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Jacques Chirac solde sa facture sociale

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A huit mois de la fin de son mandat, le Président a défendu devant le Conseil économique et social la concertation entre patrons et partenaires sociaux.

Douze ans après son arrivée à l'Elysée, l'homme qui avait triomphé dans les urnes sur le thème de la «fracture sociale» tente de boucler la boucle. Certes, on est loin des envolées et des promesses évanouies du Chirac gauchisé de 1995. Mais hier devant le Conseil économique et social (CES), c'est pourtant bien à «une véritable révolution des esprits» que le chef de l'Etat en a appelé pour moderniser le dialogue social.

«Table rase». Bientôt à l'heure du bilan, il semble courir depuis le début de la rentrée après le temps perdu. Plus modeste, le Chirac 2006 qui s'est englué voilà six mois dans la crise du CPE entend «sortir de la logique du conflit» pour entrer dans l'ère «de la négociation, du compromis, de la responsabilité». Pour y parvenir, il propose une mesure phare qui prévoit d'associer systématiquement patronat et syndicats avant toute réforme touchant au droit du travail. A l'entendre, «aucun projet de loi ne sera présenté au Parlement sans que les partenaires sociaux soient consultés sur son contenu». Mais le «dernier mot» restera aux élus de la nation, comme le souhaitent d'ailleurs les syndicats. A terme, son objectif est d'en finir «avec les logiques de table rase, les à-coups systématiques dans les politiques» lors des alternances.

Souvent taxé, à gauche comme à droite, de pratiquer l'immobilisme social, Jacques Chirac a tout autant tancé hier l'Etat, les syndicats et le patronat pour leur incapacité à sortir de leurs «méthodes et habitudes». Pour ne pas se mettre à dos d'emblée les syndicats, il a évité d'aborder le sujet qui fâche de leur représentativité. Laissant entendre que d'autres réformes sont à venir en matière d'emploi, il a réitéré son objectif de passer sous la barre des 8% de chômeurs en 2007 tout en jetant des fleurs à Dominique de Villepin pour sa politique «conduite avec détermination».

Borduré. Au-delà de ces annonces, il s'est une nouvelle fois opposé avec fermeté à la rupture prônée par Nicolas Sarkozy. «Loin d'être dépassé notre pacte social est bien vivant», a-t-il asséné en fustigeant les «pessimistes professionnels» et les «idéologues» qui, à l'instar du patron de l'UMP, rejettent l'idée même de «modèle social français». Et pour que le message anti-Sarkozy soit clair, il a insisté : «La solution n'est pas dans l'imitation d'autres modèles. On ne construit durablement qu'à partir de ce que l'on est.»

Avec son discours consensuel et très borduré en amont avec les syndicats, Chirac s'est offert un concert d'éloges. La CFDT s'est félicitée d'«une évolution fondamentale» qui lui «va totalement». «Tout cela va dans le bon sens», a renchéri Jean-Claude Mailly (FO). La CFTC est, elle, «satisfaite» et même la CGT a salué les propositions présidentielles. Avec un bémol : l'absence de débat sur la représentativité syndicale. Il y a six mois, les mêmes défilaient contre le CPE : pour ceux qui en doutaient, Chirac est bien un magicien.

(Source : Libération)

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Mis à jour ( Mercredi, 11 Octobre 2006 22:40 )  

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