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Accueil Social, économie et politique ADP et GDF : vers la privatisation

ADP et GDF : vers la privatisation

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Au nom de la réduction de "la dette", l'Etat continue à renflouer ses caisses en se désengageant de ses entreprises publiques. A cette besogne Thierry Breton, ministre de l'Economie et des Finances, excelle.

La privatisation partielle d'Aéroports de Paris pourrait démarrer la semaine prochaine. Thierry Breton a déclaré hier que la mise en Bourse d'ADP aurait lieu avant l'été, en fonction des conditions du marché... L’opération doit permettre à l’entreprise gestionnaire des aéroports de Roissy et d’Orly - qui est évaluée à plus de 4 milliards d'euros - de lever auprès des investisseurs entre 500 et 600 millions d’euros. L'Etat conserverait une participation de 60 à 70% du capital et empocherait environ 1,4 milliard d'euros.

Quant à Gaz de France, Thierry Breton espère que le projet de loi sur le rapprochement entre GDF et Suez puisse être débattu au Parlement "avant l'automne" après "une première phase de concertation", notamment avec le Conseil d'Etat. Car pour permettre cette opération, une loi autorisant à l'Etat de passer sous le seuil des 70% du capital (sa part actuelle étant d'environ 80%) doit être votée. Le ministre a rappelé que l'Etat conserverait au moins un tiers des actions de GDF ainsi que des actions spécifiques ("golden shares") "pour protéger les actifs stratégiques"...
Les fédérations CGT, FO et CGC de l'énergie préparent une journée d'action nationale à la mi-juin contre la privatisation de GDF et sa fusion avec Suez, qui menacent le statut des salariés ainsi que le service public.

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Mis à jour ( Mercredi, 24 Mai 2006 14:22 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2006-05-24 14:36 Avant Bercy et France Télécom, Thierry Breton a aussi été PDG de Thomson Multimédia et de Bull.

A la tête de France Télécom en 2002, le nouveau patron de «l'entreprise la plus endettée du monde» (70 milliards d'euros) n'a pas hésité à obtenir du Trésor Public une "participation" de 9 milliards d'euros pour augmenter le capital de FT à 15 milliards… avant d'amener l'entreprise vers sa privatisation totale en 2005. Au passage, outre la mise en place d'une politique d'austérité drastique, il aura "dégraissé" ses effectifs de 27.000 postes.

Ses détracteurs soulignent qu’il n’a jamais orchestré ses chantiers jusqu’au bout, Thierry Breton ayant à chaque fois quitté avant terme une entreprise pour être appelé à prendre la direction d’une autre. Un peu comme Nicolas Sarkozy…
Il aura quittera France Télécom pour Bercy aux deux tiers du chantier de redressement qu'il avait concocté, laissant derrière lui une dette de 44 milliards d’euros dont le remboursement des frais financiers équivaut à plus de la moitié de la masse salariale.
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