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Le Budget 2005 est voté

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Le Parlement vient de terminer son traditionnel marathon budgétaire d'automne en votant définitivement un budget 2005 marqué par une réduction du déficit, une actualisation du barème de l'ISF sur l'inflation, une réforme de la redevance audiovisuelle, et un nouveau prêt à taux zéro.

Au terme de son examen, le budget affiche un déficit de 45,175 milliards d'euros soit une baisse de près de 10 milliards, avec 242.718 milliards de recettes et 288.464 milliards de dépenses (voir le commentaire ci-dessous). Comme c'est le cas depuis 2003, le gouvernement a d'ores et déjà prévu une réserve de précaution de 4 milliards d'euros dès le début 2005, pour assurer la stabilité des dépenses de l'Etat d'une année sur l'autre.
Même s'il continue à afficher son optimisme, le nouveau ministre des Finances Hervé Gaymard tient compte des incertitudes du contexte monétaire et pétrolier : "En cette fin d'année, la consommation se tient bien et pour 2005, je maintiens donc l'objectif d'une croissance avoisinant 2,5% si les tensions sur le pétrole et le dollar s'atténuent".

Comme les années précédentes, ce budget n'a pas trouvé grâce aux yeux de la gauche qui le juge "injuste et inefficace". "Insincère, injuste, inadapté à la situation économique et dangereux en ce qu'il aggrave les inégalités et tire des traites sur l'avenir" en repoussant des "échéances au delà de 2007, comme par hasard !", a martelé le député Didier Migaud (PS). Pour le député PCF Patrick Braouezec, ce texte "plus que généreux avec une poignée de nantis aggrave la pauvreté et la précarité".

L'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été au centre des débats dans les deux assemblées, tant en séance qu'en commission, nourrissant aussi beaucoup de tractations de couloirs. Au final, le gouvernement a plutôt jugulé les velléités d'allègement de l'ISF de sa majorité parlementaire, puisque seule l'actualisation du barème sur l'inflation a été retenue. Mais le débat n'est pas clos : les parlementaires de droite, qui ont déjà fait des tentatives pendant le collectif budgétaire 2004, devraient revenir à la charge au moment de l'examen de la loi sur les PME.
M. Méhaignerie plaide pour que l'ISF soit rebaptisé "impôt sur le patrimoine" et nombreux sont ceux à droit qui souhaitent également un plafonnement du total des impositions...

Mais l'UMP a dû aussi faire face aux critiques de l'UDF. Le député Charles de Courson a souligné "l'insuffisante réactivité de la politique budgétaire" et le "très faible contenu" du pouvoir parlementaire qu'illustre bien, selon lui, la variation du déficit entre le début de l'examen et la fin, à savoir 300 millions d'euros : "dérisoire". Néanmoins, après avoir obtenu gain de cause notamment sur les biocarburants, l'UDF a finalement voté le texte.

Ce budget 2005 est normalement le dernier budget à être voté sous cette forme, puisque la LOLF (loi organique relative aux lois de finances), qui impose une nouvelle présentation par missions et programmes, doit entrer en vigueur l'année prochaine.
Mis à jour ( Mercredi, 22 Décembre 2004 17:16 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2004-12-22 16:50 En rappel, cette brève de fin novembre qui se penchait sur la glorieuse baisse du déficit budgétaire au départ de Nicolas Sarkozy : fondée non pas sur une meilleure maîtrise des dépenses (puisqu'elles ont augmenté) mais sur une belle augmention des recettes, on peut imaginer que c'est le petit contribuable qui a mis encore la main à la poche…


Lundi, 29 Novembre 2004
Forte baisse du déficit budgétaire français

Le déficit de la France a décrû de 9 milliards d'euros à fin octobre 2004 par rapport à octobre 2003 (à 51 milliards d'euros contre 60 l'année précédente), a indiqué vendredi le ministère des Finances. Cette situation budgétaire marquée par "la plus forte réduction du déficit jamais observée en un an", "permet de confirmer la prévision d'un déficit en fin d'année 2004 de 49,3 milliards d'euros", fait valoir Bercy.

Nicolas Sarkozy est sûrement très fier de lui : sur 10 mois, les dépenses du budget général atteignent 245,6 milliards d'euros - soit 9,4 milliards d'euros de plus que lors de la même période de l'an dernier - donc +4%, mais à fin octobre les recettes nettes du budget général s'élevaient à 193,2 milliards d'euros, soit +14,2 milliards d'euros par rapport à la même période de l'an dernier, donc +7,9%.

Pas de secret : s'il y a eu plus de dépenses, elles ont été compensées par de nouvelles recettes dont la provenance n'est pas précisée. Alors que le déficit bugdétaire de la “France d’en bas” se creuse un peu plus chaque année, on peut se réjouir que celui de notre belle nation fasse bonne figure !

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A fin octobre, les dépenses atteignaient 245,6 milliards (+4% par rapport à l'année précédente) : elles sont aujourd'hui à 288,4 soit +43 milliards d'euros en deux mois.
A fin octobre, les recettes atteignaient 193,2 milliards (+8% par rapport à l'année précédente) : elles sont aujourd'hui à 242.7 soit +49 milliards d'euros en deux mois.
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