Actu Chômage

lundi
2 août
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil La revue de presse L'ANPE se débarrasse des précaires

L'ANPE se débarrasse des précaires

Envoyer Imprimer
Intérimaire à temps plein depuis deux ans, elle est restée inscrite au chômage. Ce n'est plus possible, lui dit l'ANPE. «Pourquoi maintenant ?» s'interroge Sylvie.

«L'intérim, c'est difficile quand on élève seule ses deux enfants. On ne connaît pas le lendemain. Et on redécouvre à chaque fois un nouvel environnement professionnel.» Sylvie, 40 ans, habite un HLM dans l'agglomération nantaise. Elle a d'abord travaillé dix ans comme secrétaire en contrat à durée indéterminée. Mais, après son congé parental de trois ans pour élever sa deuxième fille, elle n'a plus retrouvé d'emploi fixe. Ce n'est pas faute d'avoir cherché : «Je n'ai eu que des propositions à temps partiel. C'est insuffisant pour vivre.»
Elle alterne alors contrats d'intérim et périodes de chômage indemnisées. Et, depuis deux ans, elle travaille à temps plein, sans discontinuer, en intérim. Elle est pourtant restée inscrite parmi les demandeurs d'emploi de catégorie 1, qui regroupe les personnes libres immédiatement et à la recherche d'un travail durable. Une catégorie sur laquelle reposent les statistiques du chômage.

Patatras. Début mars, Sylvie reçoit un courrier de l'ANPE l'informant qu'elle n'est plus inscrite sur la liste des demandeurs d'emploi, parce qu'elle travaille à temps plein depuis plus de deux mois. «Pourquoi maintenant ? s'interroge-t-elle. Je suis rigoureusement dans la même situation qu'il y a deux ans. Est-ce pour contribuer à la baisse du chômage en période électorale ?» Sylvie trouve cette décision "injuste" : «Si, après ma mission actuelle, je n'en retrouve pas une nouvelle, il faudra que je me réinscrive à l'ANPE. Cela retardera mon indemnisation en raison du délai de sept jours pour rouvrir les droits Assedic.» Pour elle, l'intérim, ça reste précaire : «Ça peut s'arrêter à tout moment.»

Mais, pour l'ANPE, Sylvie exerce une activité professionnelle. «Nous prenons simplement acte qu'elle travaille de façon régulière depuis deux ans», indique Jean-Loup Geny, le directeur délégué de l'ANPE du bassin de Nantes. Mais pourquoi la rayer de la liste seulement aujourd'hui ? «L'actualisation de situation est effectuée chaque mois par les demandeurs d'emploi auprès de l'Assedic. L'ANPE consulte ces dossiers à tous moments pour faire un plan d'action, proposer des solutions. Nous avons dû découvrir à cette occasion la situation de Sylvie.» Il insiste : «Nous n'avons aucune consigne pour radier des gens, ni les changer de catégorie. Notre but est de les sortir du chômage en leur trouvant des emplois durables.» La porte n'est pas fermée, ajoute-t-il. «Nous sommes prêts à écouter ses arguments, voire à réviser notre position.»

Sylvie a contesté la décision de l'ANPE. L'intérim est une "solution d'urgence", écrit-elle en soulignant : «Je suis toujours à la recherche d'un emploi stable.»

(Source : Ouest-France)

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Vendredi, 16 Mars 2007 06:36 )  

Votre avis ?

Que vous souhaiter pour 2021 ?
 

Zoom sur…

 

L'ASSOCIATION

Présentation de l'association et de sa charte qui encadre nos actions et engagements depuis 2004.

 

ADHÉRER !

Soutenir notre action ==> Si vous souhaitez adhérer à l’association, vous pouvez le faire par mail ou par écrit en copiant-collant le bulletin d’adhésion ci-dessous, en le ...

 

LES FONDATEURS

En 2004, une dizaine de personnes contribuèrent au lancement de l'association. Elles furent plusieurs centaines à s'investir parfois au quotidien ces 16 dernières années. L'aventure se pou...