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Accueil Mobilisations, luttes et solidarités Représentativité : où sont les chômeurs ?

Représentativité : où sont les chômeurs ?

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Un «projet de position commune» sur la représentativité syndicale a été négocié la semaine dernière. Manque à cet accord une disposition vraiment révolutionnaire : l'obligation d’avoir, pour chaque organisation de défense des salariés, un comité de chômeurs en son sein.

Aujourd'hui, la CGT est la seule - en France, mais aussi en Europe - à s'être dotée depuis longtemps d'un Comité national de Privés d'emploi qui compte désormais quelque 6.000 adhérents. Même si beaucoup de salariés cégétistes considèrent cette branche «chômeurs» avec condescendance, elle a le mérite d'exister : ainsi, les représentants de la CGT à l'Unedic sont en lien direct avec des militants issus de la population qu'ils sont censés défendre.

Ce qui n'est pas le cas des autres, dont le mépris et l'ignorance sont trop souvent les signes distinctifs. Ces apparatchiks - des syndicalistes professionnels issus pour la plupart du secteur du public et qui n'ont jamais connu, ou si peu, le chômage - profèrent des énormités qu'ils ne tolèreraient pas pour leur propre compte, avant de signer des accords scélérats sur le dos des demandeurs d'emploi. De «partenaires» sociaux, les voici limite collabos, le pire étant la CFDT.

Comment ces professionnels de la lutte, alors que le chômage est LE laboratoire social numéro un, peuvent-ils à ce point en négliger les victimes ? Comment peuvent-ils continuer à éluder le fait qu'un chômeur fut un travailleur et demeure un salarié potentiel qui a besoin, plus que d'autres, d'être protégé ? Réalisent-ils qu'en abandonnant les salariés qui ont perdu leur emploi, ils contribuent à creuser le fossé entre ceux qui travaillent et ceux qui en sont privé ?

Puisque les associations de défense des chômeurs existantes (AC!, Apeis, MNCP) n'ont toujours pas droit de cité à l'Unedic ou ailleurs, obligeons les syndicats de salariés à se frotter aux privés d'emploi en les accueillant dans leurs structures, plus riches et mieux organisées : ainsi ils feront preuve d’«ouverture», pourront enfin faire leur connaissance, tomber les préjugés et, empathie aidant, se mettre à les défendre pour de bon ?

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Mis à jour ( Lundi, 21 Avril 2008 10:33 )  

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