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Vers 100% d’augmentation du chômage sur un an

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Les 6 à 7 millions de chômeurs de catégorie A seront probablement atteints.

altCe que nous redoutions se confirme : Nous n’allons pas manquer de travail sur Actuchomage dans les douze mois à venir.

Les premières données indiquent sans conteste que le tsunami Chômage 2020 - que nous annonçons depuis mars - va bien nous submerger.

Ses vagues successives devraient être plus dévastatrices que nous ne l’envisagions.

Partant du principe que le PIB français pourrait se rétracter de 12 à 15 points (1), nous estimions en avril que deux millions de chômeurs supplémentaires pourraient gonfler les effectifs de la catégorie A. Ce qui porterait le nombre officiel de demandeurs d’emploi à 5,5 millions contre 3,5 avant la crise Covid-19, soit 60% d’augmentation sur un an. Auxquels s’ajouteraient 2 millions de personnes inscrites dans les autres catégories. 

Le chômage total ou partiel pourrait donc impacter de 7 à 8 millions de personnes.

Mais les indicateurs confirment qu’on s’oriente plus vraisemblablement vers les 6,5 à 7 millions de chômeurs de catégorie A, soit près de 100% d’augmentation sur un an

En un mois et demi (du 17 mars à la fin avril), leur nombre a bondi d’un million, passant de 3,5 (avant crise sanitaire) à 4,5. Et la récession ne fait que commencer…

Même les entreprises soutenues par l’État (Air France avec 7 milliards d’euros, Renault avec 5 milliards) envisagent des «compressions de personnel» portant sur des milliers de salariés.

Et que va-t-il se passer dans celles qui ne bénéficient pas du soutien de la puissance publique ?

Combien de licenciements vont toucher les 800.000 salariés des secteurs de la restauration et de l’hôtellerie, à l’arrêt en mars, avril et mai, dont l’activité reprend progressivement en juin. Le chiffre d’affaires déjà perdu et le manque à gagner qu’imposeront les mesures de distanciation sociale pendant l’été ne se rattraperont jamais. Les plus fragiles (ils sont nombreux dans la restauration) mettront la clé sous la porte à l’automne, au mieux.

D’autres secteurs sont dans la tourmente :

• Les loisirs culturels qui emploient des dizaines de milliers d’intermittents et techniciens. La quasi-totalité des festivals de théâtre et de musique qui animent et dynamisent la saison touristique estivale sont annulés. Les intermittents et techniciens du spectacle ne travailleront pas assez pour s’ouvrir des droits à l’assurance-chômage. Beaucoup vont basculer dans une grande précarité.

• Le commerce pourrait lui aussi payer au prix fort la crise qui s’accélère, notamment les magasins qui réalisent une bonne part de leurs chiffres d’affaires avec la clientèle étrangère. Ils sont nombreux à Paris. Mais pas seulement ! Dans les stations balnéaires réputées (Nice, Cannes, Biarritz…), autour des Châteaux de la Loire, dans les régions viticoles (Bordelais, Champagne…).

• Des dizaines de milliers de jeunes en région parisienne notamment, se trouvent aujourd’hui sans emploi ou en activité réduite du fait du fonctionnement partiel des aéroports de Paris (premier employeur d’Île-de-France), de la fermeture d’EuroDisney, de l’absence de la clientèle internationale qui utilise les chauffeurs de taxi et Uber.

Et ainsi de suite…

La quasi totalité des secteurs accusent un effondrement inédit de la demande, donc de leurs chiffres d’affaires, qui se traduira par le licenciement de centaines de milliers de collaborateurs d’ici la fin de l’année.

Le sommet de la vague sera sans doute atteint en septembre/octobre avec 300.000 à 400.000 inscriptions supplémentaires à Pôle Emploi.

La relance, qui seule peut limiter les destructions massives d’emplois, est improbable dans les semaines (mois ?) qui viennent.

L’épisode Covid-19 a souligné les carences de notre économie. Nous avons été incapables d’anticiper cette crise sanitaire depuis décembre 2019. Notre pays s’est révélé TOTALEMENT désarmé sur l'essentiel : Les masques, les tests, les respirateurs artificiels… Nous ne sommes plus en capacité de produire les matériels indispensables à notre survie.

Que se serait-il passé si nous avions été la cible d’une attaque bactériologique ou d’un incident nucléaire de grande ampleur ?

Le fleuron de notre Marine nationale (et de notre armée), le porte-avions Charles de Gaulle, a lui-même sombré dans la tempête Covid-19, contraint de rentrer piteusement au port avec la moitié de son équipage infecté.

Nous avons découvert ébahis que nous ne produisons plus les matériels de première nécessité, comme les compresses médicales que nous importons de Chine.

Alors, quel secteur peut relancer l’économie du pays et tirer la croissance ?

Le tourisme… qui fait grise mine et ne retrouvera pas son dynamisme avant l'année prochaine au plus tôt ? L'OMT - Organisation mondiale du tourisme - envisage un effondrement de l'ordre de 60 à 80% des flux internationaux de voyageurs en 2020.

L’industrie automobile qui croule sous les stocks de voitures invendues ?

Airbus qui voit ses commandes annulées par les compagnies aériennes, et ne sait plus où entreposer les avions qui sortent de ses usines ?

Ces trois seuls secteurs en difficulté représentent plus de 20% du PIB national : Près d'un quart de la richesse produite !

La France est TOTALEMENT en panne car nous sommes inexistants dans les rares domaines qui ont tiré leur épingle du jeu dans la crise sanitaire, à l’image des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) qui ont vu leurs chiffres d’affaires bondir ces derniers mois, comme la fortune de leurs dirigeants et actionnaires qui s’est accrue de 20 à 40%.

Pour l’heure, nous n’entrevoyons aucun signe de reprise économique qui, si elle se manifestait, serait dans un premier temps profitable aux entreprises étrangères puisque nous ne fabriquons quasiment plus rien : Ni ordinateurs et tablettes, ni Smartphones, téléviseurs, Hifi, High-tech, ni prêt-à-porter, et quasiment plus de meubles et même de matériels de bricolage…

Notre chute est vertigineuse. Elle sera douloureuse.

Nous envisageons bien 100% d’augmentation du chômage de catégorie A sur les douze prochains mois.

Yves Barraud

(1) En avril, nous annoncions -12% de PIB pour 2020 sous réserve d’un retour à la normale courant de l’été. Jacques Attali, lui, pronostique -15%.

Les photos d'illustration «Chômage Année Noire» ont été prises en 2009. Nous alertions alors des conséquences sur l'emploi de la crise financière de 2007/2008. Nos sombres prévisions se sont alors avérées conformes à la réalité. Malheureusement…

alt

Mis à jour ( Vendredi, 12 Juin 2020 21:52 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2020-05-31 19:10 Un autre indicateur vire au rouge.

RSA : le nombre de bénéficiaires explose !

De plus en plus de personnes bénéficieraient du revenu de solidarité active depuis l'arrivée de la crise du coronavirus. Une crise sanitaire qui devient peu à peu une véritable crise sociale.

Source : www.capital.fr

www.capital.fr/economie-politique/rsa-le-nombre-de-beneficiaires-explose-1371387
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0 # Yves 2020-06-02 20:21 Le gouvernement table désormais sur une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) de la France cette année, contre un recul de 8% attendu précédemment, a annoncé lundi 1er juin le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire.

Source : Ouest-France et RTL

NB : Pour notre part, nous avancions -12% dès le mois d'avril. Jacques Attali : -15%.
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0 # Yves 2020-06-07 13:03 Rappelons qu'à la suite de la crise financière de 2007/2008, le PIB s'est contracté de 2,5%.

La crise sanitaire de 2020 devrait donc avoir un impact à la baisse 4 fois supérieur. Et un impact à la hausse (du chômage) correspondant.
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0 # Yves 2020-06-13 00:02 La France se prépare à une vague de licenciements et de faillites sans précédent

Les entreprises les plus touchées par la crise ne résisteront pas au choc. Des milliers de plans sociaux, avec des cortèges de suppressions d’emplois à la clé, sont redoutés à la rentrée.

«Cette crise sanitaire va entraîner une crise économique qui ne fait que commencer. Elle sera brutale», avait annoncé Édouard Philippe lors de son allocution, le 19 avril.

Même si le gouvernement injecte chaque mois des dizaines de milliards d’euros pour tenter de sauver l’économie tricolore, il ne pourra éviter l’inévitable: la multiplication des licenciements et plans sociaux dans les entreprises qui ne résisteront pas à la plus forte récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque la France s’est confinée en mars, Emmanuel Macron avait pourtant annoncé qu’«aucune entreprise» ne serait livrée «au risque de faillite». Mais voilà, en cette phase de déconfinement progressif, l’exécutif prépare désormais les esprits au contraire. «Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent» , a ainsi averti le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire au micro d’Europe 1, la semaine dernière. […]

Lire la suite sur Le Figaro.fr : www.lefigaro.fr/conjoncture/la-france-se-prepare-a-une-vague-de-licenciements-et-de-faillites-sans-precedent-20200525?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2Rc24799S7m4s63cKU3gKnqGWDcvwj0MqD7V4HBhCK95D3pX96Ofj86AE#Echobox=1590466794
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0 # Yves 2020-06-21 18:56 « Les estimations, c’est 300.000 chômeurs de plus en Île-de-France d’ici la fin de l’année. Ça veut dire qu’en l’Île-de-France, on risque de dépasser le million de chômeurs, ce sera un triste record historique », a déclaré Valérie Pécresse (Libres !, ex-LR) au micro du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI.

Un million de chômeur en IDF, ça veut dire 1 million de foyers directement ou indirectement impactés. Autrement dit, quasiment tous les foyers franciliens, à l'exception des familles où tous les membres en âge de travailler sont "fonctionnaires" ou "professions libérales supérieures" (médecins, avocats…) ou cadres supérieurs.

Comme la région parisienne représente un cinquième de la population française, ça nous donne 5 millions de chômeurs (catégorie A) en France d'ici 2021. Mais comme beaucoup de régions sont bien plus sinistrées que l'Île-de-France, nos projections entre 6 et 7 millions de chômeurs de catégorie A d'ici un an sont très plausibles.

Nous craignons d'avoir raison… 
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0 # Yves 2020-07-01 11:56 C'est parti mon kiki ! Airbus annonce la suppression de plusieurs milliers d'emplois.

Les suppressions prévues sont de l’ordre de 15.000 postes, dont un tiers en France, pays où le constructeur est le plus implanté.

« Tout sera fait pour éviter des licenciements secs », avait expliqué un proche du constructeur au Figaro.

« Tous les ans, Airbus renouvelle environ 6.000 postes suite à des départs en retraite. L’idée serait de ne plus les remplacer pendant deux à trois ans. En ajoutant des mesures pour stimuler les départs volontaires, Airbus pourrait supprimer plus de 18.000 postes, sans détruire l’emploi existant. »

Soit 10% de ses effectifs… dans un premier temps !

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Sans "détruire l'emploi existant" mais en détruisant des postes ! Ce qui revient quasiment au même : Pas d'embauches pendant 2 ou 3 ans dans un des secteurs les plus compétitifs (voire le plus) de l'industrie française (enfin ce qu'il en reste). Ça promet !
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