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Accueil Social, économie et politique 46% des Français encore indécis sur la Constitution européenne

46% des Français encore indécis sur la Constitution européenne

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Tandis que 25% des Français sont pour le oui et 20% pour le non, que 9% des personnes interrogées ont dit qu'elles s'abstiendraient, 46% ne savent toujours pas ce qu'ils vont voter au prochain référendum sur la ratification du Traité constitutionnel européen, selon un sondage IFOP paru dans le Journal du Dimanche.

Un précédent sondage IFOP-JDD réalisé en octobre 2004 faisait état de 18% d'intentions de vote pour le oui, 15% pour le non, tandis que 58% ne savaient pas encore ce qu'ils voteraient et qu'encore 9% affirmaient leur intention de s'abstenir.

Aujourd'hui, sur les 46% de personnes indécises, 44% "penchent au fond d'eux-mêmes plutôt pour le oui" contre 28% pour le non, et 28% pour l'abstention, le vote blanc ou le refus de se prononcer.

Parmi les éléments qui comptent dans le vote sur ce référendum, la situation économique et sociale de la France et le contenu de la Constitution arrivent en tête (à 56%) et à égalité. En revanche, pour les sondés partisans du oui, c'est "l'importance pour l'Europe de se doter d'une Constitution" qui arrive en tête à 70%, avant le contenu de la Constitution (64%) et l'avancement de la construction européenne (63%). Pour les sondés partisans du non, c'est "la crainte d'une Europe trop libérale" qui compte le plus (66%), juste avant la situation économique et sociale française (65%) et le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne (54%).

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 3 et 4 février auprès d'un échantillon national représentatif de 879 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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Mis à jour ( Lundi, 07 Février 2005 00:56 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-02-07 12:37 Et il n'est pas le seul…


PARIS (AFP), le 07-02-2005.

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn a estimé lundi que le gouvernement Raffarin "tirait vers le bas le oui" à la constitution européenne, en raison de son impopularité.

"Ce qui tire vers le bas le oui aujourd'hui, c'est que le gouvernement - qui soutient le oui - est un gouvernement qui est en train de devenir l'un des plus impopulaires que l'on ait connus dans ce pays", a estimé M. Strauss-Kahn sur RMC Info.

Selon lui, lors du référendum prévu avant l'été, "pour que le oui l'emporte, il faudrait surtout un gouvernement moins impopulaire".
"Qui a envie de voter pour le oui, même quand on est très européen, quand on se dit qu'on est du même côté que M. Raffarin ?", s'est interrogé l'ancien ministre.

Au sein du PS, le député du Val d'Oise a invité ceux qui sont contre la constitution européenne à se faire "discrets" pendant la campagne. Rappelant que les militants du PS ont voté en faveur du oui, il a estimé qu'"il fallait que tout le monde suive".
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0 # superuser 2005-02-07 12:45 TULLE (AFP), le 04-02-2005.

La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a jugé jeudi soir à Tulle, qu'il "y a une dynamique qui se crée sur le non" à la Constitution européenne, soulignant que "ce n'est pas un non de repli, c'est un non de résistance et d'espérance".

Marie-George Buffet précise vendredi dans un communiqué qu'elle "n’a, en aucune façon, porté une appréciation sur la décision du CCN (comité confédéral national) de la CGT" qui a appelé à dire non à la Constitution européenne.
Jeudi soir, en marge d'un meeting des partisans du non à Tulle, Mme Buffet avait déclaré "que les salariés se mobilisent pour faire échec (aux politiques libérales) et s'emparent du référendum pour dire 'nous voulons une autre politique en France et en Europe', je trouve cela formidable".

La numéro 1 du PCF "n’a en aucune façon porté une appréciation sur la décision du comité confédéral national de la CGT qui relève des prérogatives de cette seule organisation", est-il affirmé dans le communiqué. Le communiqué du PCF assure que "Marie-George Buffet s’est exprimée hier soir, lors d’un meeting régional, en qualifiant de 'formidable' le fait que les salariés se mobilisent pour faire échec aux politiques libérales et s’empare du référendum pour exiger une autre politique en France et en Europe".

Le Comité confédéral national de la CGT (parlement du syndicat) s'est prononcé jeudi à 82% des votants "pour le rejet du traité constitutionnel " européen, appelant "tous les salariés à participer" au référendum, alors que son secrétaire général, Bernard Thibault, avait plaidé pour qu'il n'y ait pas de consigne de vote sur un sujet politique.
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0 # superuser 2005-02-07 13:19 PARIS (AFP), le 04-02-2005.

Le débat sur le référendum consacré à la Constitution européenne ouvre une crise sans précédent au sein de la CGT, premier syndicat français, où la stratégie et les ambitions modernistes de son numéro un, Bernard Thibault, essuient un revers majeur.

Le Comité confédéral national (CCN) de la CGT, parlement du syndicat composé de tous ses responsables départementaux et de branches professionnelle s, réuni pour définir sa position sur le projet de traité de Constitution européenne, a voté mercredi soir à 82% (74 voix pour, 37 contre, 5 abstentions) "le rejet" du texte. Il a ainsi infligé un sévère désaveu à son secrétaire général, Bernard Thibault, lequel souhaitait que la CGT garde ses distances avec des enjeux plus politiques que syndicaux, en ne formulant pas de consigne de vote.

M. Thibault a immédiatement réagi en contestant une démarche ayant mis selon lui "en évidence de graves carences de démocratie interne".

Un argument "inédit dans la bouche d'un secrétaire général", observe Dominique Andolfatto, chercheur en sciences politiques et spécialiste du monde syndical, qui explique : "il scie la branche sur laquelle il est assis", dans la mesure où "lui-même et tout le bureau confédéral sont élus par le CCN, et non par la base, les militants". "Si le CCN n'est pas démocratique, lui ne l'est pas non plus !", fait valoir M. Andolfatto.

En prenant la parole pendant un débat particulièremen t houleux, qui s'est poursuivi tard dans la soirée de mercredi, M. Thibault a plaidé pour que la "liberté de vote" soit laissée aux syndiqués, et estimé que le "non" émanait, au sein de la CGT, de "militants engagés au plan politique", cherchant à "faire labelliser" leurs convictions personnelles par le syndicat. Un message transparent visant notamment bon nombre de cadres communistes, voire de la gauche socialiste engagés pour la victoire du non au référendum, alors que la direction de la CGT s'est affranchie il y a peu de sa longue sujétion vis-à-vis du PCF.

En adhérant à la Confédération européenne des syndicats en 1999, le syndicat a aussi rompu avec des décennies d'hostilité à la construction européenne, un engagement que la direction estime aujourd'hui brouillé.

La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a immédiatement qualifié ce non de "formidable", avant d'adopter un ton plus prudent. Ces dernières semaines, le PCF comme le Parti socialiste avaient tenté de rallier la CGT, l'un à son opposition, l'autre à son soutien au traité.

"Thibault est un sphinx qui ne dévoile jamais clairement ses intentions, ne fixe pas de ligne claire, et il gère la CGT avec des communistes orthodoxes et des gens très ouverts sur l'Europe: ce grand écart ne peut pas durer éternellement", estime Dominique Andolfatto.

Toutefois, l'hostilité au projet de traité au sein de la CGT ces derniers mois débordait largement les rangs des fédérations les plus radicales (verre, agroalimentaire , chimie…). De fait le projet de texte soumis au CCN mercredi par la direction confédérale elle-même avait souligné qu'une "majorité de militants" s'était prononcée contre le traité. Une tribune ouvertement favorable au traité publiée dans la presse par Joël Decaillon, secrétaire de la CES et ancien responsable confédéral, avait d'ailleurs provoqué de fortes crispations en interne.
Mardi, la commission exécutive devrait tirer les conséquences de cette crise, en examinant de "nouvelles méthodes de travail", a affirmé la secrétaire confédérale, Maryse Dumas.
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0 # superuser 2005-02-08 16:20 FONTENAY-SOUS-BOIS (Val-de-Marne) - AFP - 08-02-2005

Un large éventail de personnalités allant de la gauche du PS jusqu'à l'extrême gauche, en passant par le PCF et les altermondialist es, a fait cause commune lundi soir à Fontenay-sous-Bois pour dire "J'aime l'Europe, je vote non".

La présence de deux membres du bureau national du Parti socialiste, Gérard Filoche et Marc Dolez, bravant les consignes de leur formation engagée pour le oui au référendum national sur la Constitution européenne prévu d'ici le mois de juin, donnait un relief particulier à cette réunion, organisée par le collectif du Val-de-Marne de l'appel des 200, en présence de sept à huit cents personnes.

Cet appel avait été lancé en décembre dernier sous l'égide de la fondation Copernic par des militants syndicaux (FSU, CGT, etc.) et associatifs (Attac…) caractérisant la Constitution de l'Union européenne comme "l'ensemble juridique libéral le plus complet et contraignant de la planète", et ayant "le marché pour idole".

Assis autour de petites tables sur la scène de la salle Jacques Brel se sont côtoyés, outre M. Filoche, Francis Wurtz, député européen PCF, Claire Villiers (Alternative citoyenne) et Francine Bavay (Verts), vice-présidentes de la région Ile-de-France, Jacques Nikonoff, président d'Attac, Yves Salesse (Copernic), le syndicaliste Michel Angot (FSU) ou encore Alain Krivine, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). M. Dolez, lui, s'était mêlé à l'assistance.
Réunir une telle brochette "est déjà un événement politique", a souligné d'entrée de jeu Michel Bréhier (Alternative citoyenne).

Inspecteur du travail, Gérard Filoche, membre de la minorité Nouveau Parti socialiste, a dénoncé "la guerre contre le droit du travail en France et en Europe", et relativisé la portée de sa participation, lui et ses amis partisans du non s'exprimant "mezza voce" tandis que le PS "a les affiches, l'appareil, bref les moyens".
Le Premier secrétaire de la fédération PS du Nord, Marc Dolez était venu lui prêter main forte parce que, a-t-il dit, "il serait suicidaire pour le PS" d'exclure les récalcitrants. Dans la matinée cependant, la porte-parole du PS Annick Lepetit avait écarté qu'il soit aujourd'hui question de les chasser du parti. "Je ne suis pas sûre que la bonne idée serait de sanctionner aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon" et les autres indisciplinés, avait-elle affirmé.

Aucun intervenant n'a jugé opportun "d'en rajouter" sur les divisions des socialistes. "Il y a une minorité du PS qui se bat, c'est bien", a sobrement commenté Alain Krivine, en marge de la réunion. Selon le dirigeant de la LCR, ce genre d'initiatives "marque le regroupement intéressant d'une gauche anti-libérale". "Je ne sais pas ce que cela donnera, mais en tout cas, ça correspond à une attente", a-t-il ajouté.
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