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Accueil Social, économie et politique Monsieur Darcos, la gauche à un problème… avec l'esclavagisme !

Monsieur Darcos, la gauche à un problème… avec l'esclavagisme !

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Le ministre du Travail semble marcher sur les pas de Frédéric Lefebvre, ce champion des petites phrases assassines et truffées de mauvaise foi, vouées à nourrir la polémique pour mieux faire diversion. Mais à ce petit jeu on ne gagne pas éternellement...

Ça promet ! Xavier Darcos, tout nouveau dans ses fonctions, a sorti cette première pique à l'encontre de l'opposition au sujet du travail dominical : «Je trouve que, dans cette affaire, la gauche montre une fois de plus qu'elle a un problème avec le travail», a-t-il lancé aujourd'hui sur France-Inter. «On ne peut pas dire qu'on veut promouvoir le pouvoir d'achat des Français et en même temps les empêcher de dépenser librement quand ils le veulent. (...) Avant, elle voulait tous nous faire travailler 35 heures, ni plus ni moins. Maintenant elle veut absolument empêcher les gens de pouvoir faire quelques courses le dimanche», a-t-il déploré.
«Mais ce n'est pas la droite qui a un problème avec le repos dominical, c'est la gauche qui a un problème avec le travail en général», a-t-il martelé. Pourtant, selon lui, «cette loi répond à une demande sociale : elle facilite la vie des entreprises, elle crée des emplois, elle donne des garanties supplémentaires aux salariés, et la gauche est contre par principe».

Reprenons point par point ces venimeuses allégations...

Promouvoir le pouvoir d'achat des Français ? Pour ce faire, il faudrait tout simplement augmenter leurs salaires, gelés depuis des années grâce à l'hégémonie d'un capitalisme antisalarial. Ce qui relancerait non seulement notre économie par sa demande intérieure, augmenterait les gains de TVA dans les caisses de l'Etat, mais rehausserait aussi les recettes de notre protection sociale.

Dépenser librement quand ils le veulent ? Postulat complètement ridicule car le porte-monnaie des Français surtout en ce moment où ce n'est plus "quand on veut" mais plutôt "quand on peut" ! n'est pas extensible : ce qu'on dépense le dimanche, on ne le dépense pas le lundi… ni le mardi. Même que beaucoup, dégradation de leurs finances oblige, découvrent les vertus de la "modération consumériste" (conséquence de ces deux piliers de notre système économique que sont la "modération salariale" et l'endettement par le crédit…), de la frugalité; bref : les joies simples que procurent des activités quasi gratuites. Avec l'appauvrissement durable d'une partie grandissante de la population, de nouveaux comportements voient le jour; des réflexes qui peuvent, à terme, s'avérer acquis voire irréversibles.

Même principe quand il affirme que cette loi va créer des emplois
: tant que le pouvoir d'achat des consommateurs sera sur la pente descendante, ce qu'elle va créer d'un côté, elle le détruira de l'autre et, au final, le gain sera quasi nul (ce n'est pas nous qui le disons mais le Crédoc). «Actuellement, 3,5 millions de Français travaillent le dimanche et 7 millions occasionnellement», selon les chiffres de Xavier Bertrand, prédécesseur de M. Darcos. Le but n'est pas de créer des emplois mais d'augmenter le nombre de salariés flexibilisés qui travailleront ce jour-là, et pour cause...

Cette loi facilite la vie des entreprises ? Oui, celles qui sont actuellement en situation d'illégalité (adieu le harcèlement syndical et les amendes !), et celles qui feront pression sur les conseillers municipaux afin que ceux-ci sollicitent une dérogation auprès du préfet. C'est bien la seule allégation qui soit exacte : ainsi, ces employeurs pourront imposer le travail dominical à leurs personnels… à moindre frais.

Car cette loi ne donne de garanties «supplémentaires» qu'à très peu de salariés. D'abord, la notion de «volontariat» est fallacieuse puisque beaucoup de travailleurs du dimanche, dont les employeurs bénéficient d'une «dérogation de plein droit» permanente liée aux caractéristiques de leur activité boulangeries, fleuristes, stations-service, etc et imposent à leurs salariés de travailler ce jour-là sans majoration de salaire ni repos compensateur, n'ont déjà pas le choix. Ensuite, en ce qui concerne la rémunération, il faut savoir que certaines communes touristiques stations de ski, par exemple avaient déjà le droit de ne pas payer double le dimanche... Pour ceux qui tomberont sous le coup d'un élargissement (dans des communes à leur tour déclarées «touristiques ou thermales», qui vont rentrer dans la même catégorie même si les dérogations, étendues, seront temporaires), ce sera donc pareil !

En réalité, pour la majorité des salariés du dimanche, c'est la contrainte qui va primer : seule une minorité, employée par des établissements hors de ces secteurs ou zones d'activité et pour qui l'obtention d'une autorisation administrative sera obligatoire, pourront faire jouer leur «volontariat»… pour peu qu'un dialogue social existe en leur sein ! Et dans les futurs «Puce» (périmètres d'usage de consommation exceptionnel, «unités urbaines» de plus d'un million d'habitants - en gros : Paris, Aix-Marseille et Lille, désormais considérées comme zones touristiques alors que Lyon y échappe), tout dépendra des accords conclus avec des syndicats dont on connait les tendances à la compromission. Quoiqu'il en soit, selon le projet de loi, un salarié ayant précédemment donné son aval pour travailler le dimanche et qui souhaiterait arrêter devra justifier de sa «situation personnelle» afin que son entreprise «puisse» le lui accorder : le droit au retrait ne sera donc pas automatique.

De plus, cette loi va creuser les inégalités entre salariés : ceux qui travaillent déjà le dimanche du fait de l'activité de leur employeur, ceux qui travaillent ou vont travailler en «commune touristique ou thermale», et ceux qui vont travailler en «Puce». Pour ces derniers, un poil mieux lotis que les autres, il paraît que le refus de travailler le dimanche ne peut pas être un motif de refus d'embauche : une «garantie» hypothétique et 100% cynique dans un contexte de chômage de masse !

La gauche veut nous faire travailler 35 heures, ni plus ni moins ? Mais la droite, elle, n'a pas réussi à nous faire «travailler plus pour gagner plus», bien au contraire ! Par contre, elle a réussi à faire en sorte que de plus en plus d'emplois nouveaux soient… à temps partiel ou précaires. L'UMP n'a "fait la peau aux 35 heures" qu'en réhabilitant l'emploi en miettes, dont elle ne se prive pas de faire la promotion (emplois de service, contrats aidés, RSA…).

La gauche a un problème avec le travail ? NON. La gauche a plutôt un problème avec le retour à l'esclavagisme que tente, progressivement, de rétablir l'UMP. Pour cette droite dure, la vie des Français devrait se résumer ainsi : consommer toujours plus (et polluer toujours plus…), travailler toujours plus, n'importe quand et de plus en plus longtemps. Sous couvert de développement de l'activité économique, au nom de la sacro-sainte croissance et du soi-disant emploi, la vraie finalité de cet acharnement aussi idéologique qu'inapproprié consiste à déréglementer et à flexibiliser toujours plus le travail au détriment de la vie familiale, sociale, associative… Quant aux conséquences sur l'environnement, la droite, elle, s'en moque éperdument.

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Mis à jour ( Jeudi, 23 Juillet 2009 21:16 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2009-07-11 01:37 MIS A PIED POUR REFUS DE TRAVAILLER LE DIMANCHE
Mercredi, 28 Janvier 2009

Le vendeur de Casino avait dit qu'il n'était pas volontaire…

Pour les opposants au travail dominical, c'est du pain bénit. En plein débat sur une modification de la loi, notamment pour favoriser le volontariat, l'hypermarché Géant Casino de Salon de Provence (Bouches-du-Rhône) vient de mettre à pied trois jours l'un de ses vendeurs. Motif : son refus de travailler le dimanche 14 décembre.

Le mis en cause avait pourtant fait savoir, un mois avant, qu'il n'était pas volontaire : "Pendant 7 ans, j'ai fait tous les dimanches. Désormais, j'ai quelqu'un dans ma vie et j'ai envie de lui consacrer plus de temps", explique Loïc Le Brouster. Le directeur du magasin, Joël Mouquet, lui a fait part de son point de vue par courrier : "Je vous avais rappelé qu'afin de satisfaire notre clientèle en cette période, nous devions mettre en place les structures nécessaires; que dans la mesure du possible votre demande serait respectée mais que dans un souci d'équité il était possible que vous soyez amené à travailler".

Vaste fumisterie

Pour la CFDT, la "bourde" de la direction est patente : "Cette mise à pied, motivée par écrit, est une grande première. Nous allons porter l'affaire aux Prud'hommes. Cela confirme ce que l'on a toujours dit : le travail du dimanche basé sur le volontariat est une vaste fumisterie. On voit bien les tentatives de passage en force de certains patrons, comme dans le dossier Plan-de-Campagne", affirme Jean-Marc Cavagnara, secrétaire départemental de la CFDT.

Plan-de-Campagne est la grande zone commerciale proche de Marseille, au cœur de la bataille entre syndicats et organisations patronales. Le tribunal administratif de Marseille vient à nouveau d'annuler les arrêtés préfectoraux qui autorisent l'ouverture des magasins de la zone le dimanche. Décision sans effet puisque la grande majorité des enseignes passent outre.

(Source : Métro)

Avec la nouvelle loi, plus de Prud'hommes ni d'amendes !
Quand au "volontariat", n'y comptez toujours pas…
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0 # superuser 2009-07-11 01:48 QUID DU BILAN ÉNERGIVORE ? L'EXEMPLE AMÉRICAIN…

(…) Traversons cependant l'Atlantique. Aux Etats-Unis, la plupart des grandes surfaces (alimentaires) sont ouvertes 24h/24, 7 jours sur 7. Or discrètement des enseignes font du lobbying pour une régulation des horaires d'ouverture. De fait, elles se retrouvent dans un coûteux équilibre devenu vicieux. La concurrence vive empêche, sous peine de perdre une précieuse clientèle, de réduire l'amplitude d'ouverture. Et cette forte amplitude implique deux coûts importants.

Le premier est énergétique. Les grandes surfaces, notamment alimentaires, sont parmi les activités les plus énergivores : éclairage puissant entièrement artificiel, chauffage ou climatisation de volumes immenses, vastes rayons de réfrigération ouverts ou souvent manipulés. En ces temps de Grenelle de l'environnement, il est ainsi cocasse que l'on ne s'interroge pas sur l'impact environnemental de l'ouverture du dimanche en France : sa généralisation à tous les hypermarchés et supermarchés se traduirait par un surcroît de consommation énergétique supérieur aux fameuses économies générées par le changement d'heure hiver-été. Sans compter la multiplication des déplacements de consommateurs qu'elle engendrerait.

Le second coût majeur est le travail. Outre-Atlantique, malgré l'absence (ou la faiblesse) de bonus pour le travail de nuit et le dimanche, la forte amplitude horaire participe à des dépenses de consommateurs par heure travaillée modestes dans les magasins : dans l'alimentaire, elles sont deux fois plus faibles aux Etats-Unis qu'en France.

Théoriquement, qui dit coûts supérieurs dit prix supérieurs mais aussi plus d'emplois ou d'heures travaillées par les salariés du secteur, mettant en musique le "travailler plus pour gagner plus" en faveur de ces derniers. Mais, par ailleurs, l'ouverture du dimanche permet d'étrangler définitivement les petits commerçants (qui ont massivement, en toute connaissance, voté pour l'actuelle majorité), ce qui jouerait in fine contre l'emploi. Les grandes surfaces pourraient ainsi augmenter leur chiffre d'affaires et préserver les prix.

L'impact théorique de l'ouverture dominicale est ainsi ambigu. D'où l'intérêt des travaux empiriques sur les cas nord-américains. Les Etats américains ou les provinces canadiennes n'ont pas simultanément dérégulé l'ouverture des commerces le dimanche. L'exploitation statistique de cette diversité permet d'identifier les effets propres de cette dérégulation. Les estimations sont convergentes.

Aux Etats-Unis comme au Canada, l'effet net sur l'emploi est réel mais modeste : de l'ordre de 1 à 2% de postes supplémentaires . En revanche, le volume d'heures offert par salarié demeure inchangé : ceux qui travaillent le dimanche perdent des heures en semaine ; au total, l'impact sur leur salaire est très faible. C'est probablement ce qui amène l'UMP à préconiser un paiement double de la rémunération de base le dimanche. Mais cela risque d'exacerber les coûts supportés par les entreprises du secteur. Or déjà, sans un tel doublement, les études nord-américaines sont unanimes : l'ouverture dominicale se traduit par une augmentation des prix de l'ordre de 4%.

En France, si le doublement salarial s'ajoute à la faiblesse criante de la concurrence entre enseignes dans de nombreux pans du territoire, un impact encore plus massif sur les prix est à craindre. En fait, il n'y a pas de miracle : le service supplémentaire que représente l'achat dominical a un coût, et ce coût est facturé, voire surfacturé, aux clients. Même pour ceux qui ne font pas leurs courses le dimanche !

Gageons que, dans un contexte de crise du pouvoir d'achat, cet argument prix sera rapidement mis en avant par les employeurs du secteur… pour exiger de revenir sur l'engagement du doublement de rémunération, une fois la libéralisation obtenue.

Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS
LE PRIX DU DIMANCHE
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0 # superuser 2009-07-11 02:26 FIN DE L'EXAMEN DU TEXTE À L'ASSEMBLÉE

Les députés ont achevé vendredi soir l'examen de la proposition de loi controversée qui prévoit la possibilité d'ouvrir les commerces le dimanche dans les zones touristiques et thermales. L'Assemblée se prononcera le mercredi 15 juillet par un vote solennel sur l'ensemble de cette proposition de loi présentée par le député UMP Richard Mallié et fermement soutenue par Nicolas Sarkozy.

Le Sénat devrait l'examiner à son tour à partir du 21 juillet, l'objectif étant que le texte soit définitivement adopté par le Parlement avant la fin juillet.

Engagé mardi dernier, l'examen de ce texte a été marqué par une bataille de procédure et d'amendements menée par l'opposition - les socialistes notamment - qui juge qu'il généralise le travail dominical. Le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, avait demandé, comme le prévoit le nouveau règlement de l'Assemblée, de bénéficier pour ce débat d'un "temps législatif spécial", qui permet à l'opposition de disposer de davantage de temps. Vendredi, en début de soirée, le groupe SRC avait toutefois épuisé tout son temps : le groupe socialiste, radical et citoyen, qui a d'ores et déjà annoncé qu'il saisira le Conseil constitutionnel , est fermement opposé à cette réforme, de même que le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts).

Le groupe UMP, dans sa quasi totalité, soutient ce texte de même que la majorité du groupe du Nouveau centre (NC).

L'examen du texte avait été suspendu le 18 décembre après des incidents de séance et l'opposition de certains élus de la majorité. Son inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée, prévue pour début janvier, avait été reportée sine die.

Le nouveau texte a finalement été déposé le 18 mai.

La quatrième mouture du texte est ainsi intitulée : "Réaffirmer le principe du repos dominical et adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires".

Une polémique a opposé la majorité à l'opposition à propos de la notion de "zone touristique". Cette dernière assure que, si ce texte était voté, 5.000 communes serait concernées. "497 communes et 29 zones touristiques", affirme Richard Mallié. Le chef de l'Etat a ravivé la polémique la semaine dernière en affirmant que "tout Paris" et le quartier de La Défense devaient être considérés comme une zone touristique.

Le texte prévoit la possibilité d'ouvrir le dimanche pour tous les commerces dans les zones "touristiques et thermales".

Il définit des périmètres d'usage de consommation exceptionnel (PUCE), lieux où l'on a "l'habitude de consommer le samedi et le dimanche", uniquement pour les zones urbaines de plus de un million d'habitants. Dans la pratique, ne seraient concernées que les agglomérations de Paris, Aix-Marseille et Lille. Ces zones seront établies par le préfet sur la seule proposition des conseils municipaux et devront être validées par un accord avec les partenaires sociaux.

Le texte, qui confirme le principe du "volontariat" pour les salariés de même qu'un doublement de salaire et un repos compensateur, fixe à 13h, au lieu de midi, la fermeture le dimanche des commerces de détail alimentaires.

Plusieurs amendements ont été retenus comme celui qui rend obligatoire, dans les communes touristique où le travail dominical sera autorisé, l'ouverture de négociations sur les contreparties pour les salariés.

Parmi les autres amendements votés, l'un vise à mieux définir les "communes touristiques" en distinguant "les communes touristiques au sens du code du tourisme des communes d'intérêt touristique qui relèvent du code du travail". Un autre garantit la réversibilité de l'engagement du travailler à travailler le dimanche. Son accord sera révocable chaque année. Son refus prendra effet trois mois après sa notification écrite à l'employeur.
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0 # superuser 2009-07-11 04:19 VIRÉES POUR REFUS DE TRAVAILLER LE DIMANCHE

Trois employées de caisse d'un magasin Dia (ex-Ed) situé à Oyonnax, dans l’Ain, ont été licenciées après avoir refusé de travailler le dimanche, apprend-on par France 2 alors que s'achève l'examen du texte sur le travail dominical par les députés. Motif avancé : insubordination et non respect des horaires planifiés.

Ces salariées avaient refusé de travailler le dimanche à deux reprises, invoquant des raisons familiales. Le magasin avance, lui, la convention collective qui autorise les magasins d'alimentation à ouvrir un dimanche sur trois. Et rappelle que les salariés travaillant le dimanche sont payés 20% de plus.

Interrogée par Libération, Etelvina Fernandes, l'une des employées de caisse licenciées, parle d'une prime de 5,03 €. "Je leur ai dit que je ne pouvais pas. Ma vie de famille pour 5 euros ?", déclare-t-elle au quotidien. Les trois salariées ont l'intention de porter plainte aux Prud'hommes pour entrave à la vie familiale.

(Source : Le Nouvel Obs)

Volontariat ? Mon c…, oui !
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0 # superuser 2009-07-11 06:24 PETITE HISTOIRE DU REPOS DOMINICAL, CONQUIS EN 1906

Le repos dominical n'est pas si vieux que ça. C'est le 13 juillet 1906 que la loi instituant un repos hebdomadaire de 24 heures le dimanche a été votée à l'issue d'un long conflit social. Elle devait servir au gouvernement afin d'apaiser des tensions sociales, mais aussi religieuses, moins d'un an après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, alors que des inventaires des biens du Clergé attisaient les tensions.

Historiquement, le repos le dimanche vient de la bible. Mais la Révolution aboli celui-ci en 1789. Il fut réintroduit lors de la Restauration, puis annulé une nouvelle fois le 12 juillet 1880. Le jour chômé était depuis décidé par le patron.

La tragédie de Courrières

La réintroduction du repos dominical étaient alors une des revendications lors des manifestations. Mais c'est un incident dans une mine, la tragédie de Courrières, qui précipite la création de la loi. L'explosion dans la mine tua officiellement 1.099 personnes. 45.000 mineurs se mettent alors en grève. La venue de Georges Clémenceau et l'arrivée de 20.000 militaires ne calment pas la situation. Le 1er mai, 50.000 "gueules noires" défilent à Paris avec la CGT. Le patronat concède alors une augmentation des salaires des mineurs.

Le 20 mai, la gauche remporte les élections législatives de façon écrasante. Soucieuse d'apaiser ce long conflit social, la loi sur le travail dominical est votée au plus vite sous le gouvernement de Ferdinand Sarrien, président du Conseil depuis le 13 mars 1906.

Même si la loi Sarrien est toujours d'actualité, plus de 180 dérogations sont venus la compléter au fil du temps.
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0 # superuser 2009-07-28 10:18 TRAVAIL DOMINICAL : LA GAUCHE SAISIT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Le Parlement avait entériné dans la nuit de mercredi à jeudi, mais de justesse après un ultime vote du Sénat, la proposition de loi du député (UMP) Richard Mallié sur l’extension du travail dominical, emblématique du programme de réformes de Nicolas Sarkozy. La proposition de loi a été votée par 165 voix contre 159. Soit la plus faible majorité recueillie par un texte depuis la rentrée parlementaire.

La gauche, à l’unisson, tente à nouveau de barrer la route au travail du dimanche. Les députés et sénateurs PS, PCF, PRG, MRC et Verts ont déposé lundi un recours devant le Conseil constitutionnel pour qu’il censure la proposition de loi votée par le Parlement en milieu de semaine dernière.

«Le principal grief vise les inégalités de traitement que va générer ce texte entre les salariés et entre les territoires», explique le communiqué.

Selon les parlementaires, la loi, défendue par le député (UMP) Richard Mallié, est «viciée d’un quadruple point de vue au moins». Et de citer : la violation des 10e et 11e alinéas du préambule de la Constitution de 1946 «qui garantissent le droit au repos du travailleur et le droit de mener une vie familiale normale»; «la méconnaissance du principe de clarté et de l’objectif de valeur constitutionnel le d’intelligibili té et d’accessibilité de la loi»; «la violation du principe d’égalité». Et enfin, de «la libre administration des collectivités territoriales».

(Source : Libé)
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0 # superuser 2009-08-06 23:12 Travail dominical : le statut de Paris est censuré, mais tous les autres articles du texte sont jugés constitutionnel s.
Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi 6 août le statut particulier prévu pour la capitale dans la loi sur le travail du dimanche. Ce statut privait le maire de Paris du pouvoir, dévolu aux maires d'autres communes, de proposer des extensions d'ouvertures.

Les sages ont jugé constitutionnel s tous les autres articles du texte dont ils avaient été saisis le 27 juillet par les parlementaires de gauche. L'opposition s'était élevée contre des "inégalités de traitement" entre salariés et entre territoires dans ce texte sur l'extension des ouvertures dominicales d'activités, souhaité à tout prix par Nicolas Sarkozy.

La proposition de loi du député UMP Richard Mallié avait été adoptée définitivement le 23 juillet, après plusieurs versions et beaucoup de contretemps. Le texte vise à légaliser des ouvertures dominicales pratiquées illégalement dans une quinzaine de zones commerciales autour de Paris, Lille et Marseille (les Puces). Lyon n'est pas concerné, car de nombreux élus y sont hostiles.

Communes "d'intérêt touristique"

Il élargit aussi les possibilités de dérogations aux zones et communes "d'intérêt touristique" ou thermales. Soit, selon le gouvernement, 500 communes. L'opposition évoque pour sa part de 6.000 communes concernées.

La loi définissait un régime particulier pour la ville de Paris. Le maire de celle-ci n'avait en effet pas le pouvoir de proposer le classement de sa commune ou de zones de celle-ci. Ce droit lui est donc accordé par les sages, présidés par Jean-Louis Debré. "Aucune différence de situation ne justifie" que le pouvoir de proposition de classement en zones touristiques autorisant des ouvertures dominicales "ne soit pas confié au maire de Paris, comme dans l'ensemble des autres communes", a estimé le haut conseil.
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