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Accueil La revue de presse Non, les grèves ne détruisent pas l'emploi et leur impact sur la croissance est marginal

Non, les grèves ne détruisent pas l'emploi et leur impact sur la croissance est marginal

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Alors que Nicolas Sarkozy met en garde contre des destructions d'emplois, Eric Heyer, directeur adjoint de l'OFCE, estime qu'il faut "relativiser" l'impact des grèves.

Nicolas Sarkozy estime qu’"en prenant en otage l'économie, les entreprises et la vie quotidienne des Français, on va détruire des emplois". Quel est le risque réel ?

Il faut relativiser ce qui se passe. En 1995, il y avait eu 22 jours de grève. L'Insee parle d'un recul de 0,05% du PIB pour cette année-là. L'impact est marginal.

Nous sommes dans un environnement conjoncturel chahuté. Le renchérissement de l'euro est un facteur bien plus récessif que le mouvement social. L'euro s'est apprécié de 10% sur le mois écoulé. Cela représente 0,4 point de PIB en moins. C'est dix fois supérieur au coût des grèves. Par ailleurs, le plan de rigueur en France amputera le PIB de 1,3 point l'an prochain.

Dans un contexte de désengagement de l'Etat et alors que le marché des changes nous est défavorable, l'effet des grèves est dérisoire, de troisième ordre. Il y a des perturbations, mais d'un point de vue sectoriel seulement.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'inquiète des conséquences sur l'image de la France…

Il est difficile de quantifier l'impact de la grève en terme d'image. On dit souvent que la France renvoie une image négative à l'étranger parce qu'on fait beaucoup de grèves, à cause des 35 heures... Chaque année pourtant, la France est le troisième pays d'accueil des investissements étrangers (et des millionnaires — ndlr). Les investisseurs vont plus chez nous qu'en Allemagne.

L'argument de la crise économique est-il mis en avant par le gouvernement pour inciter les grévistes à cesser leur mouvement ?


Oui. Bien sûr, il n'est pas souhaitable que le mouvement dure, car des salariés se privent de journées de salaires. Mais on pourrait rétorquer à l'UMP qu'elle est inconsciente de rester figée dans sa posture. (...) Plus ça va, plus le mouvement se renforce. Il y a 10-15 jours, on pensait qu'il essoufflerait. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Eric Heyer est directeur adjoint de l'Observatoire français de conjoncture économique au département analyse et prévision.

(Source : Le Nouvel Obs)
Mis à jour ( Jeudi, 21 Octobre 2010 23:32 )  

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