avec combien de mineurs ?

Je suis originaire d'une région (la Lorraine) qui comptait 30.000 mineurs (houille et minerai de fer) dans les années 60.

Milieu des années 80, il en restait moins de 2.000. Milieu des années 90, plus un seul ! 30.000 emplois disparus en 20 ans.

Et tous les bassins miniers européens (exceptés les mines à ciel ouvert d'Allemagne ou de Pologne) ont connu cette hécatombe.

La différence s'est jouée dans le traitement social de l'agonie d'une industrie concurrencée par les nouveaux géants du charbon et du fer : Australie, Chine, Afrique, Canada…

Le rôle de Thatcher a été marginal (sur les plans économique, géologique, technique). Pas sur le plan social évidemment.
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0 # CramSi 2013-04-29 15:42 Le rôle de Thatcher marginal sur le plan économique !! Et bien heureusement que vous nous avez averti de ne pas être très au fait du Thachérisme…

Vous oubliez sans doute un peu trop vite le Bing bang de la city en 1986, ça un petit peu changer la face du monde.
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0 # Yves 2013-04-29 18:36 Ne "détournez pas" mon propos SVP.

Je confirme ici que sur les questions économiques, géologiques et techniques de l'exploitation des mines de charbon en Grande-Bretagne, le rôle de Thatcher a été marginal. Je ne vous parle pas de "finances" ou de "City".

La plupart des filons étaient épuisés ou en passe de l'être au moment où Thatcher est arrivée au pouvoir. Les mines étaient condamnées comme elles l'étaient en France, en Belgique ou en Allemagne, après 100 ans d'extraction intensive (pour certaines).

Aujourd'hui, malgré la crise, malgré notre dépendance au pétrole ou au nucléaire, tout le monde constatera que les mines de Grande-Bretagne ou de France n'ont pas repris de service. Tout simplement parce qu'il n'y a plus de charbon (ou très peu, ou de très mauvaise qualité).

Tel était le sens de mon intervention.

Et, comme je l'ai précisé aussi, Thatcher a géré de façon "ordurière", indigne, le volet social de cette fin d'activité minière en Grande-Bretagne. Je ne le conteste pas.
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