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Arcelor : Menace d'une réduction des salaires ?

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La direction d’Arcelor, géant mondial de l’acier, espère-t-elle encore parvenir à convaincre les syndicats de signer sa proposition de révision du temps de travail ?

Le refus unanime de signer le texte en l’état, lors de la réunion de fin de négociation vendredi dernier, l’a tellement prise au dépourvu qu’elle a dû consentir «un délai de réflexion». Jusqu’à aujourd’hui. Mais, en assénant une fin de non-recevoir à la demande syndicale de continuer à négocier, la direction du groupe sidérurgique ne fait qu’envenimer un climat déjà particulièrement tendu. Non seulement elle ne cesse de répéter que «le texte est bouclé», mais elle manie l’arme du chantage : sans accord, ce sera le retour au droit commun. Les syndicats tentent de déminer l’entreprise de culpabilisation. Si personne ne signe aujourd’hui, ils sont en position de force pour exiger la reprise des négociations. Sans quoi la CGT et, probablement, la CFDT, qui pèsent pour plus de 70% à elles deux, devraient faire jouer leur droit d’opposition. FO, poussé par sa base, devrait maintenir son refus. Reste à savoir s’il y aura ou non revirement de la CFTC et la CFE-CGC, qui, vendredi se sont opposées au texte.

Les salariés d’Arcelor ne dépendent pas des minima du Code du travail mais de la convention collective de la sidérurgie et des accords de branche contractés dans la métallurgie. Cela étant dit, la direction pourrait décider de faire baisser les salaires en payant ses salariés sur la base de 35 heures et non plus 39. Si tel était ses calculs, Marc Bartel, représentant syndical national CGT, premier syndicat avec 45% des voix, lui souhaite bien du plaisir : «Après plusieurs années de modération salariale, sur les salaires, ça va percuter. En 2004, le groupe a réalisé 300% de profits supplémentaires sur 2003 et l’ensemble des sites ont travaillé à 97%. Il n’y a aucune raison pour qu’un accord sur le temps de travail se traduise par une augmentation du temps travaillé, une flexibilité à outrance, le tout sans augmentation de salaire.»
Patrick Auzanneau, délégué central CFDT, dénonce un accord «perdant pour tous les salariés, alors que la situation de l’entreprise est favorable». Et le syndicaliste de citer les derniers chiffres officiels : au troisième trimestre 2004, les bénéfices ont été multipliés par 6 par rapport au troisième trimestre 2003. (…)

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Mis à jour ( Mardi, 25 Janvier 2005 19:10 )  

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