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Distribution et industrie rappelés à leurs engagements par le gouvernement

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Le gouvernement français a décidé d'organiser "dans les prochains jours" une réunion entre les distributeurs et les industriels des grandes marques, afin de rappeler à ceux-ci leurs engagements de poursuivre en 2005 la baisse des prix initiée cette année...

Prévue pour la première semaine de janvier, cette réunion aura lieu sous la présidence du ministre du Commerce, Christian Jacob, qui souhaite "créer les conditions d'une reprise des discussions professionnelles pour 2005". Car "les industriels et les distributeurs ne sont pas parvenus à trouver un accord sur les négociations tarifaires pour 2005", a-t-il constaté, appuyé par le ministre de l'Economie, Hervé Gaymard.

Moins d'un mois après le départ de Nicolas Sarkozy, la guerre s'est en effet "rallumée" entre l'industrie alimentaire et la grande distribution. Les deux s'accusent mutuellement de ne pas respecter pour 2005 les modalités de l'accord sur la baisse des prix conclu sous l'égide de l'ancien ministre de l'Economie le 17 juin dernier : les prix des produits de marque dans la grande distribution n'ont enregistré qu'une baisse de 1,76% au cours de la période du 15 au 28 novembre par rapport à la mi-juin. Analysée sur 16.878 produits, cette baisse s'est très légèrement accentuée par rapport à la fin octobre où elle était de -1,71%, mais reste inférieure à l'objectif de 2% prévu par l'accord du 17 juin.

La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) s'est dite "ouverte par principe au dialogue". Mais Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA), ne pense pas que la réunion annoncée par les deux ministères "puisse faire avancer la négociation 2005 dans l'état actuel des positions des uns et des autres qui sont éloignées par rapport à l'accord du 17 juin 2004". En revanche, cette réunion "montre l'intérêt et la volonté des pouvoirs publics de ne pas laisser enterrer ce dossier et de trouver avec les industriels et les distributeurs une solution pour l'évolution de la loi Galland" qui régit depuis 10 ans les relations entre ces deux secteurs économiques, admet M. Buisson.
La situation de conflit entre les deux secteurs "renforce le gouvernement dans sa détermination à conduire, dans la concertation, une réforme applicable aux relations entre fournisseurs et distributeurs de façon à bénéficier durablement au consommateur", ont assuré les deux ministères, estimant ainsi que "cette réforme s'intégrera dans une stratégie plus générale de modernisation et de dynamisation des différentes formes de commerce dans notre pays". Car ce que craignent le gouvernement et les industriels, c'est la perte d'influence des grandes marques - passées sous la barre symbolique de 50% des ventes en volume - et la montée en puissance du "hard discount" : "Dans un contexte économique difficile", une possible nouvelle flambée des prix donne "des arguments aux marques de distributeurs au détriment des grandes marques", fait remarquer Serge Papin, vice-président et directeur général de System U, un des principaux réseaux de distribution en France.
Mis à jour ( Samedi, 25 Décembre 2004 01:00 )  

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0 # superuser 2004-12-28 17:35 LE MONDE | 28.12.04 | 13h38

L'Union fédérale des consommateurs demande une autorité de régulation

La hausse des prix dans la grande distribution depuis 2000 n'est pas un mirage. C'est ce que confirment deux études, mardi 28 décembre. L'une est faite par l'association UFC-Que Choisir et publiée par le mensuel qu'elle édite. L'autre vient de l'Insee, qui diffuse depuis octobre un nouvel indice des prix répondant à une demande de l'ancien ministre des finances, Nicolas Sarkozy.

Selon UFC-Que choisir, le prix d'un panier composé de 47 articles de grande consommation a augmenté de 12,2 % de 2000 à 2004. A titre de comparaison, les prix ont, en moyenne, augmenté de 9,9 % depuis 1998, note l'Union fédérale des consommateurs.

L'UFC relève les prix dans 785 hyper- et supermarchés, sans rendre publique sa liste de produits. Elle indique que les plus fortes progressions ont été observées dans les enseignes Champion (+ 5,44 % entre juin 2002 et septembre 2004), Super U (+ 5,11 %), Match (+ 4,85 %)… Le plus cher des paniers est chez Monoprix (135,02 euros). Il est le plus abordable chez Géant (127,30 euros).

L'évolution des prix est confirmée par l'Insee, qui fait des relevés plus larges : entre janvier 2000 et novembre 2004, dernier indice disponible, la hausse des prix des produits de grande consommation a été de 11,2 %. La progression est plus marquée dans les grandes surfaces (+11,7 %) que pour les autres formes de vente (9,9 %).

Cette valse des étiquettes s'est calmée depuis septembre. Les prix des produits de grande consommation n'ont pas bougé en novembre par rapport à octobre, selon l'Insee, et s'inscrivent même en baisse de 0,3 % sur un an. Sur les trois derniers mois à fin novembre, les prix dans les hypermarchés et supermarchés ont reculé de 1,1 %.

L'accord du 17 juin entre fournisseurs et distributeurs, conclu sous la pression de Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances, a largement contribué à cette modération, même si l'effet final a été moins fort que prévu (baisse de 2 %). Surtout, le deuxième volet de l'accord, qui devait prolonger la baisse, n'a pas pu être signé. Les discussions ont échoué jeudi 23.

Dans un entretien donné à France Soir du 28 décembre, Alain Bazot, président d'UFC-Que Choisir déclare : "Nous avons de fortes inquiétudes sur l'évolution des prix en 2005." Il précise que "l'euro a révélé la tendance inflationniste, mais n'en a pas été le facteur. L'essentiel repose dans l'inflation de la coopération commerciale", à savoir les "marges arrière", cet "argent versé par les industriels à la grande distribution et qui n'est pas réinjecté dans une baisse des prix", selon la définition de M. Bazot.
L'UFC avait refusé le signer l'accord du 17 juin, qu'elle jugeait notamment trop ponctuel. Elle demande deux mesures de réforme au gouvernement : "D'abord un encadrement par la loi du niveau des marges arrière. La loi doit mécaniquement imposer la baisse. Et puis deuxièmement, il faut une autorité de régulation."

Le gouvernement continue les consultations en vue de réformer la loi Galland qui régit les relations entre fournisseurs et distributeurs, lesquels, indique-t-on à Bercy, devraient se réunir de nouveau début janvier, pour reprendre leurs discussions tarifaires pour 2005.

Sophie Fay
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