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Les boîtes d'intérim vont prêter des salariés à Pôle Emploi

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Pôle Emploi va se faire prêter des salariés par des agences d'intérim pour des durées de 6 à 18 mois. Le dispositif, qui devrait être opérationnel cet automne, risque d'accentuer les tensions internes.

Pôle Emploi n'en a pas fini avec le recours au privé. Alors que l'organisme finalise cette semaine la sélection des opérateurs privés auxquels il va confier le suivi, sur deux ans, de 320.000 chômeurs, le gouvernement planche sur une autre forme de sous-traitance pour faire face à l'afflux de nouveaux «clients». L'idée, avancée par la CFDT lors du sommet social du 1er juillet, est que Pôle Emploi, en manque de personnel, se fasse «prêter» des salariés par les agences d'intérim, en panne d'activité. Le premier bénéficierait ainsi de renforts déjà habitués à accompagner des chômeurs, les secondes limiteraient les licenciements. Le dispositif, qui constituera une première, devrait être «opérationnel avant la fin de l'année», a précisé hier dans Le Parisien Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi.

Sur la base du volontariat...

Selon nos informations, une dizaine de bassins d'emplois seraient concernés et les prêts de salariés, sur la base du volontariat, dureraient de six à dix-huit mois. Le principe est de s'inspirer du prêt de main d'œuvre dans le secteur privé. Le contrat des salariés de l'intérim ne serait ni rompu ni suspendu, mais les personnels «détachés» auprès de Pôle Emploi.

Le salaire et les frais liés (transports, etc.) seraient payés par l'entreprise puis facturés, sans marge, à Pôle Emploi. Reste à border le système sous son aspect juridique et, surtout, à arrêter le nombre de salariés détachés. Une fourchette de 500 à 1.000 volontaires est évoquée par des proches du dossier, mais non confirmée par Bercy.

Le gouvernement marche sur des œufs

Les syndicats de Pôle Emploi réclament des embauches massives mais l'exécutif ne veut pas, en vue de l'après-crise, alourdir structurellement l'organisation. Dans ce contexte et parallèlement au recours accru au privé, l'appel aux salariés de l'intérim risque d'être perçu par les agents comme un nouvel affront. «On pressurise les agents depuis des mois, puis on leur dit qu'on va faire appel à leurs concurrents. Cela va forcément faire du bruit», prévient la CGT. D'autant que, selon nos informations, les agences d'intérim — Adecco, VediorBis et Manpower en tête — rafleraient la quasi-totalité du marché de l'accompagnement des 170.000 licenciés économiques dans le cadre de l'appel d'offres aux opérateurs privés.

(Source : Les Echos)

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Mis à jour ( Mercredi, 29 Juillet 2009 23:17 )  

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