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Nouvelle hausse du chômage : + 0,3% en mars

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Pour le troisième mois consécutif, le chômage a augmenté en France avec une hausse de 0,3% soit 6.700 demandeurs d'emplois de catégorie 1 supplémentaires au mois de mars, selon les données corrigées des variations saisonnières publiées vendredi 29 avril par le ministère de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale.

Le chômage avait enregistré une hausse de 0,7% en janvier puis avait augmenté de 0,5% en février. Il a pris + 2,1% sur un an. Fin mars, la France compte 2.487.800 demandeurs d'emploi de catégorie 1. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail passe de 10,1% à 10,2% de la population active.

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Mis à jour ( Vendredi, 29 Avril 2005 15:02 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-04-29 14:20 29-04 (AFP) 13:58:50
Jean-Pierre Raffarin a commenté la nouvelle hausse du chômage survenue en mars en soulignant que l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi connaissait "une décélération" depuis le début de l'année et en regrettant la progression des offres d'emploi non pourvues.

Le Premier ministre, qui recevait à Matignon quelque 500 responsables des Chambres de commerce et d'industrie, a également mis en avant l'impact de "la compétition internationale" qui, a-t-il affirmé, "retarde les résultats que nous attendons de notre économie".

Le 10 avril, M. Raffarin avait reconnu pour la première fois que sa promesse de baisser de 10% le nombre de demandeurs d'emploi sur l'ensemble de l'année 2005, réaffirmée à plusieurs reprises depuis l'automne, risquait de ne pas être respectée dans les temps et que sa réalisation serait "peut-être décalée de quelques mois" en raison, selon lui, du "nouveau choc pétrolier".
"Quand je vois l'évolution du chômage au début de cette année, nous avons une décélération de l'augmentation du chômage puisque nous étions à peu près à 30.000 chômeurs de plus en janvier, à peu près à 12.000 en février et à peu près à 6.000 en mars", a-t-il dit vendredi.

Le chômage a progressé de 0,3% en mars, pour le troisième mois consécutif, soit 6.700 demandeurs d'emplois supplémentaires , ce qui porte leur nombre à 2.487.800 personnes, selon les statistiques du ministère de la Cohésion sociale publiées vendredi. Le nombre de demandeurs d'emplois avoisine désormais la barre des 2,5 millions, qui n'a plus été atteinte depuis février 2000.
"Quand je vois cette décélération avec un taux qui se divise par deux tous les mois, je me dis que nous pouvons être sur la bonne voie. Mais je vois par ailleurs des offres d'emplois qui augmentent, avec 273.000 offres d'emplois non satisfaites, soit +6% sur le dernier mois", a commenté M. Raffarin, en reprenant un argument souvent développé ces derniers temps par le gouvernement. Il s'agit "d'un problème majeur", notamment dans le bâtiment, a-t-il souligné.

"Nous avons pour mars une augmentation du chômage de 0,3% et une augmentation de 6% des offres d'emplois non satisfaites. Là, il y a vraiment une adaptation sur le terrain (à faire) et vous avez une logique de proximité à développer pour faire en sorte que par la formation, par l'insertion, vous puissiez adapter de mieux en mieux l'offre et la demande d'emploi", a lancé M. Raffarin en direction des chambres de commerce.

"Nous avons, dans le service public de l'emploi, des réformes à faire et un certain nombre d'initiatives pour inciter les gens à vivre des revenus du travail plutôt que des revenus de l'assistance", a-t-il également déclaré.
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0 # Maxerem 2005-05-03 15:42 Vous avez bien raison, Mr Raffarin: il y a des efforts à faire…

Je me souviens très précisément de cette émission sur l'emploi, sur France 2, avec Mr Raffarin.
Parmi les reportages, j'ai noté ce patron d'entreprise qui cherchait des ouvriers métalliers et affirmait ne pas en trouver. Il passait en revue les candidats ayant répondu à son offre, et parmi ceux-ci, ce jeune, titulaire d'un CAP de… métallerie,
mais employé comme pizzaloio depuis un an.
Il ne pouvait pas embaucher un pizzaloio quand -meme! Et Mr Raffarin d'aller dans son sens !

Il faut etre plus réactif, Mr Raffarin ! Vous auriez du reprendre ce patron : un jeune formé, qui veut travailler dans son métier, refusé parce qu'il a pris un job d'attente… Avec des employeurs aussi bornés, ça ne risque pas d'aller mieux,
et avec un 1er ministre aussi peu affuté non plus d'ailleurs!

Si on suit cette logique jusqu'au bout :
pizzaloio une fois, pizzaloio toujours…
Chomeur une fois, chomeur toujours…

Ministre une fois… ministre - non ! pitié !!

Max
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0 # superuser 2005-04-30 11:42 29-04 (AFP) 17:22:04
Un projet de convention entre l'Etat, l'ANPE et l'Unedic prévoit de renforcer le contrôle des chômeurs et de confier un pouvoir de sanction à l'Assedic, alors que le Premier ministre s'est inquiété vendredi de l'augmentation du nombre des offres d'emplois non satisfaites.

Tout en soulignant la "décélération" de la hausse du chômage en mars (+0,3%, soit près de 2,5 millions de demandeurs d'emploi), Jean-Pierre Raffarin a déploré l'augmentation des offres d'emplois non satisfaites, dont le nombre a atteint 273.000 le mois dernier. "Nous avons, dans le service public de l'emploi, des réformes à faire et un certain nombre d'initiatives pour inciter les gens à vivre des revenus du travail plutôt que des revenus de l'assistance", a-t-il déclaré.

La convention pluriannuelle Etat-ANPE-Unedic destinée à "améliorer l'accompagnement des demandeurs d'emploi en vue de leur retour à l'emploi", devrait constituer le socle de ces "initiatives". Selon un document de travail daté du 19 avril dont l'AFP a obtenu copie, le suivi du demandeur d'emploi sera renforcé et "personnalisé".

Grille de profilage

L'ANPE devra recevoir chaque chômeur pour un "premier entretien professionnel" dans un délai maximal de "8 jours ouvrés" à partir du 1er janvier 2006, puis de "5 jours ouvrés" à partir de 2007. Lors de cet entretien, l'ANPE établira le profil du demandeur d'emploi, à partir d'une "grille de profilage" ainsi qu'un "projet personnalisé" et un plan d'action, "en lui proposant immédiatement des offres d'emploi".

Ce projet comportera notamment les "engagements de l'allocataire" et les "objectifs à atteindre" : "accomplir réellement, et de façon répétée, des démarches en vue d'un retour à l'emploi", "s'impliquer dans un processus de réinsertion professionnelle ", "calendrier à respecter". Le chômeur bénéficiera ensuite d'un "suivi régulier" et "adapté à ses difficultés éventuelles" qui pourra être confié à un organisme de placement extérieur.

C'est à partir de ce "projet personnalisé" que le contrôle de la recherche d'emploi devrait être renforcé et ses modalités substantielleme nt modifiées, selon le document de travail.

Actuellement, les allocations chômage sont purement et simplement supprimées sur décision de la direction du travail lorsque le bénéficiaire refuse, "sans motif légitime", de suivre une formation ou d'accepter un emploi compatible avec sa spécialité, ses possibilités de mobilité géographique et rétribué à un taux de salaire normalement pratiqué dans la profession et la région.

Désormais, les opérations de contrôle seront effectuées à la fois par la direction départementale du travail, l'ANPE et l'Assedic. Cette dernière sera chargée d'examiner "périodiquement, de façon aléatoire ou sur saisine de l'ANPE", les conditions dans lesquelles l'allocataire "tient les engagements qu'il a pris" dans le cadre de son projet. Pour cela, l'Assedic devra se fonder sur "la qualification professionnelle de l'allocataire et sa capacité d'insertion professionnelle ", ainsi que sur "l'état du marché du travail", selon le texte qui ne fait pas mention des critères de l'emploi ne pouvant être refusés sans motif.
Les sanctions seront désormais graduées : l'Assedic pourra décider de suspendre ou de réduire les droits, à l'issue d'une procédure "contradictoire".

Les actions de contrôle portent chaque année sur moins de 6% des chômeurs indemnisés et les sanctions prononcées sur 0,06%.
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0 # superuser 2005-04-30 12:02 29-04 (AFP) 17:54:20
La nouvelle hausse du chômage, de 0,3% en mars, montre que malgré "les promesses" qu'il multiplie, le gouvernement n'a "aucun moyen d'action" face aux entreprises, estime la CFE-CGC vendredi dans un communiqué.

"Les extraordinaires résultats financiers de nos grandes entreprises pouvaient naïvement nous laisser croire à une amélioration de la situation de l'emploi", indique la confédération. Mais le syndicat constate "avec amertume" qu'il "n'en est rien, que les entreprises peuvent accumuler les bénéfices, multiplier les dividendes versés aux actionnaires et continuer, comme si de rien n'était, à licencier, mettre en retraite anticipée, faire des plans sociaux".

"Le gouvernement peut bien multiplier les promesses, il n'a aucun moyen d'action sur des entreprises qui préfèrent faire travailler des Chinois ou des Indiens, et pour lesquelles l'emploi français est le cadet de leur souci, après les indemnités de départ des grands patrons ou la couleur de la peinture des bureaux", affirme la centrale des cadres.
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0 # superuser 2005-05-01 16:42 2005-05-01 13:01:32
TOULOUSE (AFP)
Le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly, venu dimanche à Toulouse déposer une gerbe devant le buste de Jean Jaurès, a mis en garde l'Etat qui cherche selon lui à "radier les chômeurs" au lieu de lutter contre les causes du chômage.

"Nous craignons fort qu'il ne profite de négociations avec l'Unedic et l'ANPE sur l'indemnisation du chômage pour durcir les sanctions contre les chômeurs. C'est pour nous un point de rupture s'il persiste dans ses intentions. La solution n'est pas de radier les chômeurs parce que le gouvernement n'arrive pas à faire baisser le chômage", a-t-il déclaré en marge de la cérémonie.

"Quand il y a 2.500.000 chômeurs officiellement recensés, quand il y a 6 à 7 millions de personnes en situation d'extrême précarité, il est interdit de culpabiliser les chômeurs", a ajouté M. Mailly.

Un projet de convention entre l'Etat, l'ANPE et l'Unedic prévoit de renforcer le contrôle des chômeurs et de confier un pouvoir de sanction aux Assedics, alors que le Premier ministre s'est inquiété vendredi de l'augmentation du nombre des offres d'emplois non satisfaites.

Le leader syndical, qui doit présider dimanche une réunion de l'union départementale FO de Haute-Garonne, a par ailleurs redit son opposition au lundi de Pentecôte travaillé, "une décision inacceptable, qui ne passe ni dans le privé ni dans le public", et pour laquelle il invite le gouvernement à "revoir sa copie". FO a annoncé samedi avoir déposé devant le Conseil d'Etat un recours contre la légalité de la circulaire ministérielle sur le lundi de Pentecôte travaillé.

Interrogé sur le référendum du 29 mai, M. Mailly a indiqué que "FO a une analyse critique notamment sur les questions économiques et sociales, sur le pacte de stabilité qui conduit ici ou là à diminuer les dépenses publiques et sociales", mais il a rappelé qu'il ne donne pas de consigne de vote aux adhérents, au nom de l'indépendance de sa centrale. (…)
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0 # Yves 2005-05-03 11:37 MNCP
Mouvement national des chômeurs et précaires
17 rue de Lancry 75010 Paris
Tel : 01 40 03 90 66 - Fax : 01 40 03 90 67

http://mncp.mncp.free.fr/

- Communiqué

Assurance chômage : Sans mobilisation le processus d'exclusion sera renforcé

Les déclarations de Jean-Pierre Revoil, directeur de l'Unedic, à l'occasion de la sortie de l'enquête de la caisse d'assurance chômage sur les besoins en main d'oeuvre ont sonné le début des hostilités dans les négociations à venir sur la nouvelle convention d'assurance chômage.

A la fin de l'année en effet sera négociée une nouvelle convention d'assurance chômage, la précédente arrivant à son terme. Or, ces négociations se dérouleront dans un contexte de déficit cumulé de l'Unedic de l'ordre de 13 milliards d'euros. Un déficit organisé par l'unedic elle même en baissant notamment les cotisations quand le régime était excédentaire.

On sait comment, lors des précédentes négociations, l'Unedic avait tenté de résoudre ce "problème" par elle même créé : durcissement de l'accès à l'indemnisation chômage, durée d'indemnisation écourtée, et "recalcul" des droits pour 850 000 demandeurs d'emploi qui auraient perdu sept mois d'indemnités si nombre d'entre eux, soutenus par les associations de
chômeurs, n'avaient pas agi en justice pour faire annuler ces dispositions scandaleuses. Mais si le "recalcul" des droits a été annulé, les autres dispositions ont été appliquées et on a vu cette année exploser le nombre de RMistes et de travailleurs pauvres.

On peut s'attendre au pire quant à la nouvelle convention Unedic : M.Revoil a déjà donné le ton de ces négociations en appelant à des sanctions pour les chômeurs qui renâcleraient au sous emploi et aux salaires indécents. Si nous ne ne nous mobilisons pas, il y aura encore plus de personnes exclues de l'assurance chômage et le chômage ne baissera pas pour autant.

En outre la convention Unedic-Anpe-Etat dont l'élaboration est en cours et qui devrait être signée d'ici l'été devrait faire la part belle au contrôle des demandeurs d'emplois, faisant de ces derniers les responsables de l'augmentation du chômage, dédouanant ainsi le gouvernement de ses responsablités.

Dès maintenant nous appelons les demandeurs d'emploi, les salariés en poste, les syndicats, les associations et les élus à être vigilants et à refuser cette nouvelle dégradation annoncée de l'assurance-chômage. Nous sommes en effet tous concernés par les menaces qui pèsent sur le dernier filet de protection contre la précarisation du travail.

La réduction du chômage passe par une politique publique plus offensive, créatrice d'emplois via le développement de l'économie solidaire et la réduction du temps de travail

Paris, le lundi 2 mai 2005

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