Actu Chômage

mercredi
22 mai
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil La revue de presse Raffarin : «L'emploi n'est pas un gâteau que l'on partage»

Raffarin : «L'emploi n'est pas un gâteau que l'on partage»

Envoyer Imprimer
Extraits d'une interview que Jean-Pierre Raffarin a accordée à Libération.

(…) Ne pensez-vous pas que votre propre impopularité peut nuire au oui ? (Libération fait ici référence aux questions précédentes, non publiées ici, à propos du référendum sur la Constitution européenne).
Jean-Pierre Raffarin : Quand je compare ma popularité à celle des autres chefs de gouvernement européen, je ne suis pas pessimiste. Je ferai une campagne militante car ma conviction européenne n'est pas clandestine, elle est affichée. Je m'engagerai en étant bien conscient que le oui sera diversifié. On peut voter oui sans être socialiste et on peut voter oui sans être UMP. Je ne me tromperai ni de débat, ni de campagne, mais déjà je ne suis pas inactif…

Serez vous toujours aux manettes lors du scrutin ?
Jean-Pierre Raffarin : Mon dernier bulletin de santé est plutôt favorable, la température est maîtrisée, il n'y a pas de symptômes majeurs.

La semaine s'annonce houleuse avec diverses mobilisations sociales. Cette grogne ne risque-t-elle pas d'interférer avec le débat sur la Constitution européenne ?
Jean-Pierre Raffarin : Ce n'est pas le même enjeu. Je n'en porte pas moins la plus grande attention aux mouvements sociaux de la semaine prochaine. Je mesure l'inquiétude qui s'exprime chez les fonctionnaires. J'ai le plus profond respect pour leur travail, leur compétence et leur sens de l'intérêt général. Ils doivent recevoir une juste rémunération. Les fonctionnaires espéraient une plus forte augmentation du point d'indice. Leur rémunération augmentera en moyenne de 3,2 % en 2005, une évolution tout à fait comparable à celle du secteur privé. Le gouvernement fera un effort particulier pour les traitements modestes, mais aussi pour tous les agents qui, arrivés au maximum de leur grade, ne bénéficient plus d'avancement individuel d'échelon.

(…) Etait-il opportun de légiférer sur les 35 heures, alors que la plupart des entreprises s'en satisfont, et qu'en incitant à "gagner plus" vous relancez un débat sur le pouvoir d'achat qu'elles n'ont envie d'ouvrir ?
Jean-Pierre Raffarin : Certaines grandes entreprises ont négocié des accords qui leur conviennent tout à fait. Mais il faut penser à la grande masse des petites et moyennes entreprises que les 35 heures ont mises en difficulté. Quand une entreprise a du mal à recruter et que des salariés sont prêts à faire des heures supplémentaires, on stimule la croissance par l'activité et donc, à terme, on crée de l'emploi. (…) En donnant les outils pour les assouplir par la négociation d'entreprise, la proposition de loi préparée par la majorité va donner une nouvelle impulsion à ce dialogue dans les entreprises moyennes.

Ne craignez-vous pas, alors que le chômage reste à un niveau élevé, que ces réformes incitent à recourir aux heures supplémentaires et réduisent l'embauche ?
Jean-Pierre Raffarin : C'est le travail qui crée l'emploi. L'emploi n'est pas un gâteau que l'on partage, contrairement à ce que pensait Martine Aubry. C'est la dynamique économique qui crée l'emploi, et elle seule. Au second semestre 2004, il y a eu 28.000 créations nettes d'emploi. La rupture de croissance entre 2000 et 2002 avait provoqué une remontée du chômage. Le rythme de croissance actuel nous permet d'envisager pour 2005 la création de 150.000 emplois salariés, auxquels s'ajoutent 200.000 créations d'entreprise, les 185.000 contrats d'avenir institués par la loi de Cohésion sociale et bien d'autres initiatives… Au total, c'est une création brute de plus de 500.000 emplois que l'on peut attendre. Cela laisse légitimement espérer une réduction significative du chômage d'environ un point par an. gay lesbian film list

Lire toute l'interview sur
et à comparer avec les propos de l'économiste René PASSET dans sa tribune parue dans Le Monde du 15/01/05 : "Nous ne travaillons pas assez ? Quelle erreur économique !" (en actu Social, économie et politique : 35H, croissance, chômage… Les mensonges de l'ultralibéralisme)...

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Lundi, 17 Janvier 2005 17:44 )  

Votre avis ?

Européennes : Pour quelle liste voterez-vous ?
 

Zoom sur…

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

TPN/TSS : EDF, GDF et le gouvernement arnaquent les plus pauvres

Des centaines de milliers de Français modestes ou pauvres n’ont toujours pas accès aux tarifs sociaux de l’électricité (TPN) et du gaz (TSS). Du côté d’EDF, de GDF et du gouvernement, tout...