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Accueil Social, économie et politique Le Grand Effondrement à Marche forcée

Le Grand Effondrement à Marche forcée

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Nous vivons une période dramatiquement historique. À la confluence de quatre crises majeures.

altChacune des quatre grandes crises que nous devons affronter peut, à elle seule, tout emporter et provoquer le Grand Effondrement civilisationnel redouté.

La première, celle dont on nous rebat les oreilles depuis 8 mois, est cette crise sanitaire inédite depuis la Grippe espagnole qui a décimé plusieurs dizaines de millions d’êtres humains en 1918 et 1919.

 

Le virus SARS-CoV-2 a créé une pagaille particulièrement inextricable dans les pays riches occidentaux, en Europe et aux USA, qu’on espérait pourtant bien préparés à lutter contre une épidémie. Il n’en est rien !

Les Français, qui se croyaient protégés par le MEILLEUR système de santé (qu’ils paient très cher), découvrent effarés qu’il ne vaut guère mieux que ses homologues italien, espagnol ou britannique. Et qu’il est assurément moins performant que les systèmes allemand, coréen, japonais ou chinois. Le retour au réel est souvent cruel !

Bien qu’Emmanuel Macron nous ait annoncé l’émergence d’une deuxième vague dès le 12 mars 2020 (voir l’extrait de son allocution télévisée), la France n’y était toujours pas préparée en octobre. La panique s’est emparée de l’exécutif et du monde hospitalier qui n’ont eu pour seules alternatives que d’imposer un couvre-feu imbécile et un reconfinement généralisé pour quatre semaines (probablement huit ou douze).

Et alors que les sommités médicales s’écharpent toujours à propos des traitements les mieux adaptés à soulager et guérir les malades, le SARS-CoV-2 «varie» (mute) au fil des semaines en souches plus ou moins virulentes. Cette caractéristique hautement mutagène est peut-être à l’origine de la bataille sans fin que se livrent infectiologues et épidémiologistes. Leurs analyses, interprétations et diagnostics divergents se fondent possiblement sur des virus différents. Ainsi, l’hydroxychloroquine pourrait être efficace sur telle souche et pas sur telle autre. Les Professeurs Raoult et Perronne seraient donc de parfaite bonne foi. Comme certains de leurs contradicteurs qui n’y verraient aucuns effets bénéfiques.

La crise sanitaire est là pour durer. Si jamais un traitement ou un vaccin s’avérait efficace, d’autres Coronavirus apparaîtront dans les années à venir. L’hyperclasse mondiale a trouvé là l’arme ULTIME pour contraindre les populations à l’obéissance et la soumission.

La deuxième crise majeure est celle dont nous n’avons pas encore mesuré les effets dévastateurs. Depuis huit mois, l’économie survit sous perfusion des centaines de milliards d’euros qu’y injectent nos dirigeants. Les «plans» de relance et de soutien aux secteurs en difficulté se juxtaposent en édifices financiers instables. La France tente de garder la tête hors de l’eau par le truchement de la planche à billets (création d'argent virtuel dont nous inonde la BCE - Banque centrale européenne) et par la dette (qui se serait accrue de 300 milliards depuis février 2020).

Cette «bulle financière» a masqué l’effondrement de notre PIB (produit intérieur brut) et de pans entiers de notre économie. Ce tour de passe-passe a camouflé l’explosion du chômage partiel qui n’apparaît pas dans les statistiques ou de façon (très) diluée.

Ainsi, dans sa grande clairvoyance, l’Insee anticipe un taux de chômage en hausse de 9,5% sur un an. La bonne blague ! Le pays a été quasiment paralysé pendant deux mois. Les 80 millions de visiteurs étrangers que nous accueillons chaque année sont restés chez eux. Et nous replongeons pour un ou deux mois dans le reconfinement à l’approche des fêtes de fin d’année qui pèsent lourd dans la trésorerie de nombreuses entreprises et commerces.

Alors comme ça, nous n’enregistrerons que 9,5% de chômeurs supplémentaires sur un an ? L’addition paraît bien légère. Trop !

La bouillie sera nettement plus salée et indigeste quand on fera les comptes, les vrais. Quand les brumes du chômage partiel se seront dissipées. Quand on enterrera les innombrables cadavres des faillites et dépôts de bilan. Quand les jeunes diplômés (ou non) qui peinent à intégrer le monde du travail depuis la rentrée de septembre s’inscriront en masse chez Pôle Emploi. Les 9,5% de l’Insee ne seront plus qu’un lointain et finalement «bon» souvenir…

On peut raisonnablement envisager des projections beaucoup plus alarmistes avec un PIB à -12 ou -14% sur 12 mois (contre +5% en Chine) et la déstructuration durable de secteurs qui tirent l’activité nationale : Les industries automobiles et aéronautiques, les transports (Air France, ADP…), le tourisme, l'hôtellerie/restauration, le commerce de détail et de luxe, les parcs de loisirs (EuroDisney…) et centres d’intérêt historique & culturel (châteaux, musées, théâtres…). Ces secteurs dans la tourmente depuis 8 mois participent à hauteur de 30% à la création de richesses. La projection de l’Insee à +9,5% de chômage paraît donc irréaliste. Pas moins que la nôtre à +100% sur un an (lire notre analyse). =;o)

Le juste prix à payer se trouvera entre les deux. À +30, +40, +50% ou plus ? Les centaines de milliards d’argent virtuel injectés dans la machine grippée masquent pour l’heure la réalité de la situation qui se révèlera forcément plus préoccupante qu’elle apparaît au moment où nous écrivons ces lignes.

La troisième crise, sociale cette fois, est profondément enracinée. Elle est apparue très exactement il y a deux ans à l’occasion des premiers rassemblements pacifiques de Gilets Jaunes sur les ronds-points, mais aussi, plus offensifs, dans les centres des grandes villes. La crise des Gilets Jaunes ne s’est jamais vraiment apaisée. Des mois de répressions policières ont certes fini par étouffer la révolte des «braves gens», ces centaines de milliers de travailleuses et travailleurs, de retraitées et retraités, qui constituaient le gros des troupes. Mais deux ans après l’entame de cette fronde inédite, la colère et la rancœur couvent. On en évalue toujours l’amplitude en novembre 2020, 24 mois plus tard, sur les réseaux sociaux.

Il n’est rien sorti du Grand Débat (ou plutôt du Grand Monologue) initié par Emmanuel Macron. Pourtant les Gilets Jaunes (dont beaucoup étaient issus des fonctions hospitalières : Infirmières et infirmiers, aides-soignantes et aides-soignants. Médecins même parfois) ont pointé les dysfonctionnements de notre système de santé.

L’avertissement sans frais d’alors s’est perdu dans l’enfumage présidentiel. Macron a beaucoup parlé. Il n’a pas écouté et rien entendu. 

Crise sociale encore quand des centaines de milliers de Français sont descendus dans les rues pour défendre leurs régimes de retraite l’année dernière. La SNCF et la RATP ont connu les plus longues grèves de leur histoire. Les trafics ferroviaires et métropolitains ont été paralysés plusieurs mois. Du jamais vu !

Là encore, à l’occasion des manifestations, on a vu défiler en grand nombre le personnel hospitalier derrière des banderoles prémonitoires : «Le Gouvernement compte ses sous. Nous, on comptera les morts !». Quelques semaines plus tard, le SARS-CoV-2 leur donnait raison.

Les fractures sociales restent donc ouvertes et purulentes. L’épidémie ne les a pas cicatrisées sous le bandage de «l’unité nationale» contre la Covid-19.

La quatrième crise est plus préoccupante encore. Elle correspond à la dislocation accélérée de la Nation en communautés inconciliables. Outre les odieux attentats qui ensanglantent notre actualité, il ne se passe pas un jour sans qu’on assiste à des affrontements ethniques (entre Tchétchènes et Maghrébins à Dijon, entre Turcs et Arméniens à Vienne), à des violences et incivilités inacceptables, à des meurtres et assassinats sordides… quasiment tous perpétrés par des individus d’origines étrangères et le plus souvent de confession musulmane. C’est un fait indiscutable !

L’une des plus anciennes nations du monde, la France, est en passe d’imploser sous les coups de boutoir d’une immigration totalement incontrôlée pendant des décennies. Et alors que les Français sont confinés, qu’ils ne peuvent s’éloigner à plus de 1.000 mètres de leur domicile pour se dégourdir les jambes, les seuls à circuler quasiment librement sont les migrants clandestins qui viennent grossir les rangs des chômeurs… et des islamistes.

La situation est insupportable et très probablement irréversible…

Le Menhir lui-même, Jean-Marie Le Pen, en a perdu sa légendaire combativité (il est vrai qu’à 94 ans…). Ce lanceur d’alerte qui secoue le cocotier depuis les années 70, il y a 50 ans, n’y croit plus.

Dans le «Journal de Bord» qu’il publie toutes les semaines sur Youtube, il concède un : «C’est trop tard !» (visionnez la vidéo correspondante). Le Pen, combattant anti-immigration de la première heure, estime que la bataille démographique est perdue. Le débarquement de 400.000 à 500.000 immigrés supplémentaires par an (200.000 cartes de séjours délivrées, 180.000 «réfugiés», 40.000 mineurs isolés, + les clandestins), auxquels s’adjoindront leurs proches qui arriveront par le truchement du regroupement familial dans les mois et années à venir, finira par submerger les populations autochtones.

L’auteur tient à préciser que ces lignes ne constituent en rien une diatribe anti-musulmans, mais au contraire la reconnaissance d’une réalité et son acceptation, considérant qu'il n’y a plus rien à faire. Plus les musulmans seront nombreux, plus ils seront en droit d’exiger la reconnaissance constitutionnelle de leurs dogmes et croyances. C’est légitime ! Les caricatures du Prophète seront un jour prochain proscrites. Leurs auteurs lourdement condamnés s’ils persistent. Il fallait se réveiller avant !

Cette reconnaissance de l’inéluctable ne nous épargnera pas pour autant des abominations à venir, dont nous subissons déjà les prémices par le nombre d’autochtones, «Français de souche», victimes des conquérants. Nos ancêtres ont été colonisateurs. Nous sommes à notre tour colonisés. Juste retour des événements, se satisferont certains.

Inutile d’épiloguer plus longtemps sur ce volet de crispations identitaires et communautaires. Le jour où la bombe explosera, elle sera dévastatrice.

Ces quatre crises majeures aspirent d’ores et déjà la France dans la spirale du déclin qui s’accélère à mesure que leurs effets se combinent et se renforcent. L’explosion annoncée du chômage, amplifiée par des flux migratoires qui ne tarissent pas, poussera des milliers de jeunes sans emploi et sans perspective, à rejoindre les rangs radicalisés. On a déjà pu évaluer ce potentiel de mobilisation. Ils furent des centaines à gagner la Syrie pour lutter aux côtés de Daesch. Là-bas, l’armée française a parfois combattu et bombardé d’autres Français fanatisés.

Nous avons dressé un bien sombre bilan auquel nous aurions pu adjoindre d’autres facteurs de déstabilisation de grande ampleur, comme la crise climatique (dont on ne parle plus), la crise démographique aussi (par l’accroissement de la population mondiale de 80 millions d’âmes par an - Entre 1,5 et 2 milliards supplémentaires d’ici 2040), la crise écologique globale enfin (par la destruction de la bio-diversité et l’épuisement des ressources naturelles)… 

Au Forum économique de Davos, les «grands» de ce monde en appellent à présent au «Great Reset», à la ré-initialisation du système pour nous épargner le bogue terminal.

Là aussi, il est trop tard ! Il fallait se réveiller plus tôt. Nous n’échapperons pas au «Great Collapse», au Grand Effondrement… en marche.

Yves Barraud

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Mis à jour ( Samedi, 14 Novembre 2020 21:16 )  

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