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Accueil Social, économie et politique Une enquête de l'Unedic sur les besoins de recrutement

Une enquête de l'Unedic sur les besoins de recrutement

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L'assurance-chomâge diffuse une étude sur les besoins de recrutement en France : cette enquête exhaustive est consultable pour la première fois sur le site internet de l'Assedic, mesure les intentions d'embauche sur l'ensemble des 370 bassins d'emploi, et justifie de nouvelles restrictions.

C'est la quatrième année consécutive que l'Unedic réalise avec le Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) cette "enquête BMO" - besoins de main d'œuvre - qui aide notamment les Assedic à adapter leurs offres de formation aux demandeurs d'emploi. Mais c'est la première fois que sa diffusion sur internet permet de rechercher les métiers qui recrutent par bassins d'emploi ou par secteurs : www.assedic.fr.
"Cette année, 417.500 entreprises nous ont répondu (sur un total de 1,4 million), soit 30% des affiliées à l'Unedic. Cela nous donne un état des lieux par bassin d'emplois sur une centaine de métiers", précise Jean-Pierre Revoil, directeur général de l'Unedic. "Les chefs d'entreprise ont une visibilité, sur leurs recrutements à venir, de 3 à 6 mois. Cette enquête est un formidable outil d'aide à la décision et un instrument de travail pour tous les acteurs locaux : appréciation des besoins, ouverture de formations courtes, prescriptions de formation à des chômeurs, mises en relation avec les employeurs, placement." Ainsi, pour l'Ile-de-France, le GARP (Groupement des Assedic de la Région Parisienne) a donc décidé que seules les formations aux métiers sous tension seront conventionnées, et les organismes de formation devront construire des programmes "en phase avec les besoins des entreprises".

Pour 2005, l'Unedic a recensé plus d'un million de projets de recrutement ("…ce qui ne signifie pas que l'ensemble de ces projets se réaliseront", a tout de même souligné Jean-Pierre Revoil). Au premier rang figurent des emplois de service, notamment dans l'hôtellerie et la restauration, et les métiers les plus recherchés se concentrent sur des emplois peu ou pas qualifiés : agents d'entretien, animateurs socio-culturels, de sports ou de loisirs, caissiers et employés de libre-service, cuisiniers... Ces intentions d'embauche ne distinguent pas les CDI, CDD ou contrats d'intérim, et sont en légère baisse de -1,5% par rapport à l'année dernière.

L'Unedic a également mesuré la "perception" de la difficulté à recruter : sans surprise là aussi, les métiers où les employeurs signalent le plus de difficultés de recrutement restent ceux du bâtiment et des travaux publics (maçons, ouvriers qualifiés), puis la santé (infirmiers et sages-femmes).
"L'adéquation entre offre et demande d'emploi reste trop difficile", note Jean-Pierre Revoil dans une interview parue aujourd'hui dans La Tribune, en estimant que l'enquête BMO peut aider à "dégripper" le marché du travail. Pour remédier à l'inadéquation entre les offres et les demandes d'emploi, le gouvernement a entrepris de réformer le service public de l'emploi dans le cadre du plan Borloo dit de cohésion sociale, notamment par les "Maisons de l'emploi" et le rapprochement entre l'Unedic et l'ANPE. Alors que la France compte près de 2,5 millions de chômeurs, près de 220.000 offres restaient non pourvues à la fin février 2005 un mois après avoir été déposées (contre 292.000 à la fin 2003), selon les chiffres de l'ANPE. Le gouvernement s'est donné pour objectif de ramener ce nombre à 180.000 d'ici la fin 2005. Un plan d'action est lancé par chaque direction régionale de l'ANPE sur les cinq métiers les plus en tension, afin d'améliorer de 3 points le taux de satisfaction des offres.

L'Unedic et l'ANPE doivent signer d'ici l'été avec l'Etat une convention qui devrait répondre à la question du contrôle des chômeurs. "Nous avons encore trop en France une culture d'assistance", estime Jean-Pierre Revoil à ce sujet. "Il faut habituer les Français à être beaucoup plus réactifs."
"Si le chômeur refuse la démarche de recherche et d'accompagnement vers l'emploi alors qu'il est indemnisé, il y a un problème. Il faut trouver alors des moyens de pression, voire de contrôle et même dans certains cas avérés de sanction."

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Mis à jour ( Lundi, 18 Avril 2005 18:05 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-04-18 18:14 Je décrypte et décortique :


"Cette année, 417.500 entreprises nous ont répondu (sur un total de 1,4 million), soit 30% des affiliées à l'Unedic. Cela nous donne un état des lieux par bassin d'emplois sur une centaine de métiers", précise Jean-Pierre Revoil, directeur général de l'Unedic.

=> JE TROUVE PERSONNELLEMENT QUE 30% DE RÉPONSES, CE N'EST PAS GLORIEUX

Pour 2005, l'Unedic a donc recensé plus d'un million de projets de recrutement :

=> ÇA RESTE DRÔLEMENT INSUFFISANT ! Sans compter les suppressions d'emplois qui continuent à se perpétrer, la compensation est bien dérisoire.

Au premier rang figurent des emplois de service, notamment dans l'hôtellerie et la restauration. Elle a également mesuré la "perception" de la difficulté à recruter : sans surprise là aussi, les métiers où les employeurs signalent le plus de difficultés de recrutement restent ceux du bâtiment et des travaux publics.

=> DES BOULOTS LE + SOUVENT MAL PAYÉS, OÙ LES CONDITIONS DE TRAVAIL SONT PÉNIBLES ET LES HORAIRES À RALLONGES… Code du Travail bafoué, travail non déclaré…

"L'adéquation entre offre et demande d'emploi reste trop difficile" (…) Alors que la France compte près de 2,5 millions de chômeurs, près de 220.000 offres restaient non pourvues à la fin février 2005 un mois après avoir été déposées (contre 292.000 à la fin 2003), selon les chiffres de l'ANPE. Le gouvernement s'est donné pour objectif de ramener ce nombre à 180.000 d'ici la fin 2005.

=> ET VOILÀ, ON LES ATTENDAIT, TOUJOURS LES FAMEUSES "OFFRES NON POURVUES" QUI SOUS-ENTENDENT QUE LES CHÔMEURS SONT DES FAINÉANTS !!! Mais 220.000 emplois pour un minimum de 2,5 millions de chômeurs, ça ne fait pas le poids, et à force ça devient ridicule !

"Nous avons encore trop en France une culture d'assistance", estime Jean-Pierre Revoil (…) "Si le chômeur refuse la démarche de recherche et d'accompagnement vers l'emploi alors qu'il est indemnisé, il y a un problème. Il faut trouver alors des moyens de pression, voire de contrôle et même dans certains cas avérés de sanction."

=> ET VOILÀ AUSSI LES SANCTIONS FAITES AUX CHÔMEURS !!! Au lieu de faire véritablement la guerre au chômage, on érige les demandeurs d'emploi (tous des "assistés") en boucs émissaires alors qu'ils ne sont pas responsables de leur situation.

…Mais, franchement, qu'attendre de plus d'un directeur général de l'Unedic ?
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0 # superuser 2005-04-18 20:41 18/04 (AFP) 17:36
FO critique l'enquête sur les besoins en main d'oeuvre des entreprises publiée lundi par l'Unedic, estimant que ses résultats "lancés sans aucune vérification" traduisent une "volonté de culpabiliser les chômeurs", dans un communiqué.

Selon cette enquête, les entreprises souhaiteraient embaucher 1,2 million de salariés en 2005, majoritairement dans les services et pour des emplois peu qualifiés, mais elles s'attendraient à des difficultés de recrutement malgré le chômage persistant.

FO "ne saurait se contenter de chiffres, lancés sans aucune vérification ou garantie, qui ne peuvent être interprétés que comme une volonté de culpabiliser les chômeurs et au-delà de les sanctionner par la privation de leur maigre revenu de remplacement".
"Annoncer, sans précaution préalable, que les entreprises seraient prêtes à recruter 1.185.600 salariés ressemble fort à une gifle donnée aux demandeurs d'emploi qui sont qualifiés par ailleurs de +trop passifs+", estime FO, faisant allusion aux propos du directeur général de l'Unedic.

Jean-Pierre Revoil a déclaré qu'il fallait "habituer les Français à être beaucoup plus réactifs", se prononçant pour la création de "moyens de pression, voire de contrôle et même dans certains cas avérés, de sanctions" envers les chômeurs, lundi dans un entretien à La Tribune. FO énonce "au moins trois réserves" face aux résultats de l'enquête menée par l'Unedic, estimant notamment qu'il "serait bon de communiquer combien, en 2004, de ses intentions ont été suivies d'embauche véritables" et de "vérifier la qualité de ces emplois".

Enfin, FO juge "indispensable" de comparer les intentions des entreprises à la définition de l'offre valable d'emploi qui stipule que celui-ci "doit être rétribué à un taux de salaire normalement pratiqué dans la profession et dans la région".
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0 # superuser 2005-04-18 20:45 18/04 (AFP) 17:05
Christian Charpy, nommé directeur général de l'Agence nationale pour l'emploi le 6 avril dernier en remplacement de Michel Bernard, a pris lundi ses fonctions à la tête de l'ANPE, a indiqué l'agence dans un communiqué.

M. Charpy "a d'ores et déjà prévu de réaliser un tour de France des agences locales afin de rencontrer l'encadrement régional et les conseillers", précise le communiqué. "L'une de ses priorités sera de renforcer la synergie des acteurs de l'emploi, au niveau local, afin d'améliorer les services rendus aux demandeurs d'emploi et aux entreprises", ajoute-t-il.

M. Charpy arrive à la tête de l'ANPE au moment où celle-ci, qui a perdu son monopole de placement des chômeurs depuis janvier, participe à l'élaboration d'une convention tripartite avec l'Etat et l'Unedic. Le document devrait être signé avant la fin du premier semestre.
Cette convention pluriannuelle, prévue par le plan de cohésion sociale, a pour objectif d'améliorer la coordination et la complémentarité des interventions de l'Etat, de l'ANPE, de l'Unedic et de l'Afpa (formation professionnelle des adultes). Elle devra notamment concrétiser l'objectif du "dossier unique" du demandeur d'emploi.

Conseiller social au cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin depuis octobre 2003, M. Charpy, 45 ans, a contribué à la réforme de l'assurance maladie. Cet énarque a présidé l'Agence française du sang (1198-2003) après avoir dirigé Radio France Internationale (RFI) de 1995 à 1998.

L'ANPE, établissement public administratif qui compte 23.000 salariés, a collecté plus de 3 millions d'offres d'emploi en 2004, soit une augmentation de 6% par rapport à l'année précédente, et a satisfait davantage d'offres qu'en 2003, selon un bilan présenté fin mars par son président sortant, Michel Bernard.
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0 # Michel 2005-04-18 23:51 "L'adéquation entre offre et demande d'emploi reste trop difficile", note Jean-Pierre Revoil dans une interview parue aujourd'hui dans La Tribune, en estimant que l'enquête BMO peut aider à "dégripper" le marché du travail. Les recruteurs n'y mettent pas beaucoup de bonne volonté. Alors tu es Directeur Administratif et Financier mais tu a 54 ans. Mais tu es foutu mon "pauvre vieux". La discrimination est passée par là et ce n'est pas la "charte des droits fondamentaux" du Traité de Constitution Européenne qui viendront à ton secours car on est en France ici. On n'est pas en Europe. Alors tu as plein de diplômes, tu as des DESS, tu parles 3 langues étrangères ? C'est très bien!!! Tu seras maçon parcequ'il y a de la demande… Tu sais pas maçonner ? C'est pas grave… Tu apprendras. Tu seras peut-être Aide-soignant en Gériatrie, comme cela tu seras pas trop dépaysé… Tu comprends ? Nous à l'ANPE, on est complètement nuls pour placer des gens, alors y pas d'raisons pour que ça change… Nous, on nous a dit qu'il y avait trop de fainéants dans ce pays qui se la coulaient"douce", alors il faut "dégripper" Pauvres c… Quand vous met-on au chômage, bande d'incapables ??? Super Mimi Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # superuser 2005-04-19 12:31 19-04 (AFP) 11:58:19
Le cahier des charges des maisons de l'emploi, créées par le plan de cohésion sociale pour améliorer le service rendu aux demandeurs d'emploi, fait l'objet d'un arrêté paru au Journal officiel mardi.

L'arrêté rappelle que "la maison de l'emploi a pour objectifs d'associer les collectivités territoriales, de fédérer l'action des partenaires publics et privés et d'ancrer le service public de l'emploi dans les territoires". Elle "assure la convergence des politiques publiques de l'emploi et de la formation professionnelle ".

Le cahier des charges détaille notamment les partenaires, les moyens, le périmètre territorial et le statut juridique des maisons de l'emploi.
Les partenaires obligatoires sont les collectivités territoriales, l'Etat, l'ANPE et l'Assedic, qui sont "le socle indispensable des maisons de l'emploi". D'autres partenaires peuvent y être associés : l'Afpa (formation professionnelle ), les organismes consulaires, les partenaires sociaux par exemple.
Les moyens sont définis "dans le cadre d'une convention d'objectifs pluriannuelle" et "la contribution financière de l'Etat en investissement et en fonctionnement sera déterminée par le ministre chargé de l'emploi et tiendra compte de l'apport des autres partenaires".
Les personnels des maisons de l'emploi pourront être ceux des différents partenaires, ceux de prestataires de services exerçant dans le cadre de conventions et/ou des personnels recrutés spécifiquement sous contrat de droit privé.
Le bassin d'emploi "est le périmètre de référence de la maison de l'emploi", mais celle-ci peut "recouvrir plusieurs bassins d'emploi" et "les grandes agglomérations pourront être traitées de manière spécifique".

Deux statuts sont possibles : association loi 1901 ou GIP.

Les préfets instruisent les projets et le ministre chargé de l'emploi accorde la labellisation "maison de l'emploi", qui conditionne les aides de l'Etat, après consultation de la Commission nationale des maisons de l'emploi. Les maisons de l'emploi feront l'objet d'une évaluation et le label pourra, le cas échéant, leur être retiré.
Le plan de cohésion sociale prévoit des moyens budgétaires pour 300 maisons de l'emploi.
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