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Belgique : «Di Rupo fabrique des pauvres par milliers»

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«On nous avait annoncé une réforme du chômage, c’est aujourd’hui la fabrication organisée de milliers de nouveaux pauvres et une précarisation accrue des emplois qui se profilent», dénonce Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti du Travail de Belgique.

Voici comment le gouvernement Di Rupo fabrique des dizaines de milliers 
de nouveaux pauvres : 50.000 chefs de ménage perdront 12,5% de leur
 allocation, 50.000 isolés perdront 17,5%; 25.000 cohabitants perdront 
41,5% pour tomber à 484 euros par mois. Et, dans le même temps, le
 gouvernement continue de protéger les riches : 88.000 millionnaires en 
Belgique ne doivent toujours pas payer d'impôt sur la fortune.

A cela s’ajoute un nouveau facteur : la rapidité de la dégressivité des 
allocations de chômage dépendra de la carrière antérieure. Ainsi, si la 
mesure épargne les personnes ayant 20 ans de carrière,
 elle touchera ceux que la crise frappe déjà particulièrement fort : ceux qui n’ont pas
 d’emploi ou de contrats stables. Ces sont donc les jeunes – qui souffrent
 déjà du taux de chômage le plus élevé – qui sont particulièrement 
attaqués par cette mesure s’ajoutant ainsi au prolongement du stage 
d’attente, mettant donc une pression maximale à l’entrée du marché du 
travail.


Est-ce cela, le tournant européen que nous annonçaient 
les dirigeants socialistes après l'élection de François Hollande ?

Loin 
de vouloir réellement contribuer à créer de l’emploi stable, la ministre 
Monica De Coninck ne cache pas sa volonté de promouvoir des formes 
plus précaires et temporaires d’emploi : une politique de relance par la 
précarité et la pauvreté plutôt que par la création d’emplois stables et 
convenables. Déjà, lors de la formation du gouvernement, la ministre
 déclarait vouloir introduire des contrats flexibles, de six à huit mois,
 qui seraient facilement résiliables par l’employeur si l’employé n’en 
respectait pas les conditions. La ministre se dirige ici très clairement 
vers le modèle allemand qui favorise l'émergence des "travailleurs 
pauvres" obligés d'accepter massivement le travail précaire avec de bas 
salaires, en particulier à temps partiel.

Il est temps d'arrêter de poursuivre les
 victimes de la crise et de commencer la chasse aux vrais responsables par une taxe des millionnaires, par une mise sous statut 
public du secteur bancaire, par de véritables mesures contre les 
spéculateurs.

(Source : Le site du PTB)

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Mis à jour ( Samedi, 12 Mai 2012 10:08 )  

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