Actu Chômage

lundi
3 août
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil Mobilisations, luttes et solidarités Se déplacer est un droit, pas un délit !

Se déplacer est un droit, pas un délit !

Envoyer Imprimer
- Un communiqué tiré d'AC-Forum -

François Thonier a été condamné, le 4 novembre 2004, à 2 mois de prison ferme et à payer 1.570 euros (amende + dommages et intérêts). La condamnation est définitive. Il risque une nouvelle peine de prison ferme à Poitiers, en appel, le 3 février.

Son crime : Il est RMIste. Résidant actuellement en Ariège, il rend visite à sa famille et à ses amis à Nantes et à Bordeaux sans payer le train…
Chômeurs, précaires, intérimaires, travailleuses pauvres, sans-papiers, comme tout être humain nous avons besoin et envie de nous déplacer : pour travailler, pour trouver du boulot, pour voir la mer ou sa grand-mère, pour se soigner …

Depuis novembre 2001, le simple fait de se déplacer sans billet dans les transports en commun (trains grandes lignes et banlieue mais aussi bus, métro, tram) expose les plus pauvres d’entre nous à des peines de prison qui peuvent aller jusqu’à 6 mois ferme et à 7.500 euros d’amende.
La " loi de sécurité quotidienne " dite LSQ, votée sous le gouvernement Jospin le 31 octobre 2001 a valu à des centaines de voyageurs sans billet des peines de prison ferme et des amendes exorbitantes (à Paris, 1.406 condamnations sur plainte de la SNCF - Source : SNCF nov. 2004. À Lyon, 2 condamnations à 2 mois ferme - dont un invalide à 80% -, 3 condamnations à la prison avec sursis sur plainte de la Société Lyonnaise de Transport Collectif - Source : SLTC, nov. 2004).
Les condamné-e-s sont, dans l’écrasante majorité, des pauvres : SDF, jeunes sans revenu, RMIstes, sans-papiers, demandeurs d’asile… qui n’ont de toute façon pas les moyens de payer leurs déplacements.
Là où les réductions tarifaires (voire la gratuité) existent, elles ne permettent de se déplacer qu’à l’intérieur d’une même région.

Quelle que soit notre situation au regard de l’emploi et du revenu, nous nous engageons à être solidaires en actes avec toutes les personnes qui sont traînées devant les tribunaux et à lutter jusqu’à l’abrogation de la loi de sécurité quotidienne. Nous déclarons publiquement que nous continuerons à nous déplacer gratuitement à chaque fois que nous en aurons besoin. Nous assumons totalement d’avoir pris le train, le bus, le métro sans payer.

Pour soutenir François Thonier :
• Envoyez vos signatures (avec vos noms et adresses) à AC! Nantes (comité de soutien à François Thonier) : 21, allée Baco, 44000 Nantes ou à : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - ou signez l’appel en ligne sur le site d’AC! : www.ac.eu.org
• Les procès coûtent cher. Envoyez vos chèques au Comité de soutien à François Thonier, AC! Nantes : 21, allée Baco, 44000 Nantes. Chèques à libeller à l'ordre d'AC ! Nantes, mention au dos du chèque "Comité de soutien".
À lire également, le portrait de François Thonier sur le site d'AC!

Lire aussi :
Articles les plus récents :

Mis à jour ( Lundi, 17 Janvier 2005 18:05 )  

Votre avis ?

Économie, chômage, emploi : Comment appréhendez-vous ces 12 premiers mois ?
 

Zoom sur…

 

L'ASSOCIATION

Présentation de l'association et de sa charte qui encadre nos actions et engagements depuis 2004.

 

ADHÉRER !

Soutenir notre action ==> Si vous souhaitez adhérer à l’association, vous pouvez le faire par mail ou par écrit en copiant-collant le bulletin d’adhésion ci-dessous, en le ...

 

LES FONDATEURS

En 2004, une dizaine de personnes contribuèrent au lancement de l'association. Elles furent plusieurs centaines à s'investir parfois au quotidien ces 16 dernières années. L'aventure se pou...