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Transports gratuits pour les chômeurs franciliens ?

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Le Conseil régional d'Ile-de-France a adopté hier une "mesure spécifique de tarification sociale" de 50 millions d'euros par an (soit 5% de son budget transports) pour permettre la gratuité progressive des transports en commun aux chômeurs et aux plus démunis, sous condition de ressources.

Jean-Paul Huchon a déclaré que la Région assumera "seule la totalité du coût de cette mesure", ne souhaitant pas "l'imposer à ses partenaires" du nouveau Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF) dont elle sera bientôt présidente. Cette affectation financière, votée dans le cadre des discussions sur le budget des transports, a été soutenue par le PS, les Verts et le PCF alors que le PRG, le MRC, L'UMP, l'UDF et le FN se sont - bien évidemment - abstenus.

Jean-Paul Huchon assure qu'"une réforme plus ambitieuse de la tarification, qui prenne en compte l'éloignement et la qualité du service rendu, devra être engagée par le STIF au cours des mois qui viennent" mais que, déjà, "il s'agit d'une étape nécessaire vers une tarification attentive envers ceux qui souffrent du chômage et de la précarité". Cette mesure est "très attendue par les associations de chômeurs", "dans un contexte où le chômage reste une préoccupation majeure pour les Franciliens". Et, surtout, elle vient "en complément des mesures votées ou à voter par le STIF au profit des mêmes publics".

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Mis à jour ( Vendredi, 03 Février 2006 19:58 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2006-02-03 19:27 Jean-Paul Huchon et sa majorité de gauche au Conseil régional d'Ile-de-France ont résolument décidé d'appliquer une politique radicalement opposée à celle que le gouvernement pratique pour le reste de la France…

…/…

La carte grise va augmenter de 38%, et la taxe professionnelle de 28%.

Le Conseil régional d'Ile-de-France (CRIF) a entamé, lundi 30 janvier, la discussion du projet de budget pour 2006, qui prévoit 3,6 milliards d'euros de dépenses (+11% par rapport à 2005) et une hausse de la fiscalité de 28,3%.

Alors que, la semaine dernière, l'opposition jugeait trop forte une hausse fiscale de 23%, le président PS du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a décidé de suivre la recommandation des Verts et de porter la hausse fiscale à 28,3%.

"Vous matraquez les entreprises et les particuliers !", a lancé Roger Karoutchi, président du groupe UMP. Un avis partagé par le président du groupe UDF, Bernard Lehideux, qui a dénoncé la hausse de 25% de la taxe professionnelle .

Face à ces critiques, le CRIF a avancé avoir cinq priorités : transports, logement, formation, lycées et protection de l'environnement, avec pour ambition de lutter contre les inégalités sociales et territoriales qui frappent certains des 11,3 millions d'habitants de l'Ile-de-France.

Les transports, premier poste de dépenses

Les recettes permanentes de la Région avoisinent les 3 milliards d'euros.
L'emprunt est abaissé à 535 millions d'euros pour 2006, pendant que les crédits d'investissement s'élèvent à 1,94 milliard et les crédits de fonctionnement à 1,7 milliard.

Premier poste du budget, les transports avec 28,9% des crédits d'investissement, puis l'enseignement secondaire avec 19,7%, le logement et la politique de la ville avec 12,4%. L'IDF ne consacre que 11,8% à la protection de l'environnement et seulement 11,2% à l'emploi et au développement économique.

Les augmentations fiscales se traduiront, cette année, par une progression de 18,7% de la taxe foncière pour quelque 3,4 millions de ménages propriétaires. Les cartes grises feront, quant à elles, un bond de 38,6%. Soit 52 euros supplémentaires pour une voiture de 4 chevaux fiscaux, et 115 euros pour un véhicule de 9 CV.

(Source : Le Nouvel Obs)
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0 # Yves 2006-02-06 13:38 Un article d'Actuchomage posté le jeudi 18 Novembre 2004

Jeudi 18 novembre, quelques dizaines de militants d’AC! Agir ensemble contre le chômage, de l’APÉIS et du RATP (Réseau pour l’Abolition des Transports Payants) ont manifesté à quelques centaines de mètres du Conseil régional d’Île-de-France pour réclamer, une fois de plus, la gratuité des transports pour les chômeurs, précaires et personnes en grande difficulté financière.
Cette gratuité légitimement revendiquée est une des promesses de campagne (la 25e) du candidat Jean-Paul Huchon, élu à la tête de la région IDF.

Ces quelques courageux ont bravé le temps frisquet pour tenter d’obtenir des avancées concrètes sur un sujet qui concerne des centaines de milliers de Franciliens et des millions de Français.

Sur place était distribué un tract émanant du Groupe communiste, alternative citoyenne, républicain (CACR) du Conseil régional d’Île-de-France. On y apprend que la hausse des transports a atteint 20% sur ces quatre dernières années ! Le tract rappelle aussi que, le 22 juin dernier, le Conseil régional a voté un vœu en faveur de la gratuité des transports pour les bénéficiaires de la CMU, du RMI, de l’ASS, de l’AAH (Allocations adultes handicapés), de l’API (Allocation parent isolé), pour les personnes âgées à faibles niveaux de ressources, les jeunes en insertion et les autres personnes en grande difficulté financière.

Mais le Groupe CACR (qui fait partie de la majorité régionale) va plus loin. Il milite en faveur d’une Carte orange à prix unique : 46 euros (23 euros à la charge des salariés, le complément étant financé par les employeurs).

Actuellement, une Carte orange mensuelle zones 1 et 2 (la moins chère) est vendue 50,4 euros par la RATP. La plus onéreuse, zones 1 à 8 : 136,9 euros. Pour un bénéficiaire du RMI ou de l’ASS résidant en grande banlieue parisienne, l’achat d’un coupon zones 1 à 8 correspond à 33% de son allocation mensuelle (ce calcul ne prend pas en compte les aides au déplacement dispensées par le STIF, le Syndicat des Transports d’Île-de-France). Et on peut extrapoler ce dilemme insurmontable à toutes les régions de France, à quelques nuances prêt.

Voilà quelques données qui placent bien le coût des transports au cœur du débat sur la Cohésion sociale si «chère» à nos dirigeants. Il faut même parler ici de Justice sociale.

Car la gratuité et le tarif unique solutionnent bien des problèmes :

• Sortir les «démunis» de leur isolement en leur permettant d’honorer d’éventuels entretiens d’embauche, mais également de resserrer les liens sociaux avec leurs proches (famille, amis…), les administrations , les associations d’entraide…

• Réduire les inégalités.
Les Français les plus riches (mais aussi nombre de cadres supérieurs, moyens…) se déplacent en véhicules de fonction dont ils ne paient ni l’achat, ni l’entretien, ni le carburant. D’autres voient tout ou partie de leurs frais de déplacement (en taxi ou avec leur véhicule personnel) pris en charge par leur employeur. Pour leur part, les personnes démunies n’ont plus les moyens de vivre en centre ville ou en proches banlieues. Elles sont contraintes de s’exiler, d’où un accroissement proportionnel de leur facture transports.

• Rendre obsolètes toutes les mesures prises pour sanctionner la fraude (contrôleurs, agents de sécurité, caméras de surveillance, tourniquets «infranchissabl es»…) qui engendrent des dizaines de millions d’euros de dépenses pour les entreprises de transport en commun (sans grande efficacité au final, car on ne pourra jamais assigner à résidence une personne démunie qui a absolument besoin de se déplacer).

• Mettre un terme définitif aux condamnations de chômeurs, précaires et démunis à des peines de prison ferme. L’un d’eux, François Thonier, a récemment écopé de 2 mois de prison ferme pour un délit de «fraude habituelle» institué par la Loi de Sécurité Quotidienne (LSQ). Un vrai scandale ! Une procédure d’autant plus injustifiée (pour ne pas dire stupide) que des dizaines de personnes «insolvables» sont poursuivies chaque mois en France, ce qui a pour fâcheux effet d’engorger un peu plus les tribunaux.

• Réduire les altercations entre les usagers des transports et les services de contrôle et de sécurité. Limiter ainsi les violences verbales, voire physiques…

• Soulager la dépendance énergétique de la France et la facture induite…

• Limiter la pollution atmosphérique, l’émission de gaz à «effet de serre», l’accroissement des maladies respiratoires et cardiaques, et tous les problèmes de santé liés à la dégradation de l’air (notamment chez les enfants et les personnes âgées)…

• Réduire les nuisances sonores (un aspect, certes, relativement anecdotique mais…).

…/…

Et cette liste de «bienfaits» sociaux et écolo n’est pas exhaustive.

Oui, la gratuité des transports pour les personnes démunies et la réduction de leur coût pour l’ensemble des Français sont bien une Grande Cause nationale. Elles seront bénéfiques à tout le monde et contribueront à rendre notre société plus humaine, plus juste, plus solidaire…
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