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CMU : - 5% en un an

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Le nombre de bénéficiaires de la CMU est en recul constant depuis dix-huit mois. Mais la tendance devrait s'inverser avec l'aggravation de la situation économique.

Les effets de la crise économique ne se font pas encore sentir sur le nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire. Ils étaient un peu moins de 4,2 millions fin novembre, 5% de moins qu'un an auparavant. Depuis le pic de 4,5 millions atteint en avril 2007, la population couverte par la CMU recule lentement mais régulièrement, de 10.000 à 30.000 personnes par mois. Le coût du dispositif est également en baisse : - 2% sur un an, à 1,4 milliard d’€.

«Les répercussions de la crise ne devraient pas être visibles avant l'été ou l'automne», estime Jean-François Chadelat, directeur du Fonds de financement de la CMU. La brutale remontée du chômage se traduit, dans un premier temps, par une hausse du nombre de personnes indemnisées par l'Unedic. La plupart d'entre elles touchent des indemnités supérieures au plafond de ressources requis pour bénéficier de la CMU (621 € par mois pour une personne seule). C'est seulement lorsque les chômeurs arriveront massivement en fin de droits que l'effet devrait se faire sentir.

Il n'empêche, l'évolution du nombre de bénéficiaires de la CMU reste assez mystérieuse pour les gestionnaires du fonds eux-mêmes. Aucune corrélation directe avec la conjoncture économique n'est en effet établie, à l'inverse par exemple du RMI dont le nombre d'allocataires est reparti brutalement à la hausse dès septembre.

Après une rapide montée en régime, les effectifs de la CMU sont restés relativement stables depuis sa création en 2000, quelle que soit l'évolution de la croissance et de l'emploi. Une des explications réside dans le fait que le bénéfice de la CMU est acquis pour une année alors que les droits au RMI sont revus tous les trois mois. «Les bénéficiaires de la CMU conservent les mêmes grandes caractéristiques, souligne une étude de la DREES. Il s'agit d'une population jeune, féminine, au sein de laquelle les ouvriers et les employés, particulièrement ceux exposés au chômage, sont surreprésentés.»

(Source : Les Echos)
Mis à jour ( Mercredi, 28 Janvier 2009 10:43 )  

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