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Accueil Social, économie et politique Baisse de la TVA dans la restauration : emplois à la clé ?

Baisse de la TVA dans la restauration : emplois à la clé ?

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Selon Le Figaro d'aujourd'hui, la présidence luxembourgeoise de l'UE serait d'accord pour que la France baisse son taux de TVA dans la restauration de 19,6% à 5,5%. À moins d'un mois du référendum en France, est-ce encore un effet d'annonce pour inciter les Français à voter "oui" ? Quel sera l'impact réel de cette "proposition" sur l'emploi ?

D'autant plus que l'unanimité nécessaire des 25 est loin d'être acquise : toujours selon Le Figaro, le projet doit être discuté le 12 mai lors d'une réunion des experts fiscaux européens, puis en réunion Ecofin le 7 juin prochain.

Le ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a réaffirmé qu'une baisse du taux de TVA dans la restauration, une promesse du président Jacques Chirac, serait bonne "pour l'emploi, le pouvoir d'achat et les salariés du secteur".

La CFDT du secteur Hôtels-Cafés-Restaurant souhaite qu'il n'y ait pas de baisse de la TVA dans l'hôtellerie sans "contrepartie écrite sur l'emploi" pour les salariés : "Nous osons espérer que lorsque le dossier de la baisse de la TVA sera réellement discuté au niveau européen, des contreparties écrites pour les salariés et l'emploi en France seront demandées et apportées" a-t-elle déclaré dans un communiqué en soulignant que si pour lui la "priorité est la professionnalisation des métiers de l'hôtellerie restauration, encore faut-il que les employeurs (en) améliorent les conditions de travail et de vie des salariés", "Car non seulement les salariés qui travaillent dans ce secteur partent, ceux qui entrent ne font en moyenne que trois années, mais maintenant la tendance montre que les jeunes sans diplômes fuient le secteur".

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Mis à jour ( Mercredi, 04 Mai 2005 16:38 )  

Commentaires 

 
0 # martine 2005-05-04 20:58 L'hôtellerie-restauration : un dur métier, vivier d'emplois précaires et d'esclaves non déclarés (tout comme dans le BTP, d'ailleurs…).

Mais est-ce qu'une baisse de la TVA favorisera de meilleurs comportements patronaux et des revalorisations de salaires ? J'en doute. Et le travail non déclaré ne baissera pas pour autant : c'est un secteur infesté de petits patrons qui ne pensent qu'à s'en mettre plein les fouilles et méprisent le Code et l'Inspection du travail, et même leurs clients pour l'hygiène.

De plus, on sait que la TVA est un impôt injuste : comme les riches, les Smicards et les chômeurs achètent des produits de première nécessité à 5,5% ou plus, mais ils n'ont pas les moyens d'aller au restaurant ! Juste un casse-dalle à midi, ou entre deux démarches de recherche d'emploi.

Parfois, ils vont à l'hôtel : seul effet positif sur une éventuelle baisse des prix => la CAF fera une petite économie sur les faramineuses aides au logement qu'elle alloue à toutes ces familles obligées de croupir contre des loyers exorbitants, faute de logements sociaux.

De plus, cette baisse RESTE TOTALEMENT HYPOTHÉTIQUE : une opération de communication pour inciter le pékin moyen à voter OUI ???? Ne soyons pas dupes.
N'oublions pas qu'ils nous préparent le pire après le 29 mai : contrôle des chômeurs et réductions des allocations de chômage, privatisation de "services publics non régaliens"…

Une fois de plus, foutage de gueule !
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0 # superuser 2005-05-06 15:27 Une chronique de Daniel Schneidermann à lire dans LIBÉRATION :

Le magnifique cadeau ! Ainsi «Bruxelles», Bruxelles la sourde, Bruxelles la radine, Bruxelles l'intransigeante, Bruxelles la lointaine, Bruxelles l'inhumaine, pourrait enfin accorder à la Cuisine française le cadeau tant désiré depuis si longtemps : la baisse à 5,5 % du taux de TVA sur les tarifs de la restauration. «TVA : le cadeau de Bruxelles à Paris», titre triomphalement le Figaro à la une. Ce «cadeau» (s'en souvient-on ?) était une des promesses du candidat Chirac. Enfin ! A quelques semaines du référendum ? Sans doute, mais la nouvelle doit être vraie, puisque c'est le Figaro qui le dit. Le Figaro de Serge Dassault, où deux syndicats de journalistes accusent ces jours-ci la direction de vouloir «transformer ses journalistes en rabatteurs de signatures de personnalités pour le référendum». Et alors ? Le Figaro ne l'inventerait pas, tout de même.

Mais poursuivons la lecture du journal. En plus petits caractères, au-dessus du titre de une, le surtitre : «La France pourrait baisser le taux à 5,5 % dans la restauration.» Tiens. «Pourrait.» Quelle est donc la valeur de ce conditionnel ? Est-ce : «tiens, ce week-end, on pourrait aller au cinéma» (sous-entendu : si on veut, ça ne tient qu'à nous). Ou bien : «on pourrait aller à la mer» (s'il faisait beau, si la voiture démarrait, et si on tombait d'accord sur la destination).

La lecture détaillée du «chapeau» de une donne un début de réponse. Le «cadeau» est octroyé par la présidence luxembourgeoise de l'Union… qui n'a absolument pas le pouvoir de le faire seule, et doit obtenir l'accord des 25. Lesquels en discuteront «lors d'une réunion informelle des experts fiscaux, le 12 mai». Tiens, tiens, le 12 mai. Et tiens, tiens, tiens, à l'intérieur (page V), cette précision de taille : «Rien ne garantit que ce scénario est voué à plus de bonheur. En cas d'échec de la présidence luxembourgeoise , il reviendra à la Grande-Bretagne de chercher à dénouer le dossier. Or Londres a toujours été arc-bouté sur les questions fiscales.»

(…) Benoît Duquesne y croit presque. Ce n'est pas fait, mais c'est tout comme. Le «cadeau» fournit le tout premier titre du journal : «Depuis le temps que Paris le réclame, la France pourrait être autorisée à baisser la TVA dans la restauration. Ce projet de compromis va être discuté dans quelques jours.»
(…) En face, Pernaut, lui, n'y croit pas du tout. «Renseignements pris, ce n'était qu'un mot en l'air, car la situation est toujours complètement bloquée, il faut l'unanimité des 25.» Avant de faire tout de même, lui aussi, un petit tour dans une cuisine de restaurant.

Que les présentateurs y croient à moitié ou pas du tout, le «cadeau» aura fourni de bien belles images aux JT. Ce qui semble l'essentiel. Car chaque jour apporte sa dose de poudre aux yeux. La machine à distribuer les grigris de la République bananière tourne à plein rendement, comme lors des plébiscites du Second Empire. La veille, c'étaient les «artistes» qui squattaient les écrans. Rassemblée sous les ors de l'Elysée, l'Europe de la culture venait tympaniser pour le oui. Quel rapport avec le référendum, puisque les politiques culturelles resteront de compétence nationale ? Aucun. L'essentiel, c'est que Johnny Hallyday appelle à voter oui (belle image). Et puis, voici encore une photo de famille des «parlementaires de la génération Europe» (ceux qui sont nés avant 1957). Quelle logique politique ? Aucune. Mais une image. Et puis, un Airbus A 380. Et pour faire bon poids, un réacteur nucléaire futuriste, l'énergie de la prochaine génération. Pluie de bienfaits.

Saturer les JT. Tous les jours, un cadeau, une image, n'importe quoi. Tous les jours un mirage, tous les jours un mensonge. C'est un art, le mensonge. Voici Chirac Sur France 2 (la chaîne qui a annulé sur demande de l'Elysée l'invitation de Manuel Barroso, et déprogrammé une émission jugée inopportune sur la Turquie), face à Arlette Chabot et David Pujadas. Et il répète : la directive Bolkestein est retirée.

C'est un mensonge. On entendait l'autre soir sur France 3, chez Christine Ockrent, la parlementaire européenne allemande (socialiste) chargée de négocier la réécriture de la fameuse directive, assurer laborieusement qu'elle se faisait forte d'obtenir de la majorité du Parlement européen une nouvelle rédaction plus sociale. Et Henri Emmanuelli, goguenard, de lui faire remarquer que la partie n'était pas gagnée, la majorité du Parlement étant à droite.

C'est un mensonge, mais personne ne le fera remarquer à Chirac. Aucune importance, d'ailleurs. Tous les jours une image, tous les jours un mensonge, n'importe quoi pourvu qu'il y ait quelque chose.
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0 # superuser 2005-05-13 17:11 2005-05-13 09:19:04
PARIS (AFP)
André Daguin, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), le principal syndicat patronal des hôteliers et restaurateurs, a estimé jeudi que la baisse de la TVA dans la restauration serait appliquée le 1er janvier 2006 en France, même si un accord européen n'est pas trouvé sur le sujet.

"Nous aurons la baisse de la TVA le 1er janvier 2006 quoi qu'il arrive. Si les ministres des Finances européens ne se mettent pas d'accord sur cette question, la baisse s'appliquera tout de même en France", a affirmé à l'AFP le président de l'UMIH.
"Si la baisse de la TVA n'intervenait pas comme prévu, nous ne serions pas en mesure de tenir nos engagements, notamment en matière de salaires", a-t-il par ailleurs prévenu, faisant référence à un accord de branche conclu en juillet 2004 sur la hausse du Smic et la 6ème semaine de congés payés, en anticipation de la baisse de TVA promise.

M. Daguin s'est dit "réjoui" et "pas étonné" des propos du ministre français des Finances Thierry Breton, qui a déclaré jeudi lors d'une réunion-débat dans le Pas-de-Calais qu'il n'y avait "plus d'obstacle" à une baisse de la TVA dans la restauration, "l'ensemble des pays étant favorable à sa mise en oeuvre", et qu'en conséquence "on devrait aboutir à un accord assez rapide sur cette question".
"Je ne suis pas naïf. Ces annonces (de M. Breton) arrivent maintenant, elles n'arriveront pas le 30 mai", au lendemain du référendum sur la Constitution européenne, a noté André Daguin. Les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration seraient à cet égard "mal avisés de voter autre chose que oui" le 29 mai, a-t-il glissé.
La baisse de la TVA dans la restauration devrait permettre "au secteur de renouer avec la croissance" et bénéficiera également "aux salariés, aux clients et aux sous-traitants", selon lui.

La baisse de la TVA dans la restauration de 19,6% à 5,5% est une promesse du président Jacques Chirac.
M. Breton n'a pas précisé jeudi si un élément nouveau était apparu en faveur de la demande française depuis la réunion des experts des Vingt-Cinq, réunie plus tôt dans la journée.

Les experts sont restés divisés sur la liste des biens et des services pouvant bénéficier d'un taux réduit de TVA dans l'UE (dont la restauration pour la France), renvoyant le dossier aux ministres. L'unanimité est requise.
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