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Négociations à la Guadeloupe, ça se complique

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Selon les dernières infos (entendues sur Europe1 à 22h30, le 23 février), le LKP et les organisations patronales seraient tombés d’accord sur une augmentation étalée des bas salaires de 200 €, à la seule condition que l’État exonère patronat et salariés de certaines cotisations : la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) et la CSG (contribution sociale généralisée)…

La balle semble aujourd’hui dans le camp du gouvernement. Toujours selon Europe1, le Préfet de Guadeloupe (ou son représentant) aurait d’ores et déjà indiqué qu’il est peu probable que l’accord envisagé entre le patronat et le LKP soit «validé» par le gouvernement, qui craint une généralisation de la revendication salariale à l’ensemble du territoire (Martinique, Guyane, Réunion, métropole) qui se traduirait par une exonération généralisée de la CSG et de la CRDS sur les bas salaires.

Informations qui seront affinées dans les heures à venir => Le fil d'info en commentaires…
Mis à jour ( Mardi, 24 Février 2009 00:32 )  

Commentaires 

 
0 # gérard 2009-02-24 08:19 "une exonération généralisée de la CSG et de la CRDS sur les bas salaires" ne serait-elle pas une trappe à bas salaires ? Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2009-02-24 11:24 Source : NOUVELOBS.COM | 24.02.2009 | 08:45

Le leader du LKP réagissait aux déclarations du préfet de Guadeloupe qui a émis de fortes réserves sur une "proposition" formulée par certains partenaires sociaux. Les négociations reprennent ce mardi.

"Les organisations patronales ont fait une proposition qui va dans le sens de nos revendications, mais là une fois de plus l'Etat se débine", a déclaré Elie Domota à la presse à l'issue d'une nouvelle journée de négociations très tendues, refusant de se prononcer sur un éventuel retour des barrages routiers. "Si nous n'avons pas de réponse, les choses ne pourront que s'envenimer", a-t-il ajouté.

"Cela mettrait par terre le système social français"

De son côté le préfet de Guadeloupe, Nicolas Desforges, a affirmé que "les négociations continuent". Il a également indiqué que l'Etat ainsi que le conseil régional et le conseil général, qui seraient partie prenante de ce projet, devaient préalablement en faire "une expertise". Mais, a-t-il une nouvelle fois insisté, "l'Etat n'a pas à financer les augmentations de salaires dans le privé" car "cela mettrait par terre le système social français".
La proposition prévoit que l'Etat devrait prendre à sa charge pendant trois ans des exonérations salariales de CSG et de CRDS, qui servent au financement de la sécurité sociale. La somme économisée représenterait 100 euros sur les 200 d'augmentation des bas salaires réclamées par le LKP. Les 100 autres euros seraient pris en charge à part égale par le patronat d'un côté et par les collectivités locales de l'autre (conseil régional et conseil général). (…)
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0 # superuser 2009-02-24 14:53 Les négociations entre le "Collectif du 5 février", le préfet, les élus et les socioprofession nels ont tourné court lundi en fin d'après-midi à la préfecture de Fort-de-France sur le dossier de l'augmentation des salaires.

Faute d'avoir obtenu une réponse chiffrée à sa demande d'augmentation de "354 € net pour tous les salaires", le collectif a quitté la table des négociations.

Lors d'un compte-rendu devant les grévistes réunis à la maison des syndicats, Michel Monrose, porte-parole du collectif, a néanmoins indiqué qu'il reprendrait les négociations mardi si le patronat lui soumettait des "contre-propositions chiffrées".

Le président de la CGPME-Martinique Alexandre Richol a indiqué qu'il avait proposé, au nom de ses 400 adhérents, une augmentation de… 10 € sur les salaires à partir de septembre 2009, "compte tenu des difficultés auxquelles devront faire face les PME à la suite du mouvement social". Outre cette proposition chiffrée, Alexandre Richol a proposé un système d’"intéressement des salariés" ainsi que "des négociations de branches dans les plus brefs délais et sous le contrôle de la direction du travail", en demandant que "les entreprises déficitaires soient exclues du champ des négociations".

Dès le début des discussions, Patrick Lecurrieux-Durival, au nom du Medef-Martinique, avait manifesté sa volonté de "discuter de la prime interprofession nelle" mais souhaitait connaître le "cadre" dans lequel elle serait versée. "Nous avons des propositions chiffrées à soumettre au collectif mais nous souhaitions connaître au préalable les conditions d'un déblocage de l'activité économique de l'île", a-t-il expliqué.

Sur ce dernier point, M. Monrose a réaffirmé lundi soir à la maison des syndicats que l'arrêt du mouvement était conditionné à l'obtention d'un minimum de résultats, et en particulier sur les salaires et les prix.
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0 # superuser 2009-02-24 15:08 Ce serait, une fois de plus, à l’Etat de compenser toute prime ou revalorisation… sur les «charges» patronales, donc sur l'argent de la solidarité nationale et de la protection sociale.

Les vampires économiques des îles ne veulent rien lâcher. Pourtant, les plus grosses entreprises antillaises peuvent les supporter, tant elles se sont goinfrées sur le dos de la population !

Et pour aider les PME à mettre la main à la poche, une augmentation de l’impôt sur le revenu personnel des plus hauts contribuables de ces territoires, déjà allégé par rapport à la métropole, serait tout à fait légitime.

Tous ont assez souvent bénéficié de la manne du gouvernement français au moindre accident climatique sur les bananes et accumulé assez de profits sur la distribution du carburant et les hypermarchés qu’ils contrôlent, pour financer cet effort légitime en faveur des plus défavorisés.

Mais le gouvernement Sarkozy pratique l'internationalis me des riches et ménage absolument les nantis, au détriment des finances publiques et de l'intérêt général : ici ou là-bas, il n'est pas question de «justice sociale».
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0 # Yves 2009-02-24 19:06 "Encore une fois, l'État ne respecte pas ses engagements", selon la CGT guadeloupéenne. La situation est de plus en plus confuse sur l'île.

Les heures à venir seront déterminantes. Les organisations patronales estiment à 10.000 le nombre d'emplois "détruits" par la crise de ce dernier mois.

Que fait l'État ?
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