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Ernest-Antoine et les salaires

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Le président du Medef Ernest-Antoine Seillière, invité sur France Info, a déclaré qu'il existait "une capacité dans de nombreuses entreprises de faire de l'augmentation de salaires", mais que ce n'est "pas possible partout".

Le président du Medef a bien pris soin de séparer les entreprises du CAC 40 des "entrepreneurs de terrain", qui sont "sur un marché difficile, compétitif, avec des contraintes" liées aux "rigueurs d'un code du travail tatillon, étroit" ainsi qu'aux 35 heures, au relèvement trop important du Smic, aux prélèvements obligatoires et à la compétition européenne. "Quand on nous montre une entreprise, comme Total, comme Arcelor qui a gagné de l'argent, dont on se félicite, parce que ce sont de grands champions mondiaux français, alors on ne peut pas dire qu'il y a deux millions d'entreprises qui peuvent faire de la hausse de salaires", estime M. Seillière. Et "dans le privé, la décision des salaires appartient à l'entreprise", a-t-il rappelé, "ça, l'Etat a du mal à le comprendre".

"L'Etat devrait s'occuper très bien et mieux de ses six millions de salariés du public avant de vouloir nous donner des leçons sur la manière de faire dans le privé", a encore estimé M. Seillière qui pense que le gouvernement, au sujet du salaire des fonctionnaires, a ainsi "donné un signal de précipitation qui n'est pas dans l'intérêt de la situation économique d'ensemble du pays". Une revalorisation de 1% de la valeur du point d'indice des fonctionnaires coûterait "1,6 milliard d'euros" (800 millions pour le budget de l'Etat et autant incombant aux collectivités territoriales), alors que le déficit public est "déjà vertigineux". "Tout ceci, nous les entrepreneurs, nous inquiète", a-t-il confié. Colorful slot games at sizzling-hot-spielen.com Enjoy!

Les réponses appropriées aux demandes des salariés sont à chercher selon lui dans le développement de la participation et de l'intéressement, auquel il est "très favorable", et dans la réforme des 35 heures qui ont été "une source majeure de freinage du pouvoir d'achat".

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Mis à jour ( Mardi, 15 Mars 2005 15:22 )  

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0 # superuser 2005-03-15 14:26 En 2003, le salaire moyen des salariés à temps complet s'est élevé à 2.377 euros, soit 1.811 euros nets. Ces chiffres traduisent une hausse du salaire moyen des salariés à temps complet de 2,4% en brut et de 1,8% en net : la différence tient au fait que les prélèvements salariaux à la source ont légèrement augmenté. Mais en euros constants, c'est-à-dire déduction faite de la hausse des prix à la consommation (2,1% sur l'année), le salaire net mensuel moyen pour un emploi à temps complet a diminué de 0,3% entre 2002 et 2003, après une hausse de 0,6% entre 2001 et 2002.
En d'autres termes, l'année s'est soldée par une baisse de 0,3% du pouvoir d'achat du salaire net mensuel moyen.

Ce sont les employés et les cadres qui ont connu les évolutions de salaires nets les moins favorables : ils ont perdu respectivement 1,1% et 0,8% de pouvoir d'achat, contre -0,2% pour les ouvriers et +0,1% pour les professions intermédiaires.
La différence d'évolution entre ouvriers et employés tient notamment au fait que les employés sont plus nombreux dans le secteur tertiaire qui, à l'inverse de l'industrie, a maintenu voire augmenté le nombre d'emplois en 2003. Or, les nouveaux entrants sont généralement moins bien payés que les salariés déjà en place, ce qui tire à la baisse le salaire moyen de la catégorie, explique l'Insee.

Pour les cadres, l'évolution négative tient à une mauvaise conjoncture économique, qui a pu notamment limiter le versement de primes de performance.

En revanche, grâce à la loi Fillon visant à revaloriser et harmoniser les salaires minimaux, entrée en vigueur en juillet 2003, le Smic a davantage progressé que le salaire moyen. Le pouvoir d'achat du Smic net mensuel a ainsi gagné 1,3% en 2003 (après une hausse de 1,4% entre 2001 et 2002).

L'éventail des salaires est resté inchangé en 2003, un cadre gagnant en moyenne 2,7 fois plus qu'un ouvrier, soit 3.577 euros nets contre 1.325 euros nets.

Quant au salaire moyen des femmes, il ne se rapproche que très lentement de celui des hommes : en net, un homme touchait en 2003 1.943 euros mensuels, contre 1.561 euros pour une femme, soit une différence de 19,7%. Cet écart, similaire à 2002, est lié pour l'essentiel à des différences de structures de qualifications et d'emploi, selon l'Insee.

Enfin, la médiane, qui partage la population des salariés en deux groupes d'effectifs égaux, s'établissait à 1.455 euros nets par mois.

(Source : AFP)
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0 # superuser 2005-03-15 15:18 Prix à la consommation en France : +0,5% en février/janvier, +1,6% sur un an
PARIS (AFP), le 15-03-2005.

Les prix à la consommation en France ont progressé de 0,5% en février par rapport au mois de janvier et de 1,6% par rapport à février 2004, a annoncé mardi l'Insee dans un communiqué.

(…) La progression du mois de février cette année "résulte du cumul de multiples facteurs", indique l'Insee, citant la hausse des prix de certains services, "du fait d'augmentations saisonnières avec les vacances scolaires de février", mais surtout "le renchérissement de l'énergie". L'Insee désigne également "l'importante hausse des prix des services de transports et communications due notamment aux services de téléphonie mobile et les accroissement de prix des autres produits manufacturés et des produits frais".
Les autres augmentations notables en février concernent les prix de l'alimentation hors produits frais, des services de loyers, eau, enlèvement des ordures ménagères, ainsi que des services de santé, tout cela "contribuant positivement mais moins fortement à l'indice de février", selon l'institut.

(…) Hors tabac, les prix à la consommation en France en janvier ont progréssé de 0,6% sur le mois et de 1,8% sur un an. L'indice corrigé des variations saisonnières progressé de 0,5% en février et de 1,7% en glissement annuel.

(…) Par poste, les prix de la seule alimentation ont progressé en février de 0,5% sur le mois et de 0,4% sur un an. En particulier, les prix des produits frais se sont élevés de 3,2% sur le mois et de 4,5% sur un an (après un recul mensuel de 4,3% en février 2004), en raison de la hausse des prix des légumes (courgettes, choux-fleurs et haricots verts) et des fruits.

Hors produits frais, les prix de l'alimentation ont enregistré en février leur plus forte progression en sept mois, note l'Insee, soulignant en particulier la hausse des huiles et graisses, mais aussi des produits à base de sucre, des eaux minérales et des viandes.

De leur côté, les prix des produits manufacturés ont progressé de 0,4% en février sur le mois mais baissé de 0,5% sur un an, avec une hausse mensuelle de 0,1% des prix de l'habillement et des chaussures, indique l'Insee, qui relève que "l'effet de sorties des soldes s'observe sur les produits pour femmes et surtout pour enfants" alors que les prix de l'habillement pour hommes ont continué de baisser.

L'indice des prix des produits de santé a diminué de 0,1% sur le mois et de 0,9% sur un an.

Les prix de l'énergie ont augmenté de 1,6% en février par rapport à janvier, en raison du renchérissement des produits pétroliers de 2,6%, "effaçant presque les replis du mois dernier", avec une hausse de 3,6% du prix des combustibles liquides et de 2,6% de celui des carburants.

"Les glissements annuels s'accélèrent", relève l'Insee, avec une hausse annuelle de 9,1% pour les prix de l'énergie (contre 7% en janvier), de 14,7% pour les produits pétroliers (contre 11,1% en janvier) et de 11,7% pour les carburants (contre 8,9% en janvier).
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0 # superuser 2005-03-18 15:56 PARIS (Reuters) - Le gouvernement a repoussé au début juin, après le référendum sur la Constitution européenne, la perspective de négociations salariales dans le privé, alors que les syndicats réclament des "mesures immédiates" pour améliorer le pouvoir d'achat.

"Le premier rendez-vous que je donne pour faire un point très concret, c'est la première décade de juin", a déclaré le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, sur Europe 1. "Entre temps, sur un certain nombre de sujets, je compte prendre des initiatives, je pense au travail à temps partiel pour les femmes notamment."

Il a indiqué que sa réunion avec les partenaires sociaux, dans l'après-midi, aurait pour but de faire "d'abord un constat ensemble" et "un état des lieux" sur l'évolution des salaires.

Le ministre prévoit ensuite un examen de la situation par branche professionnelle , avant un "point très concret" début juin et l'ouverture de négociations salariales dans certaines d'entre elles. "D'abord un constat ensemble. Ensuite la volonté d'analyser branche par branche dans un délai bref, c'est-à-dire avant le 10 juin, et l'ouverture de négociations salariales dans un certain nombre de branches qui n'ont pas négocié, certaines depuis quatre ans, et dans d'autres qui, manifestement, ont des minima en dessous du smic", a détaillé le ministre.

Gérard Larcher a promis, comme le réclament les syndicats, d'utiliser les "outils" du code du travail pour contraindre le patronat à négocier.
"Si je voyais qu'un certain nombre de négociations ne s'engagent pas (…) il y a un certain nombre d'outils que prévoit le code du travail", a-t-il dit. "Les commissions mixtes paritaires, présidées par une personnalité que je désignerai, s'assureront que les négociations s'engagent bien."

DU "SONNANT ET TREBUCHANT"

Le ministre s'est cependant gardé de tout engagement de résultat. Il s'est défini comme "un spectateur engagé qui doit en même temps arbitrer" mais n'est "pas le décideur au niveau des entreprises".
Il s'est voulu à la fois confiant et réaliste.
"Je ne crois pas que les patrons feront la sourde oreille, je crois qu'ils écouteront aussi ce que leur dit le gouvernement", a-t-il dit. "Mais je rappelle qu'il est de leur responsabilité aujourd'hui d'engager le dialogue et les négociations comme il est de la responsabilité des syndicats de participer à ce dialogue avec le sens des réalités."

Les organisations syndicales ont déjà fait savoir qu'elles n'étaient pas convaincues par l'état des lieux que Gérard Larcher leur a transmis en vue de la réunion de la commission nationale de la négociation collective sur "l'évolution des salaires sur 2003 et 2004", ce vendredi après-midi.
Ce "dossier salaires", établi sur la base de données de l'Insee et de la Dares (la direction des études du ministère du Travail), est jugé tendancieux et "à côté du débat" dans les rangs syndicaux.
Les organisations syndicales ont menacé de relancer le mouvement social de ces dernières semaines si elles n'obtenaient pas rapidement des "réponses concrètes" aux revendications salariales exprimées le 10 mars par 600.000 à un million de manifestants. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, notamment, a réclamé du "sonnant et trébuchant". Au nom de la CFDT, François Chérèque a souligné vendredi sur France Inter qu'il fallait notamment "donner de nouvelles garanties (aux salariés) pour recréer des carrières professionnelle s malgré les mobilités qui sont de plus en plus importantes".
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0 # superuser 2005-03-19 15:23 PARIS (AFP), le 19-03-2005.
Le vice-président du Medef, Guillaume Sarkozy, a déclaré samedi sur Europe 1 qu'"il n'y aura pas en France dans le secteur privé d'ouverture de négociations" sur les salaires, au lendemain d'une réunion entre les partenaires sociaux et le gouvernement sur le sujet.

Le ministre délégué aux Relations du travail Gérard Larcher a annoncé vendredi la tenue d'une réunion, le 10 juin, pour déterminer les secteurs dans lesquels les négociations salariales sont prioritaires.

"Il n'y aura pas, en France, dans le secteur privé, d'ouverture de négociations. Cela n'a jamais été et cela ne sera pas. Ce qui existe, par contre, dans les branches, ce sont des négociations sur les salaires minima", a souligné Guillaume Sarkozy samedi matin. "Dans le secteur privé en France, il n'existe pas de grand manitou qui, comme dans le public, décide des salaires. Vous avez 2 millions d'entreprises du secteur privé en France, et vous avez donc 2 millions de décisions et de négociations entre le patron et les salariés", a-t-il précisé.

Guillaume Sarkozy, par ailleurs président de l'Union des industries textiles, a souligné que son secteur allait "ouvrir dans les semaines ou dans les mois qui viennent, comme tous les ans, une négociation sur les salaires minima".
Il ne faut "pas faire des rapprochements qui n'ont pas lieu d'être. Dans les grandes entreprises du CAC 40 qui ont fait des profits importants, il y a des syndicats et des comités d'entreprise. Si ces institutions du personnel trouvent que les salaires ne sont pas élevés dans ces entreprises, elles peuvent jouer leur rôle", a estimé le vice-président du Medef. M. Sarkozy a jugé que "cela n'a rien à voir avec le sentiment de la population, des salariés en général, d'avoir suffisamment ou pas suffisamment de pouvoir d'achat. Ce sont deux choses différentes : les petites entreprises sur le territoire sont très inquiètes et leur niveau de résultat ne va pas être bon du tout en 2004", a-t-il résumé.

Jusqu'à présent, le patronat s'est montré assez réticent sur l'ouverture de négociations salariales, tant le Medef, que la CGPME et l'UPA, invitant le gouvernement à ne pas se mêler d'un débat qui n'est pas de son seul ressort, selon eux.
Mardi, le président du Medef Ernest-Antoine Seillière, avait ainsi déclaré que "dans le privé, la décision des salaires appartient à l'entreprise". D'ailleurs, avait-t-il martelé, "il n'y a pas d'autorité qui puisse décider des salaires, le Medef moins que personne".

Vendredi, les syndicats avaient commenté l'annonce de M. Larcher en termes divergents, certains envisageant d'appeler à de nouvelles actions.
Cette nouvelle réunion se tiendra le 10 juin, a précisé le ministère, soulignant que "d'ici là, la situation des 70 principales branches d'activité aura été analysée". "En attendant, nous ne restons pas inactifs", a ajouté le ministre sur RTL, qui "engage toutes les branches où il n'y a pas eu de négociations et où les grilles sont obsolètes à commencer la discussion".
M. Larcher a rappelé que les négociations dans le privé étaient de "la responsabilité des partenaires sociaux", mais reconnu que le gouvernement devait "veiller à ce que l'obligation annuelle de négocier sur les salaires dans les branches soit respectée".

"Il n'y a rien de nouveau dans ce que le gouvernement annonce aujourd'hui", a déploré Maryse Dumas (CGT), regrettant qu'il n'y ait "aucune mesure, ni incitative ni coercitive, pour que les branches négocient vraiment". La CGT va proposer aux autres syndicats "de se retrouver rapidement pour envisager les suites à donner à la mobilisation", a-t-elle annoncé.
Michèle Biaggi (FO) s'est dite "assez mécontente" de ce que "le ministre n'ait pas entendu les revendications des salariés". Le calendrier "sert à nous faire lanterner", a-t-elle ajouté. En conséquence, FO devrait "prendre les dispositions pour que les salariés qui étaient bien remontés le 10 mars continuent leur action".
Michel Coquillion (CFTC) s'est montré plus prudent, prenant acte de l'annonce par le ministre de la convocation de commissions mixtes paritaires dans les principales branches, qui était la "première revendication" de son syndicat. "Reste à savoir où le gouvernement veut aller. Il faudra demander aux salariés s'ils jugent les réponses suffisantes", a-t-il dit.
Rémi Jouan (CFDT), s'est montré, lui, plutôt satisfait dès lors que le ministre "a dit que partout où on montrera qu'il y a des coefficients en dessous du Smic il y aura des commissions mixtes paritaires, c'est-à-dire un représentant du gouvernement pour mettre en place les négociations". En revanche, il s'est dit "plus déçu par le patronat, qui n'a pas dit, lui, qu'il était prêt à aller plus loin".
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