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Accueil Social, économie et politique Sarkozy, Strauss-Kahn, Hollande, Valls : La France est-elle maudite ?

Sarkozy, Strauss-Kahn, Hollande, Valls : La France est-elle maudite ?

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Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Quelles forces maléfiques avons-nous contrariées pour être à ce point accablés ? Pourquoi sommes-nous dirigés par des Nuls ?

Autant de questions légitimes, tant les quatre personnalités qui défraient la chronique depuis 9 ans ne sont vraiment pas à la hauteur des événements.

Dans l’ordre d’apparition : Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Manuel Valls.

Le premier a ouvert le bal en 2007, campé sur ses talonnettes de leader d’une Droite décomplexée qui versa, dès son élection, dans le bling-bling et le m’as-tu-vuisme déplacés.

L’omni-président Sarkozy nous en a fait voir de toutes les couleurs pendant 5 longues années.

Il nous a abreuvés de promesses pour n’en tenir aucune. Ouvrant des débats qui n’ont suscité que polémiques et tensions, sans apporter la moindre réponse aux problèmes dans lesquels s’embourbait notre pays. 

Nous payons au prix fort ses errements, ses décisions inconsidérées, quand il décida de précipiter la chute du régime libyen qui, depuis, a contribué à l’embrasement que nous tentons d’éteindre au Mali et ailleurs.

Aujourd'hui, Sarkozy se permet de traiter de «gugusses» les quatre députés et sénateurs qui se sont rendus en Syrie pour y rencontrer Bachar al-Assad, alors que le même a réservé au tyran de Damas et au dictateur de Tripoli (le Colonel Kadhafi) les honneurs de la République et de la tribune présidentielle du 14-Juillet 2008. Cherchez la cohérence !

Ce Sarkozy-là, principal artisan de la défaite électorale cinglante de la droite en 2012, ambitionne à présent d’incarner le renouveau d’un mouvement qu’il a torpillé politiquement et financièrement. Voilà qui donne le ton !

Un an avant les dernières élections présidentielles, la majorité de l’opinion pensait que le second tour se jouerait entre le président sortant et son dauphin désigné, Dominique Strauss-Kahn. La France croyait tenir en la personne du Directeur général du FMI l’homme providentiel, celui qui, par son expérience, ses réseaux, son charisme, pourrait redresser la barre d’un navire en perdition. Il n’aura pas fallu plus de 15 minutes pour que le scénario triomphal que s’apprêtaient à nous vendre les médias tourne au fait divers sordide, dans une chambre d'hôtel.

Quelques heures plus tard, le "futur président" de la sixième puissance économique du monde sortait, menottes aux poignets, sous les crépitements des flashs de la presse internationale. Quelle humiliation pour tout un peuple !

Nous n’évoquerons pas les détails scabreux qui firent dix fois le tour de la planète dans les semaines, mois et années qui suivirent ce lamentable épisode.

Strauss-Kahn hors-jeu, le PS désigna François Hollande qu’une majorité d’électrices et d’électeurs porta à la fonction suprême. Pas par conviction pour la plupart, mais pour se débarrasser de son prédécesseur qu’ils avaient trop vu, trop entendu, trop subi.

Beaucoup espérèrent néanmoins ce changement que promettait d’incarner notre «Moi Président». Ils déchantèrent aussi rapidement que 5 ans auparavant. La cote de popularité de François Hollande s’effondra dans les mois qui suivirent pour atteindre un plancher jamais touché par un président de la Ve République. La malédiction s’acharnait sur nos représentants.

Nos concitoyennes et concitoyens sanctionnaient les atermoiements d’un homme incapable de se fixer des priorités. Alors que le chômage explosait, que la récession menaçait, il fallait ouvrir un débat national de toute première importance : le mariage pour tous. L’objectif pouvait être louable mais l’était-il à ce point d’en faire une priorité en cette période où, chaque mois, 20.000 à 30.000 chômeurs grossissaient les rangs des demandeurs d’emploi ?

Plutôt que de mobiliser les Français contre la crise et le marasme économique, François Hollande divisa plus encore l’opinion sur un sujet de société qui ne présentait aucun caractère d’urgence. Fatale erreur qui détourna celles et ceux qui avaient espéré que leurs préoccupations (emploi, salaire, logement, éducation, citoyenneté, sécurité…) constituent la priorité du nouveau président.

Le tsunami d’impopularité qui en découla contraignit François Hollande à changer de Premier ministre. Il désigna Manuel Valls à la succession de Jean-Marc Ayrault. Manuel Valls, l’homme qui terrassa l'ennemi public numéro 1, l’humoriste M’Bala M’Bala plus connu sous le nom de Dieudonné, au terme de joutes médiatiques auréolées d’un marathon judiciaire inédit dans l'histoire de la Ve République.

Là encore, la priorité nationale était-elle, pour le ministre de l’Intérieur Valls, d’interdire par tous les moyens le spectacle d’un humoriste controversé ? Ou d’empêcher des centaines de citoyens français de rejoindre les factions islamistes radicales qui combattent en Syrie et ailleurs… avant de revenir en Europe pour y commettre des attaques terroristes ?

À la veille des élections départementales, Manuel Valls fait de sa lutte contre le Front National sa nouvelle priorité. Est-ce vraiment ce qu’attendent de lui les Françaises et les Français de tous bords politiques ? Certainement pas !

Le vote Front National n’est que l’expression des malaises qui gangrènent la société depuis des décennies et, plus encore, depuis que des hommes d’une médiocrité affligeante dirigent le pays.

Par leurs actions et inactions, Sarkozy, Strauss-Kahn, Hollande et Valls encouragent plus sûrement la radicalisation de l’opinion que les discours de Marine Le Pen et Florian Philippot. Le FN n’a qu’à se baisser pour rafler la mise… Comme Dieudonné qui, depuis l’interdiction de son spectacle «Le Mur», remplit les Zéniths comme jamais alors que la classe politique et médiatique dans son unanimité nous promettait, début 2014, sa disparition du devant de la scène.

Il est donc possible que le Front National s’impose d'ici 2017 comme le premier parti de France. Qui en portera la responsabilité ? L’Histoire jugera ! 

YB pour Actuchomage.org

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Mis à jour ( Lundi, 23 Mars 2015 01:20 )  

Commentaires 

 
0 # visiteur 2015-03-09 20:55 Bonjour,

Je suis tombé sur un article, un peu vieux il est vrai, des echos:

http://www.lesechos.fr/08/10/2013/LesEchos/21538-043-ECH_contre-le-chomage—la-france-a-t-elle-tout-essaye—.htm

Je me demande ce que les lecteurs de ce site en penseront.
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0 # Yves 2015-03-10 01:03 Le voici, l'article évoqué plus haut :

«Contre le chômage, on a tout essayé», confessait, résigné, il y a 20 ans, François Mitterrand. Or en comparant l'évolution croisée de l'emploi en Allemagne et en France, on peut douter que notre pays ait « essayé » la bonne stratégie. Alors qu'en 2003 le chômage atteignait 10 % dans un cas et 9 % dans l'autre, en 2013, il a fondu en Allemagne (5,4 %) et ne cesse de monter en France (10,3 %). Depuis dix ans, la France et l'Allemagne incarnent des politiques aux différences d'objectifs et de moyens très marquées.

Contrairement à ce que proclame depuis 30 ans la classe politique, la baisse du chômage n'est pas l'objectif de la France. Le véritable objectif est un peu différent, même si on cherche à l'assimiler à la lutte contre le chômage. C'est la sanctuarisation des rentes sociales : une ligne Maginot protégeant de la «mondialisation » les catégories sociales exonérées de tout risque de perte de leurs revenus en vertu d'un statut : fonctionnaires, retraités, etc.

En contrôlant les deux tiers des suffrages exprimés, ce sont eux qui tiennent le pouvoir politique. Chaque fois que la crise a accéléré le besoin de réformes - en clair quand elle imposait le rétablissement de la lutte contre le chômage comme objectif premier -, les Français ont choisi l'équipe politique qui promettait, non les réformes, mais la sanctuarisation des rentes : Mitterrand en 1981, Hollande en 2012.

Pour réaliser son objectif de non-lutte contre le chômage, la France entretient le mythe que la dépense publique est la clef de la croissance. C'est pourquoi elle peut passagèrement la limiter pour déminer les remontrances européennes, mais jamais comme ses voisins, la réduire «drastiquement» . Tous les gouvernements ont expliqué que toucher à la consommation - sacro-saint moteur de la croissance et donc de l'emploi - en freinant la dépense publique serait un sacrilège. Un mythe renforcé par celui de la fin du travail - les 35 heures - et de l'âge post-industriel d'entreprises sans usines.

Ainsi la France vit dans le mirage d'une consommation sans lien avec la production dont l'effet est de gonfler la pression des rentes sur l'économie productive. Or, avec des dépenses publiques égales à 57% du PIB contre 45% en Allemagne - soit 240 milliards d'euros de plus -, la France devrait selon de tels principes afficher une croissance bien supérieure et un chômage inférieur à ceux de ses partenaires. Il n'en est rien et c'est bien sûr la stratégie inverse - en gros celle de l'Allemagne suivie depuis la crise par l'Europe du Sud - qui s'avère la bonne : la compétitivité des entreprises - notamment industrielles - comme fer de lance de la croissance combinée à la maîtrise des dépenses et à la fluidité du marché du travail.

Le prix payé pour entretenir ses rentes, c'est la liquidation du secteur productif et le déclassement de la France comme lieu de production. C'est la montée jamais interrompue des prélèvements sur les entreprises : 18% de leur valeur ajoutée en France, 11% en Allemagne. En activant une stratégie de travail qualifié permettant de capter les économies d'échelle du marché mondial, le modèle rhénan assure la mobilisation des avantages comparatifs en faveur du plein-emploi et d'une protection sociale élevée. C'est en cela qu'il est européen autant qu'allemand.

Inversement la stratégie française qui s'enferme dans l'exception et qui repose sur l'assujettissemen t de l'économie productive à un État prisonnier des rentes se retrouve piégée dans l'alternative infernale, entre sa réforme impossible et son implosion inéluctable.

Alain Fabre
Alain Fabre est économiste à la Fondation Robert Schuman, à Ethic et à l'Institut de l'entreprise, auteur de «Allemagne : miracle de l'emploi ou désastre social ?», Institut de l'entreprise, septembre 2013.
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0 # Grabuge 2015-03-10 13:20 Si le FN monte c'est aussi parce que de plus en plus de français se retrouvent dans ses propositions. il tire la sonnette d'alarme depuis des décennies sur bien des aspects que les partis ont négligés et même encouragés. Le Pen père nous a alertés sur l'immigration non maitrisée et ses conséquences en particulier avec l'augmentation du nombre de musulmans et tous les problèmes que ça pose : éducation, enseignement, lieux de culte, double nationalité (français et algérien par exemple) possible radicalisation.. .., Mais pas que ! Sur l'Europe aussi, l'ouverture des fraontières, la libre circulation, la concurrence entre travailleurs…
La préférence nationale en matière d'emploi est aussi une proposition du Fn depuis 40 ans. Je veux dire que si le FN monte, c'est pas seulement le fait des autres partis. C'est parce que de plus en plus de français (et pas seulement des gaulois) s'y retrouvent. Un de mes potes d'origine tunisienne vote FN. Je précise : PAS MOI !
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0 # Yves 2015-03-10 13:40 Bonjour,

Vous évoquez ici un aspect que nous avons déjà relevé sur Actuchomage au travers de nombreux témoignages : la proportion de plus en plus importante de Français d'origines immigrées qui, se sentant menacés dans leur vie professionnelle , se rapprochent des thèses du FN en matière d'immigration et de préférence nationale à l'accès à l'emploi.

J'ai discuté dernièrement avec un Français d'origine sénégalaise (au chômage) qui m'a dit : "Qu'est-ce que c'est que tous ces immigrés qui débarquent ici. Ils nous font…". Les propos étaient radicaux. Je les ai édulcorés.

Disons que les facteurs de progression du vote FN sont multiples, à commencer par l'abstention qui est la résultante de l'inaction des partis de gouvernement et de la déception qu'ils engendrent.

Ceux qui votent PS, UMP, UDI, Écolo et même Front de Gauche, le font de moins en moins par conviction, par adhésion revendiquée et assumée. Incontestableme nt, en face, au FN, l'électorat est plus mobilisé. Et dans un combat (politique, sportif…), ce n'est pas nécessairement la meilleure équipe qui l'emporte mais la plus motivée.

Il n'empêche que la posture consistant à dénoncer systématiquemen t le FN produit l'effet inverse. Jean-Luc Mélenchon en a fait l'amère expérience lui qui, à un moment, se posait en ultime rempart face à Marine Le Pen.

Il est à craindre que Manuel Valls connaisse pareille déconvenue s'il s'obstine à placer la lutte contre ce parti en tête de ses priorités. La sanction pourrait être plus cuisante encore.
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0 # Yves 2015-03-12 12:40 Et Taubira d'en ajouter une couche : "Je conteste la nature démocratique et républicaine du FN". Sur RTL.

Une nature qui ne choqua pas le Président Mitterrand qui, par le biais du scrutin proportionnel, fit entrer 35 députés FN à l'Assemblée nationale en 1986.

Mais il est vrai qu'à l'époque, le vote FN affaiblissait la droite républicaine. Aujourd'hui, il affaiblit la droite et peut-être plus encore la gauche.

De la politique à géométrie variable ! ;-/
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0 # tentation 2015-03-10 18:19 Article de bonne qualité, bravo pour son rédacteur.

Pour le FN qui monte, c'est une très bonne chose,
L'Europe ça ne marche pas et ça coute cher, on a essayé la droite, la gauche, la gauche la droite, on voit bien que ça ne marche pas.
Ca sert à rien de croire à n'importe quoi.

il n'y a que les solutions que proposent le FN qui pourront régulariser les choses. et je pense que s'ils parviennent aux fonctions, toute l'Europe se réveillera !

La France à un role primordiale à l'échelle mondiale, c'est le pays des libertés, des droits de l'homme, pas de l'arnaque des peuples via l'europe !

La France doit montrer un bon exemple et dire stop à ce capitalisme stupide, la planète entière n'attend que ça !

Vive Marine !
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0 # Yves 2015-03-10 18:48 Une précision… quand même. "L'auteur" (que je suis) ne fait que constater les manquements et erreurs d'appréciation de nos dirigeants nationaux PS et UMP.

Je n'écris pas qu'un FN au pouvoir obtiendrait des résultats plus probants. Par le passé, il n'a pas été convaincant quand il dirigeait Toulon et Vitrolles par exemple. Deux fiascos retentissants !!!

Le sera-t-il plus à Béziers et Hénin-Beaumont ? Ça reste à voir.

Comme je l'ai déjà expliqué en d'autres occasions, le FN est encore loin des portes du pouvoir… même si ses "opposants" l'y poussent.

On se souviendra que Mitterrand, grand stratège politique, accorda au FN un groupe parlementaire (fort de 35 députés) en 1986, en imposant la proportionnelle aux élections législatives.

Raison pour laquelle je mets "opposants" entre guillemets, car il est possible que derrière les diatribes anti-FN se dissimule une stratégie comparable. Pousser le FN pour affaiblir la droite.

Nos politiques, de gauche comme de droite, sont prêts à tout pour conserver leurs prérogatives, statuts, avantages et indemnités. C'est vrai aujourd'hui pour le PS, l'UMP et les autres. Ça le sera demain pour le FN si jamais… 
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0 # nanard 2015-03-11 14:01 Multi-citer tentation:
La France doit montrer un bon exemple et dire stop à ce capitalisme stupide, la planète entière n'attend que ça !

Vive Marine !


Ah bon, Marine incarne donc le capitalisme intelligent ?
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0 # MacG 2015-03-12 11:15 Excellente synthèse Yves, comme toujours.

Dans la situation actuelle, y a quelque chose d'ironique dans la mesure où la politique de ces dernières années correspondrait, pour moi, justement à ce qu'un FN au pouvoir aurait tout à fait pu mettre en place : immigration contrôlée par le patronat (un classique), réduction des libertés, pensée unique, prétentions républicaines mais dissolution dans l'UE, chasse au fonctionnaire, traque des pauvres (les «inutiles»).

Alors évidemment, au FN, ils se sont retrouvés bien emmerdés. D'où le changement de musique avec le plagiat d'analyses et propositions (de l'UPR, du Front de Gauche, de blogueurs et chercheurs progressistes) grâce à la complicité des merdias et la mémoire de poisson rouge du pékin lambda. Rien ne change et, jusqu'à preuve du contraire, le parti patronal FN (tout comme ses potes de l'UMP et du PS), qui continue de jouer de l'affect en racontant ce qui fait plaisir, ça reste que de la gueule. De classiques opportunistes.
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0 # MacG 2015-03-12 11:18 Le Diplo, il y a quelques mois, avait rappelé le double-jeu des soutiens "patriotes" du FN très friands de main d'œuvre exotique pourvu que la piétaille se laisse docilement sous-payer, ferme sa gueule et ne rechigne pas, globalement, à se laisser exploiter jusqu'à la trogne, avec l'excuse du « Français qui ne veut pas travailler ».

Leur historique parlant pour eux (cf. la gestion calamiteuse des rares villes, citées par Yves, où ils ont régné) et considérant le patronat français en grande difficulté face aux patronats US, allemand et chinois notamment qui vont bientôt n'en faire qu'une bouchée via le TAFTA (si ce n'est pas déjà fait pour une grande fraction), la seule question que perso je trouve pertinente concernant le FN (PS et UMP idem) est la suivante : au pouvoir, à qui servirait-il le plus la soupe ? Au patronat français ou au patronat étranger ? Je dirais que les pauvres et les salariés ont du souci à se faire car la seule « patrie » de ces gens-là, c'est celle de l'argent.
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0 # Koko 2015-04-13 02:58 "Vive Marine !" et dans quel contexte c'est dit ? Dans un ras-le-bol de l'Europe, ce que je peux comprendre (concernant l'Europe)… mais je commence à me demander de plus en plus si les gens qui sont pro-FN pour ce genre de raison, ont bien lu le programme du FN ou se contentent de démagogie qui leur est servie ?

Non, parce que faudrait peut-être pas oublier que MLP, son père et Gollnish sont députés européens, ça rapporte très bien ;-) Alors si les gens attirés par le FN pensent qu'ils envisagent de quitter la zone Euro, je me marre !!! Le pipeau servi par MLP est que, si elle accédait au pouvoir, elle tenterait de négocier… négocier avec 27 ou 28 pays de l'Europe ? Oui, bien sûr… Le seul élément qui permet de quitter la zone Euro, c'est l'article 50, rien d'autre !

Personnellement , je pense que le FN ne cherche pas le pouvoir, c'est un parti validé par les hautes sphères, ils sont dans un jeu de rôle et en contre-partie, ils ont des revenus confortables…
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0 # Yves 2015-04-13 11:45 Je partage votre avis.

Depuis les années 80, le FN sert les intérêts des partis de gouvernement. C'est un chiffon rouge qu'on agite pour remettre dans le rang les électeurs "socialistes" et de droite "modérée" égarés, et - plus encore - pour canaliser les "râleurs" et les "anti-establishment".

Résultat des courses : En France, rien ne bouge parce que le FN n'est pas en mesure de prendre le pouvoir (sauf à passer un accord avec une des deux grandes formations politiques. Évènement improbable !). PS et UMP se trouvent systématiquemen t en situation de monopole électoral, tant que le scrutin majoritaire à deux tours encadre les élections législatives. On ne change pas la France avec 2 ou 3 députés à l'Assemblée nationale. Ni même avec 40, 50, voire 100… sur 577 !

Le FN, dont les médias mainstream et les politiques nous rebattent les oreilles, n'est que la variable d'ajustement d'une vaste manipulation visant à maintenir au pouvoir, depuis des décennies, les mêmes partis et les mêmes hommes.

Le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon sont tombés dans le panneau en se focalisant sur le FN (lors des dernières présidentielles et législatives). Ils y ont tout perdu comme nous le redoutions ici.

Le taureau (devant lequel on agite le "chiffon rouge") sort rarement de l'arène sur ses quatre pattes.
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0 # Koko 2015-04-14 14:48 Exact, ce parti sert les partis qui ont toujours été au pouvoir et pas que le PS, comme certain(e)s le pensent, il suffit de se rappeler les élections présidentielles de 2002, Chirac a fait un score qu'il n'aurait jamais fait face à un candidat d'un autre parti !

Après, je vais sembler plus pessimiste, mais ce n'est pas le seul parti que je considère comme faussement "alternatif" : je pense la même chose des autres partis (Front de gauche, UDI…) ; ils ne jouent pas le même rôle d'épouvantail, mais ils sont là pour faire de la récup, ils ne sont pas là pour tenter de prendre le pouvoir, ils sont là pour faire illusion… du moins, c'est ce que je pense, je ne dis pas que je détiens la vérité.

J'ai la forte impression depuis pas mal d'années que les autres partis sont là pour donner l'illusion d'un choix, mais dans le fond, tout ça, c'est du cirque ! D'autres partis qui se voudront alternatifs, ne passeront pas, j'ai le sentiment que c'est verrouillé…
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0 # Pas candidat 2015-04-16 18:14 C'est le principe même d'un système oligarchique ou le vote n'est qu'un moyen de préserver l'illusion démocratique. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2015-04-14 20:14 Ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité.

Notre échange m'a inspiré un petit article. Merci !

Front National et UMPS, un mariage à trois pour le pire

www.actuchomage.org/2015041426682/Social-economie-et-politique/le-front-national-est-bien-lallie-historique-de-lumps.html
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0 # Koko 2015-04-15 18:56 On me qualifie souvent de pessimiste quand je dis cela (à part les personnes qui en ont pris conscience depuis).

Quand je pense qu'elle nous balance son disque rayé "UMPS" à tout va la MLP… démagogie quand tu nous tiens !

Je vais de ce pas lire votre article ;-)
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0 # Pas candidat 2015-04-16 18:09 Il est évident que le FN, comme les autres partis a su séduire son électorat, notamment parce qu'il s'est adapté en modifiant progressivement son image et son discours. Il est certain aussi que la politique migratoire soulève de multiples questions qui ne doivent pas être considérées comme de tabous et qui demanderaient à être débattus par les autres formations politiques, comme l'a bien compris Sarkozy en s'inspirant bien ou mal mais très ouvertement du discours nationaliste.
Occulter ces questions équivaut à prendre un risque important, car le vote nationaliste s'explique parfaitement dans un contexte économique politique et social marqué par l'insécurité grandissante, le déclassement d'une partie importante de la population, la corruption du personnel politique. Ceux qui subissent ce contexte et ne comprennent pas pourquoi l'Etat reste impuissant ne peuvent que considérer favorablement le principe de la préférence nationale.
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0 # Pas candidat 2015-04-16 18:24 Dernière chose : la popularité du FN sert autant le PS que l'UMP. Le fameux front républicain n'est qu'un leurre, un moyen pour l'oligarchie de conserver le pouvoir. Répondre | Répondre avec citation |
 

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