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Villepin et le chômage : "Des décisions seront prises avant l'été"

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Dans le Journal du Dimanche paru ce jour, notre nouveau Premier ministre déclare que, s'agissant de la lutte contre le chômage, "des décisions seront prises avant l'été".

Demandant à être jugé "sur ses actes" et promettant des "résultats rapides", le successeur de Jean-Pierre Raffarin ne se refère pas au modèle anglo-saxon : "Il y en a d'autres. Regardez le Danemark et ses mesures tout à fait originales, plus respectueuses de l'exigence sociale", souligne-t-il. "Nous ne changerons pas notre modèle social. Il s'agit de l'adapter à l'évolution du monde", indique Dominique Galouzeau de Villepin, qui préside aujourd'hui un premier séminaire gouvernemental à 18h30 à l'Hôtel Matignon, et recevra lundi l'ensemble des partenaires sociaux avant son discours de politique générale mercredi à l'Assemblée.

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Mis à jour ( Dimanche, 05 Juin 2005 17:29 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-06-05 16:33 04-06 (AFP) 11:26:31
La nouvelle ministre déléguée au Commerce extérieur Christine Lagarde a estimé samedi que la lutte contre le chômage passe par la réforme du droit du travail, qui "constitue souvent un frein à l'embauche et à un certain nombre de décisions d'entreprendre".

Interrogée sur Europe 1 sur le fait de savoir si une telle réforme pourrait servir dans la lutte contre le chômage, elle a répondu : "absolument".
"Le droit social est compliqué, lourd, assez peu flexible, et à mon avis constitue souvent un frein à l'embauche et à un certain nombre de décisions d'entreprendre", a-t-elle estimé. "Donc, dans ce domaine-là, je crois qu'il y a des effets de frein qu'il faut essayer d'évacuer", a-t-elle ajouté.

"Il y a un ministre compétent pour faire des propositions, il y a une assemblée nationale et puis surtout des organisations syndicales et des organisations patronales qui doivent prendre ce dialogue et qui doivent proposer un certain nombre de mesures", a-t-elle souligné.
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0 # superuser 2005-06-05 16:35 04-06 (AFP) 18:16:06
Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, reconduit dans ses fonctions jeudi, déclare étudier un nouveau contrat de travail "expérimental simplifié et très allégé en charges" pour faciliter l'embauche dans les "très petites entreprises", dans un entretien au Journal du dimanche.

"Nous étudions pour les très petites entreprises un nouveau contrat expérimental simplifié et très allégé en charges", explique M. Borloo au JDD, ajoutant : "On ne peut pas avoir un contrat aussi compliqué pour une grande entreprise que pour une petite".
"Les gisements d'emploi sont là", poursuit-il, notant qu'"il y a 1,7 millions d'entreprises sans salarié".

"L'aiguille" du chômage "commencera à bouger fin 2005 et de manière plus significative en 2006", affirme-t-il, rappelant qu'il vise une "baisse du chômage structurel de 2 à 3 points" grâce à son plan de cohésion sociale.

Questionné pour savoir "quelle nouvelle impulsion" le nouveau gouvernement entend donner à l'emploi, il affirme qu'il faut "sortir d'un système focalisé sur les allocations pour aller vers un système qui promeut l'emploi et la qualification". Le but est de "révolutionner nos pratiques" et de "revivifier un modèle qui date de 1946", dit-il, ajoutant : "C'est tout l'objet du plan de cohésion sociale pour l'emploi".
Interrogé sur les demandes patronales d'allègement du code du Travail, le ministre affirme privilégier "un modèle français assez proche de ce que font les Danois" dans le "respect de notre culture : le paritarisme et les conventions collectives".
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0 # Yves 2005-06-06 17:53 M. de Villepin cherche sa voie entre flexibilité et allégement de charges

LE MONDE | 06.06.05 | 12h51

Ni le premier ministre ni sa majorité n'auront de seconde chance pour éviter une crise sociale et politique. Dimanche 5 juin au soir, lors d'un séminaire gouvernemental, plusieurs de ses ministres ont mis en garde Dominique de Villepin, qui devait recevoir, lundi, les partenaires sociaux : si la majorité ne gagne pas son pari sur l'emploi, l'émiettement du paysage politique et le discrédit des partis de gouvernement sont tels que le populisme, de droite ou de gauche, risque de l'emporter en 2007.

Ce constat partagé, une semaine après la victoire du non au référendum, est d'abord celui de M. de Villepin. Le premier ministre veut poser, lors de sa déclaration de politique générale du mercredi 8 juin, "l'acte fondateur" de son mandat à Matignon. "Il sait qu'il joue sa crédibilité, il est en train de monter en puissance dans sa tête" , affirme un ministre proche.

C'est le chômage, dont sont victimes plus de 10 % des Français, qui serait le principal responsable du climat de découragement du pays. Et c'est donc "la mobilisation pour l'emploi" décrétée par le président de la République qui constitue le premier objectif de l'équipe resserrée nommée le 2 juin. Il ne reste plus que 48 heures au chef du gouvernement pour trancher entre les différentes options qui lui ont été présentées. Et lorsque le premier ministre indique, dans le Journal du dimanche du 5 juin, que "des décisions seront prises avant l'été" , il s'agit de la traduction législative des idées qu'il devrait formuler dès mercredi.

DÉFILÉ DE MINISTRES

Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, Thierry Breton, ministre de l'économie, Jean-François Copé, ministre du budget, Renaud Dutreil, ministre des PME, et Gérard Larcher, ministre délégué à l'emploi, ont défilé tout au long du week-end dans le bureau de M. de Villepin. Ensemble en fin de matinée et pour le dîner. Séparément à différents moments du week-end.

Chacun a développé devant le premier ministre son propre diagnostic et ses propositions pour sortir du chômage structurel. Certains ont une approche plus "libérale" , comme MM. Breton, Copé et Dutreil, convaincus que l'emploi souffre notamment des blocages à l'embauche (effets de seuil, professions réglementées, droit du licenciement, etc.). Le ministre des PME a, par exemple, travaillé avec les représentants des 80 000 professionnels du conseil pour comprendre ce qui dissuade les très petites entreprises d'embaucher. Samedi, Christine Lagarde, nouvelle ministre du commerce extérieur, avait "à titre personnel" suggéré une réforme du code du travail.

MM. Borloo et Larché misent plutôt sur la baisse du coût du travail. Ils ont défendu de nouvelles mesures d'allégement de charges, notamment dans les très petites entreprises et chez les artisans, et la simplification du contrat de travail dans ces entreprises. Pour ce faire, deux projets de loi venant en discussion à l'Assemblée vont être amendés, celui sur les PME et celui sur les services à la personne.

SOCIAUX ET LIBÉRAUX

D'autres ministres ont agréablement surpris, dimanche soir lors du séminaire, en arrivant avec leur lot d'idées nouvelles pour l'emploi. C'est le cas de Pascal Clément, le nouveau ministre de la justice, de Gilles de Robien, le ministre de l'éducation nationale, ou de Renaud Donnedieu de Vabres, le ministre de la culture. Ce dernier a notamment proposé de simplifier les procédures de restauration des monuments historiques, pour relancer les chantiers, et de multiplier les emplois d'accueil dans les sites touristiques culturels.

M. de Villepin doit désormais faire la synthèse entre les "sociaux" et les "libéraux" de son gouvernement. Pour le moment, chacun est ressorti de Matignon en ayant le sentiment d'avoir emporté son adhésion. Dimanche, le premier ministre a évoqué le modèle danois. "Il s'agit de donner plus de liberté aux entrepreneurs pour créer l'envie d'embaucher, tout en apportant plus de sécurité aux salariés" , a-t-il expliqué en substance à ses interlocuteurs. Et donc de déréglementer le marché du travail tout en assurant un suivi personnalisé et encadré des demandeurs d'emploi. D'un côté, la France expérimenterait des statuts de travail plus souples : ce sont les propositions des services de Bercy. De l'autre, le service public de l'emploi serait invité à jouer son rôle d'accompagnement et de reconversion des chômeurs : c'est l'objectif du plan de cohésion sociale.

C'est ce délicat exercice d'équilibre que M. de Villepin a prévu d'expliquer lundi 6 juin, en recevant, heure par heure dans son bureau, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, côté salariés, puis CGPME, Medef et UPA, côté patronat. A eux, puis aux représentants de la majorité parlementaire, M. de Villepin devait dire qu'il s'agit, pour le pays, de la dernière chance. "Le premier ministre est face à son destin et il veut s'adresser à la France du oui et à celle du non", affirme un de ses proches.

Christophe Jakubyszyn
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0 # Yves 2005-06-06 18:00 Une fois encore "l'épisode" Raffarin n'aura pas servi de leçon à nos politiques.

À peine ce dernier débarqué de sa fonction que son successeur s'engage dans la même voie : On cause, on communique, on en appelle au peuple et aux ministres, on organise un séminaire gouvernemental dominical (ils ont le feu aux fesses !), on brasse de l'air, du vent et des mots, comme si le problème était nouveau. C'est vraiment risible… pathétique… pitoyable !

Et puis, on consulte, on recueille les avis des partenaires sociaux, ceux qui représentent "si bien" les Français. Et parmi ceux-ci, pas un chômeur, pas un représentant d'une association agissant depuis des années et des années sur le terrain de la précarité, du chômage et de l'exclusion !

Si les hommes, les objectifs et les méthodes restent les mêmes, comment le résultat pourrait-il être différent ?
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0 # superuser 2005-06-06 18:01 06-06 (AFP) 09:36:17
Patrick Ollier (UMP), président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, a demandé lundi au gouvernement de "toiletter le code du travail", pour "l'adapter aux réalités économiques et sociales".

Alors que le Premier ministre Dominique de Villepin reçoit lundi les partenaires sociaux, Patrick Ollier a préconisé des mesures "rapidement applicables, d'ici à l'été par ordonnance si nécessaire", dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France.

Selon le député UMP, "il ne s'agit pas de casser le droit du travail, mais de l'adapter aux réalités économiques et sociales". "Nous avons des procédures d'embauche et de licenciement trop lourdes et trop complexes. Ces contraintes sont préjudiciables aux chefs d'entreprise et donc à la création d'emplois", a-t-il dit. M. Ollier suggère de revenir sur le contrat à durée indéterminée, car "sacraliser le CDI, c'est créer des CDD et des intérimaires".

Il propose également de "généraliser le chèque emploi entreprise inspiré du chèque emploi service" pour les entreprises de moins de cinq salariés ainsi que de "supprimer les charges sociales sur les 1.000 premiers euros mensuels du Smic".

Enfin, pour les seniors, Patrick Ollier invite le gouvernement à "supprimer la contribution Delalande qui pénalise lourdement les entreprises licenciant les plus de 50 ans". "Il faut faire sauter ce verrou", affirme-t-il.

Selon le député des Hauts-de-Seine, ces propositions, si elles étaient adoptées, pourraient "créer des dizaines de milliers d'emplois".
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