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Accueil Social, économie et politique Après la «crise du siècle», la «vente du siècle»

Après la «crise du siècle», la «vente du siècle»

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En France, ce n'est pas la misère pour tout le monde !

Pour preuve les 206,15 millions d'euros de chiffre d'affaires engrangés en deux heures, lundi soir au Grand Palais, par la vente aux enchères d'une partie de la collection d'œuvres d'art rassemblée durant 50 ans par le couturier Yves Saint Laurent et son compagnon Pierre Bergé. Un record mondial pour une collection privée, nous dit-on...

La vacation s'est poursuivie hier et doit s'achever aujourd'hui : les 400 millions d'euros seront dépassés (307 à mardi soir) et les plus optimistes évoquent jusqu'à 500 millions. Au bout d'un demi-siècle, la plus-value réalisée doit être exceptionnelle.

Mais, nous dit-on, les profits serviront à créer une fondation pour la recherche sur le SIDA. Or, même pour une noble cause, on sait que Fondation rime avec… défiscalisation. Les Africains en verront-ils un jour la couleur ? Cela va-t-il créer de l'emploi ?

Bien que le marché de l'art soit morose, nous dit-on, la bulle spéculative demeure et acheter des œuvres reste un bon placement : nombre d'acquéreurs (à l'instar des actionnaires «versatiles» qui se moquent de l'avenir des entreprises et de ceux qui les font tourner) ne sont pas de vrais collectionneurs, 100% passionnés. Sincères ou non, qui sont ces riches acheteurs ? Bénéficient-ils du «bouclier fiscal» et d'autres «niches» ? Echappent-ils à l'ISF grâce à leurs acquisitions ? Sont-ils aussi actionnaires ? Rentiers ? Paient-ils une taxe quand ils les revendent ?

Parmi eux, le centre Pompidou qui a lâché 9,8 millions d'euros pour un tableau de Giorgio de Chirico, et le musée d'Orsay qui a consacré 800.000 € à des œuvres d'Edouard Vuillard et de Ensor : un bon coup pour Pierre Bergé (ami, nous dit-on, de Ségolène Royal), un sacré coût pour ces musées nationaux (et le contribuable).

Avec sa Rolex, Monsieur Séguéla a déjà exaspéré beaucoup de Français qui ont raté leur vie. Une chose est sûre : tout ce battage et cet étalage de luxe en période crise est fort malvenu.
Mis à jour ( Mercredi, 25 Février 2009 03:40 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2009-02-28 00:45
Un débat intéressant grâce, notamment, à Jacques Cotta, dans "C dans l'air" sur France 5 :

CLIQUER SUR L’ÉMISSION DU 27/02
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