Actu Chômage

lundi
23 septembre
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil Mobilisations, luttes et solidarités Des assistants parlementaires dénoncent les pratiques sociales à l'Assemblée

Des assistants parlementaires dénoncent les pratiques sociales à l'Assemblée

Envoyer Imprimer
Effet boule de neige ? Suite à la condamnation de Ségolène Royal, des assistants parlementaires affiliés à l'UNSA en ont profité pour dénoncer "un catalogue de mauvaises pratiques sociales" et les "comportements voyous" de certains députés, qui "ne respectent toujours pas le droit du travail" avec leurs collaborateurs.

"A l’Assemblée nationale, les 2.100 collaborateurs parlementaires subissent plus qu'ailleurs les résultats de comportements voyous", a déploré vendredi dans un communiqué leur union syndicale USCP-UNSA, évoquant l'ex candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal qui a été condamnée jeudi à verser des salaires à deux ex-attachées parlementaires, ainsi que l'audition de Manuel Aeschlimann (UMP) "par la brigade de la répression financière". Fin mars, M. Aeschlimann avait été entendu par la Brigade de répression de la délinquance économique dans trois affaires, dont l'une sur "l’utilisation inappropriée de fonds parlementaires à des fins privées".

"C'est tout le catalogue des mauvaises pratiques sociales qui s'applique dans cette maison !", a souligné l'USCP-UNSA qui a dressé l'inventaire de multiples entorses au droit du travail : contrats précaires, rémunérations insuffisantes, discrimination salariale homme-femme, menace contre les femmes enceintes, harcèlement moral et sexuel conduisant à des tentatives de suicide, heures supplémentaires non rémunérées, licenciement-minute ou sans motif, crédit-collaborateur détourné de sa finalité, droit syndical méprisé. "Par leur inaction chronique, les autorités politiques et administratives de l'Assemblée nationale sont des complices objectifs de ces affaires", a accusé le syndicat qui affirme regrouper "une centaine" d'assistants de députés de toutes étiquettes.

Le syndicat demande "un véritable statut du collaborateur politique" et "qu’une convention collective soit mise en place, qu'un bilan social annuel de l'Assemblée soit publié". Le syndicat et les "organisations de collaborateurs" doivent être reçus mercredi par la questure (trois députés responsables de la gestion de l'Assemblée).

(Source : Le Nouvel Obs)

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Samedi, 12 Avril 2008 04:30 )  

Votre avis ?

Après plus de 6 mois, que vous inspire le mouvement Gilets Jaunes ?
 

Zoom sur…

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

TPN/TSS : EDF, GDF et le gouvernement arnaquent les plus pauvres

Des centaines de milliers de Français modestes ou pauvres n’ont toujours pas accès aux tarifs sociaux de l’électricité (TPN) et du gaz (TSS). Du côté d’EDF, de GDF et du gouvernement, tout...