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Accueil Social, économie et politique Référendum sur les droits des chômeurs : Nicolas Sarkozy veut-il perdre les élections ?

Référendum sur les droits des chômeurs : Nicolas Sarkozy veut-il perdre les élections ?

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Franchissant une nouvelle ligne jaune, le président sortant et candidat (car il l'est) de l'UMP envisage, s'il est réélu, de réformer l'indemnisation du chômage par voie référendaire.

Mieux que je ne saurais le dire, je vous invite à lire ce billet de Martine Gilson dans Le Nouvel Obs. Tout y est, ou presque. Diviser, toujours diviser pour mieux régner en réactivant les mêmes fantasmes, les mêmes mensonges auprès de l'opinion (sauf que la ficelle est de plus en plus grosse…). Rejeter la faute sur les victimes d'un système économique mortifère afin de se dégager de toute responsabilité dans son maintien. Faire mine de vouloir "réformer" en avançant des mesures déjà existantes (y compris inopérantes…). Défaire et refaire (en moins bien) pour donner l'illusion d'agir, inventer des usines à gaz qui aggravent les situations et enchaîner les fiascos. En vérité : détruire, méthodiquement. Tel est le bilan de ce président, le pire que la Ve République ait engendré.

Nicolas Sarkozy continue de "changer" (enfin, c'est ce qu'il se plaît à dire). Il semble redécouvrir les vertus du référendum d'initiative populaire alors qu'il a toujours rejeté son usage, allant jusqu'à trahir le vote souverain du peuple français sur le traité constitutionnel européen en 2005 et qu'il s'oppose, en ce moment même, à la convocation d'un référendum sur le nouveau traité européen qu'il prépare avec Angela Merkel. Qui peut croire aujourd'hui à la valeur de sa proposition qui ne vise qu'à séduire — grossièrement — l'électorat du FN ?

S'en prenant à nouveau aux chômeurs (et si ce n'est pas eux, ce sont les immigrés…), Nicolas Sarkozy envisage d'utiliser l'outil référendaire contre leurs acquis sociaux. Oubliée, la loi de 2008 relative aux «droits et devoirs des demandeurs d'emploi» qui déployait déjà tout un arsenal d'obligations et de sanctions contre ces fainéants. Le chômage a-t-il baissé pour autant ? Non, bien au contraire. Oubliés, les partenaires sociaux gestionnaires de l'assurange chômage et la convention Unedic... On leur passe dessus et c'est au bon peuple nourri aux boucs-émissaires qu'on va, directement, demander de sonner l'hallali :



Sauf que cette "révolution", qui fissurerait le paritarisme, a peu de chance d'aboutir. Car il est loin d'être certain que ce type de référendum soit conforme à la Constitution.

Quitter la politique et gagner beaucoup d'argent

Tout cela pue le bluff. En 2007, après des passages désastreux dans quelques ministères (Budget, Intérieur…), Nicolas Sarkozy a accédé à la fonction suprême : le petit garçon en mal de reconnaissance a montré à son papa de quoi il était capable — quand bien même sa cote de popularité s'est-elle écroulée un an après son élection pour ne jamais remonter; quand bien même restera-t-il dans les annales le plus mauvais président de la Ve République.

Détesté par une majorité de Français, contesté y compris dans son camp, il n'hésite pas à évoquer sa défaite et songe à tourner la page. Nous avons là un candidat conscient qu'il va au casse-pipe. Alors, fidèle à lui-même, il continue à faire de l'esbroufe et s'oriente vers n'importe quelle direction (ce qu'il a toujours fait, d'ailleurs, car cet incompétent, bien que cohérent dans ses incohérences, n'a jamais eu de vision et a toujours avancé par tâtonnements). Bref, il attend que ça se passe...

Souvenons-nous de ce qu'il a déclaré en 2008 dans Le Point : «Président, on a été six à faire l’job. Regardez les seconds mandats-hein ? Pas formidables ! Alors, moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand j’vois les milliards que gagne Clinton [il avance le visage, cligne des yeux à répétition], moi, j’m’en mets plein les poches ! [il frappe de ses mains les deux poches de son veston]. Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric, comme Clinton. 150.000 euros la conférence !» Malheureusement, il est obligé de se représenter car personne, à l'UMP, ne brigue sa place. Non seulement il a mis la France à genoux, mais il a réussi à laminer son propre parti !

Comme un enfant qui convoite un jouet, Nicolas Sarkozy a eu un jour envie de devenir président de la République et il a atteint son but. Maintenant qu'il en a fait le tour et que son joujou est cassé, ce nuisible va se trouver un nouveau terrain de jeu à saccager, laissant le soin à d'autres de réparer la casse... On disait d'Attila, roi des Huns, qu'il était «le fléau de Dieu» et que là où son cheval avait posé le pied, l'herbe ne poussait plus. Espérons que, derrière les talonnettes de Nicolas Sarkozy, l'herbe repoussera.

SH


«J'ai échoué, et c'est aux Français d'en tirer les conséquences» :



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Mis à jour ( Samedi, 11 Février 2012 05:40 )  

Commentaires 

 
0 # pat-du49 2012-02-10 08:27 "Bonjour Monsieur"

"Bonjour, vous venez donc pour le poste de manutentionnair e"

"oui"

"ok vous etes motivé donc pour ce CDD de 6 mois"

"non, du tout, je suis comptable, mais si je refusais l'offre d'emploi proposé, on me coupait mon allocation"

"vous n'avez que ça à faire de me faire perdre mon temps, ici on recherche des personnes motivées ?!"
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0 # avaroa2 2012-02-11 10:21 En droit social l'allocation désigne un avantage en espèces. merci de préférer le terme "d'indemnité" à allocation..
le terme d' indemnité apporte en effet une notion de dédommagement en échange des cotisations obligatoires prélevées sur votre salaire…ça change la donne …claireme nt dit les chômeurs ouvrent un droit pour réparer un dommage.
pardonnez moi de pinailler…je ne savais pas que l'Unedic utilisait les fonds publics pour indemniser les chômeurs …je plaisante …sarko devrait au moins savoir ça ! suspendre comme vous dites l'allocation chômage ..consisterait à remettre en question les cotisations obligatoires ? n'importe quoi …
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0 # RaoulPiconBière 2012-02-11 17:10 Mon avis c'est que Sarkozy sait ce qu'il fait et qu'il vise expressément les chômeurs bénéficiaires de l'allocation de solidarité.
Nous le sauront, avec la parution des premiers projets de loi qui seront déposés.
Je résume le commentaire de la vidéo :Citer:
Nicolas Sarkozy veut imposer une formation obligatoire aux chômeurs de plus de 4 mois. Celui-ci serait alors tenu d'accepter le 1er emploi proposé ou ne plus toucher d'allocations.
Bon.
???
Quid des exclus ? des "fortes-têtes" ? des objecteurs de conscience ? Etc. ?
Où seront les exclus de ce système ?

"- Monsieur Sarkozy, je vous pose la question."
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0 # pat-du49 2012-02-10 08:36 agent pôle emploi : " Bonjour Monsieur, donc vous aimeriez suivre une formation, d'agent professionnel de magasinage "

" oui voilà, car dans la vente avec mon CAP, c'est bouché "

" ah je suis désolé, mais vous faites parti des 50% des chomeurs qui ne percoivent, aucune indémnisation, nos formations sont réservées aux chomeurs indémnisés, par contre je peux vous proposer un CAE de 7 heures par semaine, pour controler les poubelles, voir si les citoyens font bien leur tri "

" ah mais si je refuse, alors, car moi ça m'interresse pas de vider et fouiller les poubelles des gens "

" ah dans ce cas là je peux vous radier "

" bah vu que je touche absolument rien, radiez moi, ça changera pas ma vie, je continuerai mon petit trafic de shit, en 5 minutes je toucherai + qu'à contrôler des poubelles pendant 7 heures "
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0 # précairinteRMIttente 2012-02-10 08:57 C'est un infâme salopard, d'accord. Il n'empêche, ce qu'il ose, sa décomplexion de nanti arrogant et pervers, il les doit aussi à la gauche de droite qui lui a préparé le terrain en persistant à défendre un plein emploi qui ne reviendra pas. Qui déclarait, en 1998, "Je préfère une société de travail à l'assiance" ? Eh bien c'est Lionel Jospin, alors premier ministre. C'était juste avant d'envoyer la police (emploi) contre les chômeurs et précaires partout mobilisés. (voir www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5374)

Les lecteurs doivent bien saisir - sans hésiter, tergiverser - que nous sommes aussi responsables collectivement lorsque nous ne faisons pas usage de la puissance de nuisance, de critique pratique dont nous disposons.. Si on se mobilise pas, demain le socialisme reprendra austérité et politique anti assistés. rejoignez les rdv de ce 14 février, www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6013
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0 # pat-du49 2012-02-10 08:58 Si ça se trouve, on critique Sarkozy, mais c'est un mec de gauche, une taupe, qui torpille l'UMP de l'intérieur, en attisant tout ce qu'ils ont de plus réac en eux, pour justement démontrer que ce parti est composé par une lignée bien crasseuse …

Ou alors c'est vraiment un malade psychiatrique, … le pauvre.
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0 # Murie 2012-02-10 22:16 Sarkofou
Ce mec est dysfonctionnel. Tel un “manipulateur relationnel“ (et je sais de quoi je parle pour avoir eu à faire à ce genre d'énergumène !), il fait croire, par un certain charisme, qu'il maîtrise la situation, qu'il comprend tout et ne peut qu'être meilleur que les autres, et beaucoup de ceux-ci sont persuadés de son intelligence jusqu'à ce que certains s'aperçoivent qu'ils sont tombés dans le panneau en découvrant le “psychopathe“ qui se cache derrière (dur dur pour persuader ceux qui ne voient toujours pas !); dont les pensées, les mots et les actes sont en totale contradiction, et l'incohérence maquillée de sophismes un trouble permanent ! On est donc loin d'une intelligence éclairée, mais très près d'un chaos mental chronique.
(Voir “les pervers narcissiques“, ou le livre “Les manipulateurs sont parmi nous“ d'Isabelle Nazare-Aga. D'ailleurs, l'auteure signale qu'effectivement ces personnes -car je l'ai observé moi-même !- en drainant beaucoup trop d'énergie dans leur entourage et en divisant/opposant les gens, finissent toujours par créer la zizanie puisqu'elles ne sont jamais responsables de rien, et recommencent ailleurs ! Jusqu'au jour…)
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0 # alouette 2012-02-10 11:49 Abus de Pouvoir - François Bayrou 2009 : tout y était dit, écrit… Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # superuser 2012-02-10 15:32 L'UMP moribonde est désormais diluée entre deux courants : l'extrême droite du FN, et la droite rigoriste de Bayrou.

Bayrou s'impose comme un "père la rigueur", pire qu'un Fillon.
Bayrou ne changera rien au désastre :

www.actuchomage.org/2012012418942/Social-economie-et-politique/lennemi-de-bayrou-cest-le-chomage-vraiment.html
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0 # hervé85 2012-02-10 12:02 Nicolas Sarkosy est un caméléon qui se fond dans le décor. Effectivement il n'a pas de vision à long terme de la sté. Il est un bon candidat , mais un piètre président, Il divise les gens les uns avec les autres pour mieux régner. Un président digne de ce nom rassemble les Français pour un projet commun ! Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # tristesir 2012-02-10 12:34 Sarkozy et ses amis comme depuis 2007 pratiquent une politique de "terre brûlée" et de saccage. Ils savent qu'ils vont perdre les élections alors ils mettent les bouchées doubles pour saccager autant qu'ils le peuvent encore avant de se faire éjecter du palais.

Monter les gens les uns contre les autres n'est pas sans intérêt du tout même s'ils perdent les élections, leur but principal est de servir les très riches qui savent bien et essaient de nous masquer, grâce à leur mainmise sur la presse et la tv le fait que nous allons nous retrouver sans aucun doute dans la situation de la Grèce.

Et quand cela va devenir une évidence pour le peuple il faut que celui-ci soit divisé plus que jamais pour qu'il n'ait pas de velléités trop fortes de se défendre.
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0 # Pili 2012-02-10 16:42 Réaction d' Alain Marcu pour AC ! sur France Inter - Jeudi 9 février - 19h

C'est à partir des 3mn jusqu'à 5mn 30

www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/144633.
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0 # tristesir 2012-02-10 17:32 Puisqu'il n'y a pas assez d'emplois en France pour tout le monde, on enverra travailler les chômeurs français dans des stalag allemands

Cela expliquerait pourquoi Merkel vient à la rescousse de cet incompétent de Sarkozy et on n'oubliera pas que: Arbeit macht frei !
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0 # tristesir 2012-02-10 17:51 Remplacer un salarié "trop payé" par un ou plusieurs salariés semi-esclaves payés une misère, le patronat en rêve et Sarkozy se propose de mettre en application ce projet.

On voit déjà ce processus à l'oeuvre avec des contrats aidés CUI qu'un demandeur d'emploi ne peut pas refuser et qui sont une aubaine pour embaucher une personne qualifiée et la payer le moins possible.

Cela préfigure bien un mouvement d'ensemble où on va remplacer des salariés en poste avec un salaire plus ou moins décent par un chômeur qui ne percevra lui qu'un salaire indécent pour le même travail. Renforcer les devoirs des chômeurs permettra de s'assurer de leur docilité.

Bien sûr, c'est aussi une façon de s'assurer qu'on livrera au patronat du "bétail humain" pour aller occuper des emplois avec des conditions de travail pénibles et un salaire totalement indécent.

Etre demandeur d'emploi ce sera la double peine: La peine d'avoir perdu son emploi et l'obligation d'aller se faire exploiter dans un emploi déqualifié pénible pour un salaire de misère qui ne fera que baisser.
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0 # superuser 2012-02-10 19:27 Nicolas Sarkozy peut-il obliger les chômeurs à se former ?

Le président de la République propose d'obliger les demandeurs d'emploi à accepter une formation sous peine de ne plus percevoir d'indemnisation. Mais est-ce vraiment la faute des chômeurs s'ils ne peuvent pas se former ?

Dans son interview à paraître samedi dans le Figaro magazine, le chef de l'Etat, pas encore officiellement candidat à sa propre succession, propose ce qu'il appelle une "révolution" : obliger les chômeurs à se former aux métiers en tension et accepter "la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été formé". Il souhaite "un nouveau système dans lequel l'indemnisation ne sera pas une allocation que l'on touche passivement" mais une "rémunération" versée "en contrepartie de la formation qu'il devra suivre".

Nicolas Sarkozy reprend là une vision du chômage et des chômeurs maintes fois exprimée. En avril 2011, il expliquait déjà qu'il avait le devoir envers "les salariés et les ouvriers qui travaillent dur" de "s'assurer que celui qui est au chômage et qui a des allocations grâce à la solidarité nationale fera tous ses efforts pour accepter une offre d'emploi". C'est d'ailleurs selon cette vision qu'il a fait voter, en août 2008, une loi sur les droits et devoirs des demandeurs d'emploi prévoyant, en plus de l'obligation de rechercher un emploi, celle d'accepter les offres correspondant à leur projet, sous peine de radiation temporaire après deux refus "sans motif légitime" d'offres dites "raisonnables".

Moins de 10% des chômeurs accèdent à la formation

"Nicolas Sarkozy vit-il en France ou sur une autre planète ?, s'interroge Matthieu Angotti, directeur général de la Fnars (Fédération nationale des associations de réinsertion sociale). C'est comme s'il disait aux Soudanais qu'il sont obligés de manger, ironise-t-il. Mais le problème est qu'il n'y a rien à manger. Les chômeurs ne demandent pas mieux que d'être formés, mais il n'y a pas assez de formations et surtout pas assez d'emplois. C'est ça la réalité !"

Près d'un chômeur sur deux (44%) fait une demande de formation auprès de Pôle Emploi, à peine 16% ont le feu vert et seulement 7% l'ont réellement effectuée après 6 mois, selon une étude de la Dares (services du ministère du Travail) basée sur des données de 2002 à 2004. Une tendance qui ne se dément pas aujourd'hui, selon l'Unedic. En 2009, 576.000 demandeurs d'emploi avaient entamé une formation d'une durée supérieure à un mois — soit 8% des demandeurs d'emploi, un chiffre en baisse de 5% sur un an alors que le chômage était en forte hausse (plus de 400.000 nouveaux inscrits). 40% des demandeurs d'emploi pour lesquels une formation a été prescrite ne sont toujours pas en formation six mois après.

Sur le fond, la proposition de Nicolas Sarkozy va dans le bon sens. Plus de 60% des bénéficiaires de formations financées par Pôle Emploi sont en effet en emploi six mois après, et les trois quarts ont accédé à un emploi au cours des 6 mois qui ont suivi. Pour plus de la moitié, le reclassement s'opère sur un contrat à durée indéterminée. Le problème est que Pôle Emploi n'a pas assez de moyens pour former les chômeurs : l'organisme ne dispose que de 15% des offres de formation et que de 13% des fonds de la formation continue, soit 4 milliards d'euros sur un total de 31 milliards.

Un bilan désastreux sur l'emploi

"Nicolas Sarkozy met aujourd'hui l'accent sur la nécessaire formation des chômeurs, mais il omet de rappeler qu'il l'a mise a mal durant son quinquennat", fustige Maurad Rabhi, secrétaire confédéral de la CGT en charge des négociations au sein de l'Unedic. En 2009, le gouvernement a supprimé l'allocation de fin de formation (AFF) qui permettait aux demandeurs d'emploi de continuer à être indemnisés au-delà de leurs droits à l'assurance chômage jusqu'au terme de la formation.

Par ailleurs, l'Etat a par deux fois - en 2011 et en 2012 - ponctionné 300 millions d'euros sur le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP) pour financer ses propres actions. Or ce fonds, créé fin 2009, vient appuyer les dispositifs de formation pour les demandeurs d'emploi les moins qualifiés. Il devrait afficher cette année un déficit de 160 millions d'euros.

"En stigmatisant et en culpabilisant les chômeurs, Nicolas Sarkozy espère recueillir des voix des électeurs du Front national. C'est un jeu dangereux. Obliger les chômeurs à accepter une formation n'est en rien une politique publique efficace de l'emploi. Et cela ne doit pas cacher le bilan désastreux du président en la matière", accuse le responsable cégétiste. Avec 2,8 millions de chômeurs en décembre 2011 (4,2 millions de demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite, soit un million de plus qu'en mai 2007), le chômage a explosé lors de sa présidence.

lexpansion.lexpress.fr/election-presidentielle-2012/nicolas-sarkozy-peut-il-obliger-les-chomeurs-a-se-former_282393.html
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0 # Paulina2 2012-02-12 13:03 Bonjour
Ce n'est pas suffisant d'être formé. Moi-même ayant bénéficié de formations, il est difficile de retrouver un emploi, car les employeurs veulent des personnes avec expérience. Fini le temps où les employeurs embauchaient des personnes sortant de formation et leur accordaient du temps pour s'adapter et devenir autonome. On entrait apprenti et on finissait sa carrière ingénieur. On n'est pas autonome en sortant de formation. On vit dans une culture de l'urgence, de la rapidité, du fast work… Avec ça on n'obtient que des emplois non qualifiés, du travail médiocre, de la non qualité. Regardez la marchandise ou les services qu'on nous vend aujourd'hui : de la médiocrité. Voilà ce qu'on devient, un pays médiocre où l'excellence n'a plus sa place.
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0 # RaoulPiconBière 2012-02-12 14:03 C'est exact, le projet est :
"obliger les chômeurs à se former à l'expérience de l'employeur."

la dignité de l'homme c'est le travail, parait-il.
Le travail sera médiocre et le travailleur sera médiocrement digne ainsi que dignement médiocre.

Cependant, la course à l'excellence n'est que le revers de la même médaille. Elle ne peut pas être la solution du problème de l'exclusion.
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0 # Thannhauser 2012-02-12 23:08 Je crois qu'il est inutile de s'innerver. Former des chômeurs puis leur proposer un job, sera une opération coûteuse, et de plus, il n'y a pas assez d'emplois, il y en aura de moins en moins. Les paroles de Sarkozy ne valent pas un clou, c'est purement électoral. Elles ne se réaliseront jamais.
Par contre, le prochain gouvernement, quelque soit sa tendance politique, pourrait réviser le SMIC et au-delà dérégulariser encore davantage le droit social/droit du travail.
Les allemands l'ont fait. Les marges des entreprises ont beaucoup augmenté grâce à la stagnation des salaires, la déregulation du marché du travail et des lois Hartz.
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0 # occupons pole emploi 2012-02-10 22:00 Détrompez-vous, Sarkozy ne se tire pas une balle dans le pied en nous pissant sur la gueule, il crache sur une minorité qui n'est pas aimée par la majorité.

On est minoritaire il va falloir s'y faire. On est une minorité qui se fait cracher à la gueule toute l'année… les nazis s'y prenaient pas mieux pour monter la populace contre les "inadaptés".

Alors d'un point de vue électoral, c'est vendeur de nous chier sur la gueule, parce qu'on a la majorité contre nous.

Nous devons arrêter de compter sur une hypothétique miséricorde populaire qui n'existe pas, la population ne nous aime pas parce que les politicards et les médias leur disent de nous chier dessus, c'est comme ça.

Nous devons impérativement nous grouper et nous défendre en tant que minorité.

Mardi bougez-vous le cul: occupons-pole-emploi.org/
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0 # camélia 2012-02-11 01:34 Bien vu Patdu49 : pour torpiller il torpille…les salaires des fonctionnaires en baisse ce mois-ci, du jamais vu depuis mon entrée dans la fonction publique, quelle régression, comment peut-on laisser faire une chose pareille ? ( je parle des petits salaires bien sûr, pour les gros ça représente une goutte d'eau…), stigmatisation accrue des chercheurs d'emploi, quelle honte pour notre pays, je ne trouve pas ça vendeur bien au contraire et je suis loin d'être la seule…le lavage de cerveau ne tue pas la lucidité… Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # superuser 2012-02-11 13:11 Pourquoi un referendum sur le chômage n'a aucun sens

L'idée de Nicolas Sarkozy de proposer par voie référendaire une modification des règles d'indemnisation du chômage se heurte à de nombreux obstacles juridiques et pratiques. De surcroît, l'assurance chômage est un régime paritaire géré par les syndicats et le patronat.

Cliver ! Cliver toujours. Nicolas Sarkozy raffole des propositions qui déclenchent les foudres. Encore une fois, le président-quasi-candidat a atteint son objectif en proposant, dans un entretien accordé au Figaro Magazine, d'organiser un referendum sur l'indemnisation du chômage. Mais qu'a dit exactement le Chef de l'Etat ? Il suggère de "créer un nouveau système dans lequel l'indemnisation ne sera pas une allocation que l'on touche passivement mais la rémunération que le service public de l'emploi versera à chaque demandeur d'emploi en contrepartie de la formation qu'il devra suivre". Un dispositif qui s'appliquerait "passé quelques mois "à tout chômeur "sans perspective sérieuse de reprise d'emploi". Et, à l'issue de cette formation "qualifiante", "le chômeur serait tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé". Il reviendrait aux partenaires sociaux de mener cette réforme mais, ajoute le président "si les intérêts particuliers, les obstacles catégoriels s'avéraient trop puissants, il faudrait sans doute réfléchir à l'opportunité de s'adresser directement aux Français". Via, donc, un referendum.

La proposition présidentielle "choc" est-elle réaliste ? On peut en douter tant elle se confronte à de nombreux obstacles juridiques et pratiques. D'ailleurs, le patronat lui-même, via notamment la CGPME, a déjà fait connaître son opposition.

La difficulté de répondre par "oui" ou " non"

Premier point totalement basique : un referendum est une procédure par laquelle les citoyens sont appelés à se prononcer directement par un vote en répondant à une question posée par "oui" ou par "non". Il serait dès lors, intéressant de voir comment serait posée une question sur l'indemnisation du chômage, sujet très complexe. (…)

Deuxième point : l'article 11 de la Constitution prévoit que le Président de la République peut soumettre au peuple un projet de loi portant sur "les réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent". Ce serait notamment le cas si les pouvoirs publics souhaitaient, par exemple, supprimer la Sécurité sociale ou sortir le pays de l'Union européenne. En revanche, on peut douter de la légalité d'un referendum s'agissant de l'assurance chômage. Certes, depuis une loi de 2008, l'ANPE (Etat) et les Assedic (partenaires sociaux) ont été fusionnées dans Pôle Emploi, établissement public à caractère administratif (EPA). Il n'en reste pas moins que depuis l'instauration de l'Unedic en 1958, les conventions qui régissent l'indemnisation du chômage sont conclues entre les syndicats de salariés, d'une part, et les organisations patronales, de l'autre. Il revient juste à l'Etat de ratifier ces conventions (la dernière s'applique depuis le 1er juin 2011).

En d'autres termes, tout comme les retraites complémentaires Arrco et Agirc, l'assurance chômage est un régime paritaire. D'ailleurs, les 30 milliards de cotisations annuelles prélevées par l'Unedic le sont sur les entreprises et les salariés. Il ne s'agit pas de fonds publics. Dès lors, il revient légalement aux seuls partenaires sociaux de revoir éventuellement les règles d'indemnisation. A cet égard, dans le temps, certaines conventions d'assurance chômage prévoyaient la dégressivité des allocations.

L'assurance chômage est un régime relevant des syndicats et du patronat, pas de l'Etat

De plus, comme son nom l'indique, l'assurance chômage est un système assurantiel qui donne automatiquement droit à une allocation en fonction du temps travaillé (dans la limite de 36 mois pour les plus de 50 ans). Et depuis l'instauration du "projet personnalisé d'accès à l'emploi", sorte d'héritier du fameux "plan d'aide au retour à l'emploi" (Pare) institué avec fracas à la fin des années quatre-vingt-dix, le demandeur d'emploi est déjà tenu à différentes obligations. Ainsi, il ne peut refuser "sans motif légitime", sous peine d'être radié, plus de deux "offres raisonnables d'emploi". Des sanctions existent donc déjà, certes plus ou moins drastiquement appliquées en fonction de la situation de l'emploi (qui est de plus en plus mauvaise). Par ailleurs, il paraît extrêmement ambitieux de vouloir proposer une formation qualifiante à plus de 2 millions de chômeurs alors que, déjà, actuellement, Pôle Emploi n'arrive pas à répondre aux demandes de formation.

Eventuellement, la proposition présidentielle pourrait retrouver un certain sens - juridiquement parlant - si elle se limitait aux quelque 400.000 titulaires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), d'un montant de… 460 euros mensuels. L'ASS est une allocation servie par l'Etat aux demandeurs d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'assurance chômage. Il s'agit d'un régime purement étatique où les pouvoirs publics ont donc toute latitude pour fixer les règles de perception ou, à l'inverse, d'interruption du versement.

Ce sont surtout les emplois peu qualifiés qui sont recherchés

Troisième point : Nicolas Sarkozy propose qu'il revienne à une sorte de "comité national", composé de syndicalistes et de chefs d'entreprise, de déterminer "les secteurs d'avenir créateurs d'emplois". Un objectif très difficile. Si l'on se réfère à l'étude annuelle qui fait référence en la matière : l'enquête "Besoin en main d'œuvre" (BMO), réalisée par Pôle Emploi et le Credoc auprès de 1,6 million d'entreprises, les principaux métiers recherchés (hors saisonniers) concernent les "agents d'entretien de locaux", "les employés polyvalents de cuisine" dans la restauration, les "aides à domicile et aides ménagères". Pis, en 2011, la propension à recruter atteint 18% des entreprises consultées, contre 20% en 2010. Au total, l'enquête recensait 1.542.400 projets de recrutement, dont 13% dans l'hôtellerie-restauration qui reste le premier recruteur national. Des données à comparer aux 2.874.500 demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A à la fin décembre 2011. On voit donc bien que l'offre d'emploi est loin d'égaler la demande et que les secteurs les plus porteurs le sont surtout en emplois peu qualifiés qui ne pourront satisfaire la part importante des demandeurs d'emploi qualifiés et/ou âgés.

En conclusion, la proposition de Nicolas Sarkozy a certainement un sens politiquement parlant, elle s'inscrit dans la lignée des nombreuses déclarations à l'encontre de l'assistanat dont le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez s'est fait le chantre. En revanche, juridiquement et techniquement parlant, l'idée d'un référendum pour obliger les chômeurs à reprendre un travail qui n'existe pas se heurte aux faits. Toujours têtus.

www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120210trib000682671/pourquoi-un-referendum-sur-le-chomage-n-aurait-pas-de-sens.html
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0 # marc44 2012-02-11 17:17 On est bien d'accord qu'il est le pire président de la 5è république…mais il me semble qu'on voyait déjà venir le grain du temps où il était ministre et que beaucoup se sont laissé abuser. Et quand je vois des ouvriers de chantier naval lui serrer la main, je me dis que c'est pas fini!
Ne vous laissez pas attendrir par ses airs de Nosfératu de films à quatre sous…c'est quand il essaie de vous manipuler qu'il fait son cinéma.
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0 # Angel89 2012-02-11 18:17 Bonjour!

Au référendum, Sarkozy préfererait certainement rabattre le SMIC de 22% comme en Grèce afin de rendre les travailleurs plus "compétetifs"…il y arrivera par petites touches…il y arrivera!!

Au fait…si les allocations chomages sont transformés en "formation", j'espère qu'on enlèvera la contribution 'ASSEDIC' de nos fiches de paie!
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0 # Monica 2012-02-11 18:30 Le but est de supprimer la protection sociale ("baisser le coût du travail"). On commence par l'assurance chômage, on continue avec la Sécu.

Non, moi je ne veux pas qu'on enlève la contribution 'ASSEDIC' de ma fiche de paie.
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0 # Angel89 2012-02-11 19:41 Multi-citer Monica:
Non, moi je ne veux pas qu'on enlève la contribution 'ASSEDIC' de ma fiche de paie.


Il est évident que moi non plus - c'était du sarcasme de ma part!…je préfère payer et conserver notre protection sociale. Néanmoins, je crains qu'on va continuer à payer un prix fort pour de moins en moins de protection. Cordialement.
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0 # RaoulPiconBière 2012-02-12 16:14 A méditer :
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-01-26-fraise

Quand Sarko ramène sa fraise,
personne n'imagine que la réindustrialisa tion puisse se faire sous des "tentes en plastique".

A mon avis, c'est une erreur :
La formation qualifiant la capacité de pulvériser des engrais sur des produits ogm avant que d'y être employé obligatoirement , cela ne coûte vraiment pas très cher.
Et c'est rentable.
Surtout quand la formation consiste essentiellement en un stage pratique.
Surtout pour des investissements d'infrastructure réduits à leur plus simple expression.
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0 # Richard91 2012-02-13 10:15 NS très malin comme d'hab, il se dit qu'il sera au chômage en juin prochain et espère que PE 92 lui propose une formation et n'importe quel emploi, à Neuilly ou ailleurs. Je comprends mieux pourquoi le rejet unanime de ce président, champion du monde dans l'art de stigmatisation. Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # tristesir 2012-02-13 14:43 Citer:
pourquoi le rejet unanime de ce président


à grosses gouttes et de façon répétée , en effet, et on est en dessous 8-)

Blagues à part,
La question pour un tel référendum est simple:
Voulez-vous que soit sanctionné (par une peine d'emprisonnement) un chômeur (un fainéant) qui refuse un emploi (y en a 500 000 non pourvu tout le monde sait ça car ils refusent de travailler et préfèrent vivre sur votre dos) ou une formation (pour aider les patrons écrasés par les charges)?
On voit bien que la question n'est pas si difficile à poser 8-)

Par ailleurs, ce que je comprends de la proposition de Sarkozy en guise de formation est d'exonérer un patron (cotisation + salaire) sur toute période d'essai qui serait dès lors renommée "formation" ?
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0 # lebeaupolo 2012-02-14 12:52 Un referendum anti-chômeur ?

Pourquoi pas déclarer la guerre civile ? 80% sont persuadés que les chômeurs veulent pas bosser.

Y ont raison : je veux pas bosser, je veux gagner des sous
Alors le boulot en miettes à l'autre bout de département je prend pas ! ca coute plus que ça rapporte.

Mon pote soudeur y prend pas non plus n'importe quoi, il a son prix : en intérim surtout
On cherche des soudeurs partout, il parait, mais Albert dit qu'il est pas en soldes !

Il a raison: Quel commerçant, industriel, artisan, fonctionnaire accepterait de perdre des sous pour bosser ?

Les politiques sont pas bénévoles non plus ?
Surtout Sarko et sa clique, le pognon, ils ne crachent pas dessus.

J'ai jamais refusé un job, c'est plutôt qu'on ose pas trop me proposer des trucs débiles. Je pense que c'est mon sourire qui dissuade. ( 1m95, 102kg, ancien champion régional de gréco-romaine)
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0 # superuser 2012-02-15 06:38 (…) En 1990, comme en 1998, assez rapidement, on me proposa de suivre une formation. Comme de surcroît j’étais demandeur, je les abordais avec enthousiasme, et aussi, plein d’espoir… Est-il utile de préciser que ce n’est pas le chômeur qui s’en acquitte (je parle du coût - ou alors dans certains cas, et dans des proportions plus ou moins raisonnables) mais l’Etat.

Il me semble, ne serait-ce que pour l’avoir vécu, qu’une grande partie des demandeurs d’emploi, pour ne pas dire une belle majorité, ne demande pas mieux que de suivre une formation. Et c’est d’autant plus logique que, suite à une perte de travail mal vécue (sentiment d’injustice, amour-propre qui en a pris un sale coup, humiliation personnelle également, etc.), se former pour en découvrir un autre, de travail, et donc d’univers, c’est une façon de tourner la page. Se laver. Repartir à zéro.

Seulement voilà, alors qu’en 1990 comme en 1998, c’était envisageable pour la plupart, figurez-vous que ça ne l’est plus aujourd’hui. Et ce n’est pas tant dû à la fusion ANPE/Assedic (qui n’est pas une mauvaise idée – sur le papier) qu’à une affaire de pognon.

J’ai pu l’éprouver puisque cette fois (2009/2011), c’est moi qui insistais pour suivre une formation, indiquant même celles qui me paraissaient les plus adéquates. Mais il me fut (très aimablement) répondu que lesdites formations étaient attribuées au compte-goutte. Que de surcroît (vu mon profil) je n’étais pas prioritaire. Même après plus d’un an de chômage. Et même si, à mon âge, il était particulièremen t difficile de réintégrer le monde du travail.

Dès lors, quand François Fillon nous apprend qu’actuellement «seuls 10%» des demandeurs d’emploi sont en formation, ça ne me surprend pas. Mais ce qu’il omet de préciser – or, c’est le plus important – c’est que si ce chiffre est ridiculement bas, ce n’est pas parce que les chômeurs ne veulent pas suivre une formation, mais parce qu’il n’y a pas de budget «alloué à» !

Il est très important de le dire car, encore une fois, celui qui pense déjà que les chômeurs-ceci, les chômeurs-cela, pourrait être trivialement conforté dans son opinion pour le moins primaire, celle qui consiste à affirmer, bêtement, que non seulement le chômeur est un «assisté» mais qu’en plus, c’est une feignasse.

(…) Quand on veut combattre le chômage, on met le paquet. Et le paquet : c’est du pognon.
Proposer au demandeur d'emploi une formation ? Je suis d’accord. Mais alors qu’ils y mettent les moyens ! Au lieu de désigner le chômeur comme un «cancer» de notre société.

(…) Donc la formation oui, mais il faut qu’elle soit béton, reconnue et valorisée. Sinon, c’est de l’argent foutu en l’air (mais payant électoralement, car ça permet de réduire le taux officiel de chômage en France).
En d’autres termes former pour former, non ! Former efficacement, oui !

Lire la suite :
sagephilippe.20minutes-blogs.fr/archive/2012/02/13/vie-vicissitudes-d-un-chomeur.html
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