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Accueil Social, économie et politique Les Français sont nuls en économie

Les Français sont nuls en économie

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Une enquête montre que les Français sont déconnectés des réalités de l'entreprise et de l'économie.

Début septembre, la Fnege (Fondation nationale pour l'enseignement de la gestion des entreprises) a demandé à l'institut de sondage LH2 de poser par téléphone à «un échantillon de 1.009 individus représentatif de la population française de 18 ans et plus» une série de 27 questions fermées concoctées par ses soins, pour la plupart très pertinentes et que l'on peut découvrir ici (les bonnes réponses sont en vert : à vous de jouer !).

Verdict : 6 sur 20 ­est la note moyenne calculée par les auteurs de l'étude ! Et seulement 7% des personnes interrogées atteignent 10... Problème : on ne sait pas si ce piètre résultat est lié à une ignorance pure et simple (de la même façon qu'on disait autrefois que les Français sont nuls en géographie), ou à leur indifférence sur ces questions.

Même si une large majorité de nos concitoyens a le sentiment qu'on les mène en bateau et juge à 58% que la politique économique du gouvernement est «mauvaise» (sondage BVA-Les Echos-France Inter du 17 novembre), force est de constater qu'elle ne sait pas vraiment pourquoi. Ainsi la désinformation économique, entretenue par un candidat qui s'est fait élire sur cette base, peut continuer à battre son plein.

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Mis à jour ( Vendredi, 21 Novembre 2008 07:50 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-11-21 10:10 Victor Vieira, président régional à Lyon de l'association des professeurs d'économie (APSES), s'alarme de la réforme du lycée prévue par le ministre Darcos, qui relègue les cours de sciences économiques et sociales au rang de «module optionnel».

Vous avez manifesté contre la réforme du lycée annoncée par Xavier Darcos. Pourquoi ?

Avec cette réforme, notre discipline va être complètement marginalisée. A la rentrée prochaine, les sciences économiques et sociales (SES) ne seront qu’une option parmi 15 autres matières. En plus, le volume horaire sera énormément réduit puisque les élèves n’auront qu’un semestre de cours de SES au lieu d’une année scolaire actuellement.
Cela ne nous paraît pas du tout cohérent avec les attentes des citoyens. Une nouvelle étude le montre encore aujourd’hui : les Français réclament un meilleur enseignement en économie.

Justement, vous faites référence à cette étude publiée aujourd’hui dans Les Echos, qui révèle notamment que les Français ont «une vision dévalorisée ou négative» de l’entreprise. Qu’en pensez-vous ?

On nous reproche beaucoup de choses qui dépassent largement notre responsabilité… C’est nous accorder un pouvoir et une influence qu’on n’a pas : 15% seulement d’une classe d’âge suivent des enseignements d’économie. Et même, si on avait ce pouvoir, ce n’est pas là notre intention : on a tous à cœur de délivrer un enseignement équilibré.

Alors pourquoi ces critiques ?

Depuis que notre discipline existe (fin des années 1960), on subit les attaques des lobbies patronaux. Certainement parce qu’on traite de sujets subversifs. Quand vous évoquez en classe la question des différences de revenus dans la société, automatiquement cela suscite des réactions des élèves ! Pareil, quand on parle des conséquences de la mondialisation… Doit-on pour autant arrêter de parler de ces sujets ? Ce serait une grave erreur.

Les chefs d’entreprise accusent notamment les manuels d’être «orientés» à gauche. Que leur répondez-vous ?

Même en admettant ce biais, on surestime largement le rôle des manuels. En moyenne, on exploite 5 à 10% des bouquins, pas plus. L’essentiel de nos cours se nourrit avec des éléments extérieurs, piochés à droite, à gauche (des stats de l’INSEE, des articles de presse…)

La réforme de Darcos prévoit-elle une refonte des programmes ?

Oui. Dans la mesure où cette réforme va mettre une pression sur les horaires, le contenu des cours va être automatiquement modifié. On pourra aborder moins de sujets, donc il faut revoir le programme, c’est clair.
Sur le principe, nous ne sommes pas contre mais encore faut-il prendre le temps nécessaire à la réflexion. Or, le gouvernement veut aller trop vite ! La réforme doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine, c’est n’importe quoi. On ne nous a même pas concertés. Dommage : le ministre obéit à des impératifs politiques et non pédagogiques.

(Source : Libération)
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0 # Maxerem 2008-11-21 10:28 Comme tous les sondages, celui-ci laisse une impression de malaise aggravée encore par les conclusions de l'étude.

La perception de l'économie par les Français est bien plus juste que cette étude veut le faire croire.
Allons-donc !
Les pdg du Cac seraient élus par les actionnaires ? Je n'ai jamais assisté à rien de tel. Ils sont bel est bien nommés par les quelques actionnaires "influents" qui placent leurs représentants au conseil d'administration. Il n'y a rien de démocratique dans cette nomination car le CA ne représente que rarement la MAJORITE des actionnaires.

Techniquement, les Français ont tort, mais ils perçoivent bien la réalité.

10% des salariés seulement en CDD ? La précarité perçue est bien plus importante que ce chiffre dont on ne nous donne pas le détail du calcul.
On se demande ou sont les intérimaires, les stagiaires, les contractuels du public, les salariés des sociétés de service qui sont tous des précaires.

60% des offres d'emploi proposées sont des contrats courts.Les Français ressentent cette réalité, même habillée d'un faux nez.

Il y a d'autres chiffres aussi tendancieux, et on ne peut s'empêcher de penser à une manipulation d'opinion de plus, dans quel but ?

Par exemple, pourquoi mettre en avant ce nombre incroyable d'entreprises créés, alors que la plupart n'ont aucun salarié, n'en auront jamais, et peinent à faire vivre leur "créateur" quand il ne se casse pas la figure au bout de 3 ans ? ( la moitié!)

Il faut refuser de répondre à tous ces sondages qui ne sont que de l'intox au service des groupes de pression. Madame Parisot patronne du MEDEF est bien placée sur le créneau, il y a des coïncidences plus révélatrices que bien des sondages.
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