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Fortes divergences entre syndicats et patronat sur la pénibilité au travail

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Les partenaires sociaux ont entamé mercredi des négociations sur la pénibilité au travail, mais les syndicats font déjà état de fortes divergences avec le patronat, notamment sur la prise en compte du stress et les compensations accordées aux salariés.

La loi sur la réforme des retraites d'août 2003 invitait patronat et syndicats à négocier sur la prise en compte de la pénibilité pour les retraites. Les syndicats souhaitent que les négociations permettent à la fois d'améliorer les conditions de travail et d'élaborer un système de compensation pour les salariés ayant effectué des travaux pénibles, par exemple sous la forme de départs à la retraite anticipés.

Lors de la première réunion de négociation, les partenaires sociaux ont indiqué "vouloir mettre l'accent sur la prévention et sur l'amélioration des conditions de travail, la prévention étant ce qui permet de jouer sur les personnes en place et sur les futurs salariés", a fait savoir la délégation patronale. Mais, "le Medef a fait l'impasse sur le lien entre pénibilité et retraite, alors qu'on sait que les salariés ayant effectué certains métiers (pénibles) ont une espérance de vie inférieure aux autres", a regretté Joseph Thouvenel (CFTC). "J'ai cru comprendre de la part du patronat que si ça coûtait un peu d'argent", il ne serait pas d'accord, a ajouté Michèle Biaggi (FO).

Autre difficulté : patronat et syndicats doivent s'entendre sur une définition commune de la pénibilité. "Nous avons réussi à savoir à la fin de la réunion que le Medef acceptait de prendre en compte à la fois la pénibilité physique et mentale, mais nous ne savons pas jusqu'où il intègrera ce dernier facteur", a souligné M. Thouvenel.
L'ensemble des syndicats souhaite aller plus loin et établir une liste des facteurs et des critères de pénibilité, notamment pour que l'augmentation de la charge mentale (stress, contraintes de productivité...) soit reconnue. "Reconnaître la pénibilité à travers des critères précis est un moyen de faire rentrer la prévention dans l'entreprise", a expliqué Jean-Christophe Le Duigou (CGT).

Les partenaires sociaux se sont mis d'accord pour établir, lors de la prochaine réunion du 23 mars, un état des lieux. Mais le patronat "souhaiterait limiter ce constat aux accords et à la législation existants, alors que nous voudrions y intégrer des études scientifiques, comme celles de l'Anact" (Agence pour l'amélioration des conditions de travail), a indiqué Danièle Karniewicz (CFE-CGC). En outre, les syndicats ont fait part de leur opposition à la volonté du patronat de commander des études sur la pénibilité aux cabinets de consultants de Raymond Soubie et Bernard Bruhnes, estimant qu'ils n'étaient pas experts sur le sujet. "On sent bien le travers qu'il y aurait à faire d'abord une étude économique générale qui pourrait être biaisée", a estimé Mme Karniewicz.

Selon une étude du ministère du travail, quelque 760.000 accidents avec arrêts de travail sont recensés et 35.000 maladies professionnelles reconnues chaque année. La santé et la sécurité au travail se sont constamment améliorées depuis 30 ans, mais l'exposition des salariés à la plupart des risques et des pénibilités du travail a tendance à augmenter depuis 1994, notamment en ce qui concerne les contraintes organisationnelles, les pénibilités physiques et l'exposition aux produits chimiques, souligne cette étude.

(Source : Voila.fr)

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Mis à jour ( Mercredi, 23 Février 2005 18:22 )  

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